mercredi 28 février 2007

Pierrick Pedron "deep in a dream" : CD de la semaine

A french man in New York : un rêve américain
Avec Deep in a dream enregistré à New York en novembre 2005 au "Systems Two" de Brooklyn, le saxophoniste Pierrick Pedron signe un coup de maître. Cet artiste breton né à Saint-Brieuc n’en est pourtant pas à son premier essai. Il a déjà enregistré deux albums "Cherokee" (2000) et "Classical faces" (2004). La même année, Wynton Marsalis lui a proposé une place de premier alto au sein de son big band pendant le festival de Marciac. Mais si jouer dans l’hexagone est une chose, enregistrer dans la ville du jazz en est une autre. Pierrick Pedron a su brillamment relever ce défi en s’imposant non seulement en tant qu’interprète (son phrasé nous fait parfois penser à celui de Charlie Parker) mais aussi comme compositeur et arrangeur de talent. Il est accompagné pour la circonstance de trois musiciens de renom : Mulgrew Miller, piano, Thomas Bramerie, contrebasse, Lewis Nash, batterie.
Titres : Waltz For A King ; You Are Laughing At Me ; Change Partners ; Lover ; A Nightingale Sang In Berkeley Square ; Tune Z ; After You'Ve Gone ; It never entered my mind
Livret préfacé par Jerry Bergonzi et Vincent Bessières (journaliste à Jazzman)
Pierrick Pedron "Deep in a dream" (Nocturne 2006) disponible à la Médiathèque de Dole

Library of Congress : la vidéo de la semaine #4

La bibliothèque du Congrès est une institution fédérale située à Washington. Elle joue le rôle de bibliothèque nationale pour les Etats-Unis d'Amérique.
Son site Internet est très riche en ressources numérisées.
La vidéo proposée est la bande annonce (movie trailor) d'un film documentaire de Michael R. Lawrence "Memory & Imagination : New Pathways to the Library of Congress". On peut voir plusieurs artistes et personnalités dont le réalisateur Francis Ford Coppola, le violoniste Isaac Stern ou encore l'acteur Sam Waterston rendre hommage à cette institution.
Movie Trailor - Memory & Imagination: Library of Congress

Source : http://www.mlfilms.com/productions/m_and_i

Guy Dravet « Jazz Avenue », un CD de guitare jazz

Tout simplement...
Le guitariste dolois présente à travers 22 de ses compositions, les différentes couleurs de son répertoire : flamenco, manouche, bossa nova, latino… avec toujours une dominante jazz.
Il est accompagné pour l’occasion d'une pléiade d’invités : Maurice Burg, trompette ; Benoît Morland, saxophone ; Bernard Chalon, contrebasse ; Stanislas Bujok, Didier Latrasse, percussions ; Hervé Gaguenetti, guitare ; Cyrille Mongin, contrebasse ; Michel Boilley, Eric Charnier, guitare ; Jacky Saintebarbe, accordéon ; Laurent Antoine, guitare basse ; Philippe Etiévant, claviers.
Le double cd a été enregistré en live, mixé et masterisé en juillet 2005 au Froghouse Studio par Patrice Maurice et Bertrand Meinnemare
Les titres : Perrita Djanga ; Fechta ; Dream of love ; Puerta del sol ; Sweet home ; Felicidad ; B. Like blues ; Junto a mi ; Nants yaak ; In my mind ; Couleurs d’hiver ; Suenos ; Le temps qui passe ; You and me ; De trois à quatre ; Rio tajo ; Fenêtre ouverte ; Para ti ; Libertad ; Hotel Eichholz ; Voyage ; Tout simplement.

lundi 26 février 2007

The Washing Machine Cie "Ladies and Gentlemen"

En concert au Moulin de Brainans samedi 17 mars à 20h30
Quatre musiciens et une chanteuse jouent un rock bluesy sec et nerveux. Amandine a une belle voix de rockeuse, on pense à Patti Smith, Chrissie Hynde ou encore à KT Tunstall en se disant qu'elle tient souvent la comparaison sans pâlir. Les chansons sont d'ailleurs plus percutantes lorsqu'elles sont chantées en anglais. Une belle homogénéité se dégage des jeux de la basse et de la batterie. Le jeu de guitare est inventif en restant sobre. Enfin, la présence de l'harmonica, comme une seconde voix, apporte aussi beaucoup d'énergie et relance constamment la machine. The Washing Machine Cie est un groupe qui a son quartier général dans le Haut-Jura, dans le pays des lacs et des cascades. Le groupe ne vient donc pas de la région des Grands Lacs d'Amérique du Nord (Chicago) mais possède un vrai son qui mérite le respect. On a aimé et on est pas les seuls.
Le groupe : Amandine : voix ; Miellow, harmonicas et choeurs ; Mc Bolby, guitares et choeurs ; Anthoneunch, batterie, percussions et choeurs ; Jérôme, basse et choeurs.
Les titres : The raiders ; Smoke ; Yeah-yeah ; Body on the floor ; From the night ; Johnny rentre chez lui ; Hard blues ; No need ; Washing machine ; P'tit blues like a butterfly ; The fabulous travel of johnny ; Tatoufui
The Washing Machine Cie "Ladies and Gentlemen" (Autowass/Trollsprod/Why Note / Nocturne, 2006)

Comptes rendus des comités musique de la BDP 39

Les comptes rendus des comités musique de la Bibliothèque Départementale de Prêt du Jura sont visibles sur Internet, sur le site du Conseil Général (cg39.fr)
http://bdp39.c3rb.fr/

Les Trouvères : musique française #3

Les trouvères et la langue d’Oïl
Sous le terme de langue d’oïl, on rassemble différents dialectes dont les principaux sont : le normand à l’ouest, le picard et le wallon au nord, le champenois, le lorrain et le bourguignon à l’est, et au centre le francien (dialecte de l’Île-de-France). Ces dialectes vont constitueront les bases de l’ancien français. L’unification d’un modèle linguistique commun et unique à tout le royaume s’effectue à partir du domaine d’oïl, plus proche du pouvoir central.
Les trouvères qui composent les chansons de geste et la poésie de cour sont influencés par les troubadours qu’Aliénor d’Aquitaine, après son mariage avec Louis VII, a emmené avec elle à Paris. Les trouvères adaptent les œuvres des troubadours en écrivant sur le thème de « la fine amor ».
Avec les trouvères, musique et poésie restent toujours intimement liées. La poésie ne se détachera du chant que vers la fin du XIIIe siècle.
Adam de la Halle (né à Arras en 1245-mort à Naples en 1287)
Il fait partie de la compagnie des jongleurs d’Arras. On le désigna parfois comme Adam d'Arras ou encore le bossu d'Arras (Ce qui est moins valorisant"On m'appelle Bochu, mais je ne le suis mie !"). Il entre au service de Robert II d’Artois qu’il suit en Italie. Auteur de chansons, de motets, de rondeaux, il restera comme l’auteur de deux œuvres dramatiques, particulièrement importantes dans l’histoire du théâtre médiéval : Le Jeu d’Adam ou de la feuillée et Le Jeu de Robin et de Marion.
Le Jeu de Robin et de Marion
Cette œuvre se rattache au genre de la pastourelle ou pastorale.
La pastourelle est une chanson dans laquelle le poète gentilhomme raconte sa rencontre avec une bergère dans la campagne, alors qu’il se promène à cheval ; il narre les épisodes de sa tentative de séduction et le succès qu’il en tire, bon ou mauvais suivant les cas.
Résumé du Jeu de Robin et de Marion :
Une jeune bergère, Marion (Marotte), rêve dans un champ à son promis, le jeune et beau Robin. Arrive alors un chevalier, parti à la chasse avec son faucon ; apercevant la belle, il l’aborde et lui propose une escapade. Marion refuse, et le chevalier s’éloigne. Marion part alors chercher de l’aide : elle appelle Robin et ses amis, Gautier, Baudon et Peronelle. Le chevalier revient et enlève Marion sans que Robin ni ses amis interviennent. Apeurés par le chevalier, Robin et ses amis préfèrent se cacher. Marion, ne pouvant dès lors compter que sur elle, arrive à se débarrasser toute seule du chevalier. Elle retrouve ses amis et, pas rancunière, décide de faire la fête avec eux. Curieuse morale !
Petit extrait du livret :
Li chevaliers : Bergiere diex vous doinst bon jour
Marions : Diex vous gart sire
Li chevaliers : Par amour douche puchele / or me contés / Pour coi ceste canchon cantés / Si volentiers et si souvent / Hé : robin se tu m’aimes Par amours maine m’ent...
Bibliographie en ligne :
>LI GIEUS DE ROBIN ET DE MARION
>Le Jeu de Marion et Robin Bibliothèque Méjanes (Aix-en Provence)
>La fiche du site Musicologie
Discographie : Adam de la Halle "Le jeu de Robin et Marion" (Ensemble Perceval ; Guy Robert, dir.), Arion.

< Les Troubadours - A venir Naissance de la polyphonie>

samedi 24 février 2007

Les bibliothèques sur Second Life : vidéo de la semaine #3

Dans le langage des jeux vidéo, on appelle ça un MMORPG (Massive Multiplayer Online Role Playing Game), c'est à dire un jeux de rôle en ligne massivement multi-joueurs . Chaque participant est libre de choisir ou de créer son avatar, c'est-à-dire un personnage à incarner.
Second Life fait partie de cette catégorie de jeux qui offre un monde virtuel en 3D ouvert aux échanges, aux rencontres... et à la marche à pied !
Second Life est en ce moment le dernier site où il faut être . Des sociétés commerciales, des partis politiques, des marques, des associations beaucoup d'entreprises et de personnes morales franchissent le pas et investissent ce deuxième monde virtuel dans le but d'accroître leur visibilité. Et les bibliothèques ? Comme souvent l'initiative est déjà prise Outre-Atlantique... Des bibliothèques américaines y ont déjà planté leur drapeau.
Tour of Info Island / Second Life Libraries

Source : http://www.rikomatic.com/blog/2006/10/riks_skate_tour.html
L'environnement graphique est encore assez pauvre. Il faut aussi adhérer aux principes du jeu qui se rapproche d'une simulation de vie sur le modèle des Sims. Enfin, pour le moment, Second Life a la réputation d'être assez souvent déserte, un peu comme une place de village le dimanche après-midi. D'où la nécessité de faire un peu de randonnée si on veut rencontrer du monde !
A voir.
http://secondlife.com/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Second_Life

vendredi 23 février 2007

DAAU // RIKE // LA RUDA

blogging the snapshots...
DAAU joue une musique instrumentale aux accents balkaniques et Klezmer. Dans la lignée d'un rock prog sombre et lancinant évoquant les climats de King Krimson ou d'Univers Zéro

Après 17 années passées au sein de Sinsemilia, Rike poursuit son chemin en solo avec un style musical fédérateur, et des paroles porteuses de valeurs humanistes et spirituelles telles que déjà posées dans la chanson "Tout le bonheur du monde".

La Ruda sillonne la France avec un agenda bien rempli. Les fans pourront retrouver le groupe en concert le 14 avril à Port-sur-Saône (près de Vesoul), avec en première partie SocietSka (de Dole)

Mediamus a son stand à la Commanderie

Didier Guéniat et son équipe nous ont invité à tenir un stand, ce vendredi soir dans le hall d'entrée de la Commanderie. Une opportunité pour présenter notre blog et parler du travail déjà entrepris dans le domaine du repérage et de la valorisation de la musique à l'échelle locale et régionale. En effet, avec plusieurs collègues bibliothécaires de médiathèques municipales et départementales de Franche-Comté, nous avons constitué un groupe de travail soutenu par ACCOLAD, l'agence régionale de coopération. Dans ce cadre nous avons réalisé un répertoire des acteurs de la musique en Franche-Comté (musiciens, associations, festivals...)
Cette soirée est aussi une bonne occasion pour rencontrer les exposants présents sur les différents stands, actifs localement dans le domaine de la musique.
Nos voisins sur les stands :

Soirée Musiques Actuelles à la Commanderie 23/02

REGGAE RAGGA SKA ROCK PUNK...
Ce soir la salle de la Commanderie de Dole accueille les musiques amplifiées.
Au programme : 4 formations
LA RUDA [SALSKA] est l'un des groupes ska-punk français les plus marquants.

RIKE chanteur reggae ancien membre de Sinsemilia




DAAU (Die Anarchiste Abendunterhaltung), groupe de cinq musiciens belges à l'instrumentation originale : accordéon, clarinette, violoncelle, batterie et contrebasse

BIG RED, chanteur de ragga/reggae a exercé au sein du duo Raggasonic

La musique à la Médiathèque de Dole

Les collections musicales (CD, DVD, livres,partitions, méthodes, revues, CD-Roms) sont accessibles en salle Arts au 2ème étage de la Médiathèque.

>Ecouter, découvrir de nouvelles musiques
La discothèque est constituée d'une collection de 10 000 disques compacts représentant tous les genres musicaux : musiques du monde, chanson francophone, rock, rap, jazz, blues, musique électronique, musique classique et contemporaine, musiques de films....

>Enrichir sa culture musicale
Un fonds documentaire consacré à la musique se compose d'une collection muti-supports dont 450 livres (dictionnaires, encyclopédies, biographies de musiciens), 10 revues spécialisées, 50 cédéroms et 250 DVD et K7 VHS relatifs à la musique.

>Apprendre la musique, pratiquer un instrument
La partothèque regroupe une fonds de 1 000 ouvrages imprimés : des partitions de variétés, de rock, de jazz et de classique, des recueils de chansons françaises, des ouvrages de théorie musicale, de solfège, d'harmonie et des méthodes instrumentales prêtées avec leur support CD.

>Découvrir les artistes locaux
Une mise en valeur de la production musicale. Le fonds musical comtois a pour objet la collecte et la conservation de la production discographique locale afin de la faire mieux connaître au public de la Médiathèque. Aujourd’hui la collection est riche de plus de 220 enregistrements sur CD. Un projet en cours de réalisation va consister à numériser partiellement cette collection pour en proposer l’accès sur une borne multimédia.

>Rencontrer des artistes, assister à des manifestations culturelles
Le Mois de l’Instrument est un cycle d’animations qui se déroule chaque année entre mai et juin afin de mettre en lumière un instrument de musique dans la richesse et la diversité de son répertoire populaire et classique. C'est l’opportunité d’inviter des musiciens locaux ou nationaux à se produire en concert dans les murs de l’Hôtel-Dieu. Après le saxophone, la guitare, la trompette, et le piano, la prochaine édition sera consacrée en 2007 à la clarinette.

>Naxos, un accès à distance à l'écoute de 10 000 CD
Le portail de la médiathèque de Dole propose à ses abonnés un accès en ligne à la discothèque Naxos.

>Télécharger des fichiers sur son baladeur : un accès aux ressources multimédia disponibles sur Internet. La salle Arts propose aux usagers le téléchargement gratuit de conférences, d’émissions de radio en podcast, et de morceaux de musique sous licence libre.

>Suivre l'actualité musicale en consultant la revue de presse en ligne

mercredi 21 février 2007

Duke Ellington en concert : DVD de la semaine #3

L'ère des Big Bands
Aux Etats-Unis dans les années 30, le jazz entre dans une période faste : c’est la grande période du swing où des orchestres de variétés se produisent dans les clubs des capitales économiques du pays comme Chicago ou New York. Ces big bands mettent en valeur des vedettes chanteurs, solistes, ou chefs d'orchestre tels que Benny Goodman, Count Basie, Cab Calloway, Ella Fitzgerald, Louis « Satchmo » Armstrong, Jack Teagarden, Billie Holiday…. Ils ont révélé de prodigieux virtuoses comme Lester Young, Joe Jones , Freddie Green, Hershel Evans …. . Parmi ces nombreuses formations, deux big bands se démarquent. L’un se produit à Kansas City et à Chigaco, c’est le Count Basie Orchestra. L’autre joue à New York City, c’est le Duke Ellington Orchestra. En effet, dès 1927, le Duke et son orchestre furent engagés au fameux Cotton Club de Harlem, où ils développèrent le célèbre style jungle. Nombre de solistes de talent figureront dans les rangs du big band, notamment Harry Carney (saxophone baryton et clarinette basse), Johnny Hodges (saxophone alto), Paul Gonsalves (saxophone ténor), Barney Bigard (clarinette), Cootie Williams (trompette), Bubber Miley (trompette), Tricky Sam Nanton (trombone) et Juan Tizol (trombone). La renommée de cet orchestre dépassa très largement Harlem, et devint célèbre dans tout le pays puis dans le monde entier, où il se produira régulièrement jusqu'à la mort de son chef en 1974.
Duke Ellington, le jazzman élégant
Edward K. "Duke" Ellington restera comme l'un des plus grands noms de l'histoire du jazz comme chef d'orchestre, pianiste et compositeur.
Liste des titres : Take the A train ; Satin doll ; Stormy weather ; Blow by blow ; Jam with Sam ; A bundle of Blues ; Things ain’t what they used to be ; Vip boogie ; Duke Ellington ; Bugle call rag ; I got rhythm ; Black and tan fantasy
Duke Ellington en concert, morceaux choisis. - Universal, 2006. - 1 DVD (40 min)

mardi 20 février 2007

Midlake " The trials of Van Occupanther " : disque de la semaine

Midlake est un groupe formé de 5 musiciens originaires de Denton, au Texas. Leur musique est très marquée par la pop psychédélique des années 70. On y retrouve les accents folk de Neil Young et d'America. Mélodies douces et mélancoliques, harmonies vocales très travaillées, orchestration riche d'instruments acoustiques (guitares 12 cordes, flûte, piano, cor français, violon) mariée à des solos d'orgue genre Farfisa! Le chant de Tim Smith évoque celui de Thom Yorke (Radiohead) en plus sobre. Un album très attachant.
"Ces douces comptines, préparées à l'ancienne..., sont autant de ballades inspirées, mélodieuses, chantées de deux voix superposées, sur une musique légèrement datée (claviers old school à l'appui ici et là)..., que Midlake interprète dans un grand élan inspiré. Une perle absolue, douce, tendre et clairement l'un des albums de l'année à ne surtout pas manquer. (Liabiity)
"The Trials Of Van Occupanther" aurait certes pu sortir il y a 30 ans, heureusement pour nous c’est aujourd'hui que nous pouvons en profiter pleinement. Alors pourquoi se priver de ce délicieux voyage dans le temps… terriblement actuel ! (Indiepoprock)
Midlake "The trials of Van Occupanther" (Bella Union, 2006)

Les troubadours : musique française #2

Du latin à l'ancien français
Le Moyen Age voit s’opérer un profond changement linguistique : on passe du latin classique à l’ancien français, après une période de transition par le roman. Les premiers documents connus écrits en roman sont :
Les Serments de Strasbourg, un texte politique datant de 842. Ces serments ont été prononcés par les petits-fils de Charlemagne : Charles le Chauve et Louis le Germanique lors du partage de l’empire (déjà l’alliance franco-allemande !) et Le Cantilène de sainte Eulalie, un document religieux écrit aux environs de l’an 878.
Langue d'oc et langue d'oïl
À partir du IXe siècle, on décèle une ligne de démarcation linguistique correspondant au tracé de la Loire et séparant la langue d’oïl, au Nord, de la langue d’oc, au Sud.
La langue d'oc et les troubadours
La langue d’oc comprend de très nombreux dialectes : provençal, languedocien, gascon, limousin, auvergnat, dauphinois et savoisien. Le mot « troubadour » appartient à la langue d’oc : il désigne les poètes du Sud de la Loire. Troubar, (même racine que trouver) signifie composer des vers. Les troubadours sont des poètes lyriques qui accompagnent leurs poèmes de musique. Ils exercent leur art auprès des grands seigneurs du sud de la France, entre la fin du XIe siècle jusqu’à la fin du XIIIe siècle. Le mot « trouvère », qui signifie la même chose en langue "oïl", désignera les poètes du Nord de la Loire, héritiers des troubadours. La plupart des troubadours sont à l’origine, non pas des baladins itinérants, mais des seigneurs, certains comme Guillaume IX d’Aquitaine, possédant même le titre de prince ou de roi. La cour d’Aliénor d’Aquitaine et celle des comtes de Toulouse apparaissent comme les plus brillantes en matière de poésie.
Les poèmes lyriques des troubadours, nouveaux par leur forme, leurs mélodies et leurs rythmes, restent parmi les premiers textes écrits en langue d’oc.
La poésie chantée courtoise
La poésie des troubadours célèbre l’amour courtois, et manifeste l’idéal chevaleresque.
Ces poèmes peuvent prendre diverses formes :le canso (chanson à strophes), le tenso (dialogue ou controverse), le sirvente (canso politique ou satirique), le planh (complainte ou chant funèbre), l’alba (chant matinal), et la serena (chant du soir).
Cette poésie courtoise des trouvères et des troubadours est contemporaine des Croisades. Rappelons que les croisades furent des expéditions militaires entreprises par les chrétiens d’Occident à partir de 1095, habituellement à la demande du pape, pour soustraire de la domination des musulmans les lieux saints de Palestine, et notamment le tombeau du Christ à Jérusalem. Les croisades, au nombre de huit, se sont achevées en 1270.
Jaufré Rudel (v.1120-v.1160) troubadour
J. Rudel est le plus ancien troubadour dont on a pu conservé un nombre conséquent d’œuvres.
Au Moyen Age, sa vie a fait l’objet d’une biographie légendaire.
"Jaufres Rudels de Blaia si fo mout gentils hom, princes de Blaia. Et enamoret se de la comtessa de Tripol, ses vezer, per lo ben qu’el n’auzi dirc als pelerins que venguen d’Antiocha."
Seigneur de Blaye (Gironde), Jaufré Rudel part pour la 2e croisade en 1147, emmenée par Charles VII, roi de France et Conrad III, empereur du Saint Empire germanique. Il mène une vie mouvementée, dont une partie appartient peut-être à la légende : il tombe amoureux de la princesse de Tripoli (Liban), se languit d’elle toute sa vie, et finit par la rencontrer pour mourir dans ses bras.
Jamais d'amour je ne jouirai
Se non jausis d'amors de loing,
Et bien sait que grievment l'aurai
Car trop sint nostres terres loing.
Jamais d'amour je ne jouirai / si je ne jouis d'amour lointain, / mais je sais bien que difficilement l'aurai / car nos terres sont trop éloignées. (extrait de La que li jor)
Discographie :
Manuscrit du Roi : trouvères et troubadours / Gérard Zuchetto & Katia Caré, Ensemble Perceval. - Arion, 1993
Trob'art concept 1 / Gérard Zuchetto, Troubadours Art Ensemble. Alienor : Harmonia Mundi, 2000

vendredi 16 février 2007

Le nouvel essor des fanfares en France

> CEUX QUI MARCHENT DEBOUT en Concert le 3 mars au Moulin de Brainans

Exit la fanfare de grand-papa
Considérées longtemps comme ringardes, les fanfares ont retrouvées aujourd'hui toute la faveur du public. Depuis la fin des années 90, une pléiade de nouvelles formations originales parcourent ainsi l’hexagone, applaudies par un public jeune et nombreux.
2 principales zones d’influence musicale
La première région d'influence de ces formations est celle des Antilles-Caraïbes et de la Louisiane. Historiquement, cette aire de grand métissage culturel est le berceau de nombreuses musiques. En particulier, la Nouvelle Orléans est célèbre pour ces fanfares de parade. Comme en témoignent d'excellentes formations actuelles telles que Dirty Dozen Brass Band et Youngblood Brass Band qui mélangent funk, rock, jazz et ska.
La deuxième tradition importante vient de l' Europe centrale et orientale et particulièrement des Balkans avec ses fanfares roumaines ou yougoslaves popularisées par les films d’Emir Kusturica et du compositeur Goran Bregovic (Le temps des gitans, Underground, Chat noir, chat blanc…). Parmi les principales formations on peut citer : le Taraf des Haïdouks, Mahala Raï Banda, Sandy Lopicic Orkestar, Emir Kusturica and the No Smoking Orchestra...
Musiques festives
En France, la rencontre du rock alternatif issu du punk rock avec ces musiques cuivrées se fera d’abord grâce à des groupes tels que Les Négresses Vertes et La Mano Negra. Le mélange donnera naissance à un style très énergique et très festif représenté par des formations essentiellement instrumentales : Ceux Qui Marchent Debout, Les fils de Teuhpu, Tarace Boulba, Zephyrologie, Les Pistons Flingueurs, La Fanfare du Belgistan, Uranus Bruyant, L'Occidentale de Fanfare...
Musiques de rues, musiques de scène
Par la qualité de leurs prestations, ces musique nées dans la rue investissent depuis quelques années, les grandes scènes de musiques actuelles, en restant fidèle à leurs origines déambulatoires. Les groupes «terminant souvent le concert en descendant dans le public ».

Discographie des enregistrements de fanfares funk disponibles à la Médiathèque de Dole
Bin's Barj' Band "La ballade d'Yvanov Fupitch"
Ceux Qui Marchent Debout "La lalalala" (Next 2000)
Ceux Qui Marchent Debout "CQFD" (Nocturne 2004)
Ceux Qui Marchent Debout "DVD live à la dernière minute (Nocturne 2005)
La Fanfare du Belgistan "1er album" (Irfan label 2004)
Les Fils de Teuhpu "Alambic" (Wagram 2004)
Les Fils de Teuhpu " Comptant (content)" (Irfan label 2005)
L'Occidentale de Fanfare "Hopopop" (Daqui/Harmonia Mundi 2004)
Les Pistons Flingueurs "2000' ties" (Mosaïc 2001)
Uranus Bruyant "Yac' H Mat" (Buda Music/Socadisc 2004)
Zephyrologie "Pom pom boy'z" (0n the corner / Nocturne 2003)

jeudi 15 février 2007

Le web 2.0 appliqué aux bibliothèques : la vidéo de la semaine #2

Voici la présentation d'une conférence que l'on trouve actuellement en ligne sur DailyMotion, un site français de partage de vidéos. Il s'agit d'une présentation de diapositives commentée par l'auteur du blog bibliobsession.

mercredi 14 février 2007

Contraste - Ensemble Vocal de Franche Comté

Samedi 24 février, l'ensemble Contraste sera à la Fabrique de Dole pour interpréter Noces de Stravinsky, un spectacle musical et chorégraphique (->retour au programme).
Pour l'occasion, Mediamus a posé quelques questions à Bénédicte Faber, l'administratrice de Contraste.
1. Quelle est l'origine de votre ensemble vocal et quel est son parcours ?
Contraste est né en 1993, de la volonté de chanteurs amateurs de la Région ayant l'ambition de découvrir des répertoires peu connus de la musique vocale a cappella, et souhaitant les faire entendre le plus largement possible.
Le groupe varie selon les répertoires, d'un ensemble de 6 solistes à un groupe de 16 à 24 chanteurs, issus des milieux amateurs ou professionnels de la musique.
Brigitte Rose, qui dirige Contraste depuis sa création, s'attache à construire des programmes mettant en regard les musiques anciennes et contemporaines.
La singularité de l'ensemble est précisément d'exploiter les "contrastes" musicaux et d'en donner une lecture nouvelle: cohérence ou permanence des écritures musicales.
2. Quelles sont vos activités actuelles ?
Nous préparons actuellement un spectacle autour de Noces, ballet de Stravinsky, et des Liebesliederwalzer de Brahms (nous sommes à La Fabrique pour cela...) ; ce projet est une rencontre entre le monde de la danse et celui de la musique: danseurs, chanteurs et instrumentistes partageant la scène: c'est aussi un spectacle unique dans notre région.
Mais nous avons aussi des programmes de musiques a cappella (Voix en Lumière, qu'on a pu entendre à l'église de Choisey en novembre dernier), et de théâtre musical; nous souhaitons également donner un place importante à la création contemporaine (Philippe Fénelon souhaite écrire pour Contraste en 2008, nous allons prochainement créer une pièce de Gaja Maffezzoli, jeune compositrice italienne)
3. Qui sont vos partenaires en région et au niveau national ?
Nous sommes aidés par les institutions traditionnelles, la Drac, le Conseil Régional de Franche-Comté, le Conseil Général du Doubs et celui de la Haute-Saône, la ville de Pesmes, mais aussi par des partenaires privés: la Société Générale, la Caisse des Dépôts et Consignations, et par France Bleu Besancon qui nous aide dans l'information autour de nos projets. Et bien entendu, Scènes du Jura qui nous accueille en résidence. Mais nous sommes néanmoins en recherche de mécène car les projets d'ampleur que nous souhaitons mettre en place ne peuvent pas être supportés par les seuls partenaires cités plus hauts.
4. Quels sont vos projets ?
Le Gala de clôture du Festival International de Chant choral de Montreux, le 14 avril prochain, pour lequel nous répétons à Dole ce spectacle autour des Noces, qui mêle la danse contemporaine, la musique et la voix. Ce projet rassemble 30 artistes sur le plateau et implique un travail de recherche et de création chorégraphique énorme, en dehors de la difficulté musicale. Voce, Le Festival International d'Art Vocal du Pays de Montbéliard (nous y serons présent 2 fois, pour un concert a capella le 25 mars et pour la création de Gaja Maffezzoli le 27 mars prochain). La poursuite d'un enregistrement discographique: Contraste a enregistré tout dernièrement un CD consacré au temps de Noël, sous le label Passavant. Nous souhaiterions poursuivre ce travail d'enregistrement d'oeuvres méconnues, contemporaines ou anciennes. Une collaboration avec l'Ensemble 415 que dirige Chiara Banchini, pour des cantates de Buxtehude (2007 est l'année Buxtehude). La diffusion de programmes tels que Drôle de Portaits (théâtre musical), Voix en Lumières, "Mozart, un office à Salzburg", programme retraçant l'univers musical de l'enfant Mozart...
L'adresse de Contraste : 6 rue de Belfort 25200 Montbéliard

mardi 13 février 2007

Le chant grégorien : musique française #1

Le Moyen Age est une époque immense et complexe de plus d’un millénaire qui commence avec la chute de l’empire romain d’Occident au Ve siècle, en 476.
Clovis Ier
(v. 465-511), roi des Francs (481-511) est le véritable fondateur de la dynastie mérovingienne. Il est souvent présenté dans la tradition historique française comme l’ancêtre de la nation, et dans la littérature religieuse, comme celui qui, de par son baptême, a fait de la France la « fille aînée de l’Église ». Cependant il demeure un personnage mal connu. Entre 495 et 505, Clovis se fait baptiser à Reims par l’archevêque Remi, et associe pour longtemps l’Eglise catholique et les Rois de France.

Le chant grégorien : le ciment de la liturgie
Appelé également chant ecclésiastique ou plain-chant, c’est le chant de la liturgie catholique romaine dont les textes sont extraits des saintes écritures. Cette tradition musicale à des sources multiples venant de Syrie, de Palestine, de Grèce antique et de Rome .Le chant grégorien est monodique (tous les moines chantent à l’unisson), et sans accompagnement instrumental.
Pourquoi « grégorien » ?
Parce que l’on attribue sa création au pape Grégoire 1er (540-604), qui n’est pas compositeur, mais qui aurait décidé de collecter tous les chants liturgiques chantés aux 4 coins de l’Europe. Il aurait ainsi effectuer sa sélection, et estampiller de grégoriens tous les chants qui lui convenaient. Deux siècles plus tard, en 813 Charlemagne, au concile de Tours, impose le grégorien à tout l’Empire, contre d’autres formes de chant ecclésiastique de rite non romain, comme le chant mozarabe d’Espagne, le chant celtique d’Irlande, le chant ambrosien au Nord de l’Italie, ou le gallican de Gaule. C’est à partir du IXe siècle que l’on trouve sa trace dans les manuscrits liturgiques.
Le chant grégorien se pratique et se perpétue ainsi jusqu’au Xe siècle. Il est "récitatif", et reste inséparable du texte : une syllabe = une note.
Au fil des siècles, il sera sapé de l’intérieur par : les sophistications progressives de la polyphonie : ars antiqua, ars nova et école franco-flamande et les nouvelles influences musicales , ainsi que les nouveaux instruments à cordes et à vent que les troubadours rapporteront des croisades. Mais nous verrons cela une prochaine fois... ;-).
Sélection discographique disponible à la Médiathèque de Dole :
1000 ans de chant grégorien / Dominique Vellard ; Deller Consort ; Anonymous 4 ; Ensemble Organum ; Theatre of Voices. - Harmonia Mundi (La musique des siècles)
Cantus aeternus : splendeur du chant grégorien / Moines de l'abbaye de Solesmes . - Accord : Universal


Bibliographie : Les voix du plain-chant / Marcel Pérès, Jacques Cheyronnaud. - Desclée de Brouwer, 2001 (+ 1 CD)
L'essai est le fruit d'une rencontre, celle d'un musicien et d'un ethonologue est souligne l'impossibilité de réduire aujourd'hui le chant d'église au seul chant grégorien, tel qu'il a été consigné au 19e siècle dans le modèle solesmien.
A lire également sur le site Musicologie, l'article sur le Plain-chant

L'atelier de création radiophonique : le podcast de la semaine

Voyager dans le temps, l’espace et l’imaginaire avec son baladeur numérique
Quel plaisir de se retrouver dans un environnement propice pour une écoute attentive, muni d’un bon casque stéréo nécessaire à l’isolement phonique. Ainsi installé et équipé, nous pouvons alors percevoir toutes les subtilités sonores des enregistrements des ces émissions de qualité proposées par Philippe Langlois et Frank Smith et diffusées le dimanche soir de 20h30 à 21h45 sur France culture.
L’atelier de création radiophonique a été créé en 1969 par Alain Trutat et l’homme de lettres Jean Tardieu. Il offre un espace libre pour l’expérimentation sonore. Carte blanche est laissée chaque semaine à des artistes venus d’horizons et de disciplines multiples (compositeurs, plasticiens, cinéastes, écrivains, poètes, chorégraphes et danseurs, performeurs, metteurs en scène…). Cette émission plonge plus d’une heure durant l’auditeur dans des univers sonores divers et originaux, où la différence entre entendre et écouter prend ici tout son sens.
Présentation de l'émission sur le site de France Culture
Le fil podcast (lien RSS) de l'émission

De A à Zep : l'histoire de Led Zeppelin : DVD de la semaine #2

ou Comment la mystérieuse alchimie née de la rencontre de quatre musiciens virtuoses a donné naissance à l'un des plus grands groupes de l'histoire du rock
ACTE 1 : La naissance
Richesse de la scène pop anglaise dans les années 60
Sous l’influence de la musique venue des USA, l’Angleterre devient dans les années 60 la terre promise du rock (avec les Beatles et les Rolling Stones) peu à peu un nouveau mode de vie apparaît c’est le Swinging London vers 1966.
Une pléthore de groupes occupe alors la scène britannique parmi ceux-ci, les Yardbirds, constitué de Jeff Beck, Eric Clapton, Jimmy Page.
Il s'agit déjà d'un des groupes majeurs de cette scène anglaise dans lequel ces trois guitaristes virtuoses nourris au blues et au rock and roll font leurs armes. L'existence du groupe sera bève, et en 1968 les musiciens du groupe se séparent, seul Jimmy Page veut continuer l’aventure.
La naissance des news Yarbirds
Pour se faire, il fait appel à d’autres musiciens. D’abord John Paul Jones (au clavier et à la basse), puis Robert Plant (au chant) et enfin John Bonham (à la batterie). La formation ainsi constituée prendra un temps le nom des News Yardbirds, avant de prendre celui de Led Zeppelin.
ACTE 2 : L’envol du Zeppelin
Le style Led Zeppelin
Pas de singles, mais des albums concepts et des concerts très longs sans première partie. Sur cette base, le groupe va conquérir le public américain. Peter Grant le manager décroche une tournée aux Etats-Unis et le succès sera au rendez-vous outre-Atlantique. La presse britannique sera réservée restant fidèle aux Beatles et aux Rolling Stones
La consécration
Malgré cela, rien n’arrêtera le Zeppelin qui transformé en bulldozer, s’inscrira sur la scène internationale comme une formation majeure en posant les bases d'un rock lourd au chant hurlant et aux guitares saturées que l'on baptisera hard rock.
ACTE 3 Apogée et déclin
Pendant la première moitié des années 70, le groupe rencontre un succès considérable tant sur le plan artistique que commercial, mais il va subir une série d’épreuves qui va le fragiliser jusqu'à sa disparition. Tout d’abord la mort prématurée et subite du fils de Robert Plant en 1977. Le deuxième tour du destin se jouera en 1980 lorsque John "Bonzo" Bonhan (considéré comme le plus grand batteur de rock du moment) décédera à la suite d’un coma éthylique.
Considérant qu’il forme une unité inséparable, le groupe décide de se dissoudre après un dernier concert donné à Berlin le 7 juillet 1980.
http://pyzeppelin.free.fr/
Références du DVD : De A à Zep : l'histoire de Led Zeppelin. - Rottin' Rolling, 2004. - 60 min (anglais, sous-titres français)
Egalement disponible à la Médiathèque de Dole : The song remains the same : le concert de Led Zeppelin au Madison Square Garden (1976)
Concert à ne pas manquer : Close to heaven / Orchestre National de jazz, sous la dir. de Franck Tortillier. L'orchestre réinterprétera les grands thèmes de Led Zep au Théâtre municipal de Dole, jeudi 5 avril

samedi 10 février 2007

Médiamus, un blog musical, oui mais pour quoi faire ?

édiamus présente les collections et les animations musicales proposées par la Médiathèque de Dole ainsi que les services de musique numérique en ligne. C'est une extension du site portail de la Médiathèque de Dole auquel il renvoie très souvent par des liens pour en promouvoir les ressources documentaires.
En complément, Médiamus donne des coups de projecteurs sur l'actualité musicale de Dole et de sa région. Portraits de musiciens locaux, annonces et comptes rendus de concerts, sorties de disques, sites web à découvir, chroniques de CD et de DVD musicaux, playlists... Les sujets à traiter ne devraient pas manquer.
Enfin, Médiamus permet de faire un lien au niveau régional avec DiscoFC, le groupe de travail des bibliothécaires musicaux réuni sous l'égide de l'agence ACCOLAD, et au niveau national avec l'Association pour la Coopération des Professionnels de l'Information Musicale (ACIM).
On attend maintenant vos commentaires, car c'est le principe d'un blog que d'accueillir les avis des lecteurs, pour y répondre et permettre ainsi plus d'échanges.
L'équipe des rédacteurs

Noces de Stravinsky à la Fabrique

Répétition publique
Samedi 24 février à 18h à la Fabrique à Dole
Noces de Stravinsky
Liebesliederwalzer de Brahms
Spectacle vocal et choréagraphique
Compagnie de danse Homnibus
Contraste, ensemble vocal de Franche-Comté, sous la direction de Brigitte Rose
Noces, le célèbre ballet russe du compositeur Igor Stravinsky dans une nouvelle chorégraphie d'Olivier Gabrys. C'est une oeuvre rarement jouée, et qui touche à plusieurs domaines : le piano, les percussions, le chant, la danse. La répétition du 24 février sera en tutti (choeurs, solistes, instrumentistes et danseurs).
Avec le soutien de Scènes du Jura qui accueille l'ensemble Contraste en résidence à la Fabrique du 19 au 25 février.
Entrée libre
Réservations au théâtre de Dole

Le mois de la clarinette : programme

9 mai > 14 juin
Pour la 5e année consécutive, voici arriver le Mois de l'Instrument avec comme invitée d'honneur la clarinette.


Le mois de l'instrument est un cycle d'animations destiné à révéler la diversité et la richesse d'un répertoire instrumental Cela permet de mettre en lumière la qualité des musiciens locaux tout en invitant des artistes d'envergure nationale comme ce fut le cas les dernières années avec Jean-Luc Cappozzo, Joëlle Léandre, Daniel Goyone et Benoît Delbecq pour ne citer que les deux précédentes éditions. 2003 : le saxophone, 2004 : la guitare, 2005 : la trompette, 2006 : le piano... 2007 : la clarinette !


L'événement est organisé en collaboration avec les professeurs du Conservatoire à Rayonnement Départemental de Dole (ex-ENMD), avec le soutien de son directeur Jean-Jacques Samson.
Pour monter la programmation cette année, nous avons bénéficié de la forte implication de Frank Brodu, professeur de clarinette au CRD de Dole, qui nous a proposé des références discographiques d'oeuvres et d'interprètes importants que la Médiathèque a acqui pour l'occasion. Avec lui également, nous avons composé ce programme qui fait intervenir des artistes de premier plan (Christian Peigner, Nicolas Fargeix, le Doumka Ensemble, Jean-Marc Fessard...) dans des registres et des répertoires aussi diversifiés que le jazz, les musiques libres, la musique classique et contemporaine. Frank Brodu inaugurera le mois de la clarinette par une conférence qu'il donnera sur l'instrument.



Programme

Mercredi 9 mai, à partir de 16h
Concert-audition des élèves du Conservatoire à Rayonnement Départemental de Dole

Jeudi 10 mai, 18h
Conférence de Frank Brodu
Franck Brodu est professeur de clarinette au CRD de Dole. Il évoquera l'histoire, la technique et le répertoire de l'instrument dans les différents courants musicaux.

Né en 1968, Frank Brodu étudie la musique au conservatoire national de région de Nantes, ville dont il est originaire. Après l’obtention de diverses récompenses dont un premier prix de clarinette à l’unanimité en 1989, il intègre la classe de Richard Vieille au CNR de Paris, où il se verra décerner une médaille d’or en 1991.

Il se perfectionne auprès de Michel Arrignon, Jérôme Julien-Laferrière, Pierre Boulanger, Jacques Di Donato lors d’académies d’été et de classes de maîtres. C’est à Paris, aux concerts Lamoureux qu’il découvre le métier de musicien d’orchestre, appelé parfois en renfort au sein du pupitre de clarinette. Entre 1992 et 1995 la phalange professionnelle des orchestres d’Harmonie du Havre l’invite régulièrement lors de ses nombreuses manifestations (concerts, enregistrements, télévisions, et tournées).
C’est à partir de cette période qu’il souhaite orienter sa carrière vers la pédagogie. Titulaire du Diplôme d’état dès 1992, il enseigne au conservatoire M. Albony dans le 14ème arrondissement de Paris et parallèlement aux EMM de Gaillon et de Val de Reuil dans l’Eure. Nommé à temps complet en 1995 au Conservatoire National de Région de Lyon, étape décisive au cours de laquelle il s’investira durablement au sein d’une institution prestigieuse.Au cours de cette période (1995/2003) il est invité régulièrement au sein de l’Orchestre National et de l’Opéra. Clarinettiste permanent de l’ensemble XXI dirigé par JP Dubor il fonde avec ses collègues l’ensemble Dumky, formation de chambre avec laquelle il se produira lors de nombreux concerts en Rhône -Alpes et lors de festivals d’été notamment à Moissac. Lauréat du concours de professeur territorial il rejoint en 2003 l’équipe du CRD de Dole et participe activement aux multiples projets de diffusion musicale de la Ville.


Mardi 22 mai, 20h30
Nicolas Fargeix en duo
avec Vincent Perrani, accordéon

Ce jeune instrumentiste a déjà un parcours prestigieux dans les domaines de la musique classique et contemporaine et du jazz.
Il étudie auprès de Maurice Bourgue, Christian Lardé, David Walter et Michel Moraguès et obtient le premier prix de clarinette à l’unanimité au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris en 1996, dans la classe de Michel Arrignon. Il collabore avec divers orchestres, notamment l’Orchestre de l’Opéra de Paris, l’Orchestre des concerts Lamoureux, l’Orchestre de Paris, l’Orchestre National des Pays de Loire, l’Orchestre National de France, l’Orchestre National d’Ile de France… Il poursuit également son travail de soliste et chambriste lors de récitals à Paris, Orléans, Rome (villa Médicis), Bruxelles, Séville, Varsovie, Lublin, Stuttgart et est invité dans plusieurs festivals : en France, aux Musicaves de Givry, en Allemagne au Festival Messiaen de Düsseldorf mais aussi aux Etats-Unis, à Lubbock (Texas) au festival de l’International Clarinet Association. Il se forme au jazz à l’Ecole Nationale de Musique de Chalon-sur-Saône en piano (médaille d’or) puis en clarinette (médaille d’or). Il forme un duo avec Benoît Keller (contrebasse), participe au Big-Band-Chalon-Bourgogne et collabore avec l’orchestre mobile de l’A.R.F.I. : la Bête à Bon Dos. Il a effectué pendant 2 ans une tournée avec l’Opéra de quat’sous (clarinette et saxophone) et a accompagné Diana Krall lors de son passage à l’Olympia (avec l’enregistrement du CD et du DVD « Live in Paris »). Enfin, il fait partie de l’ensemble Archimusic dont le dernier disque « Sade Songs » (Harmonia Mundi, mai 2006) a été salué par la critique (Télérama, Jazzman, Le Monde) et va participer cette année à la tournée de la comédie musicale « un violon sur le toit » (clarinettes et saxophone).

Jeudi 31 mai, 20 h 30
Ensemble de clarinettes du Conservatoire National de Région de la Communauté d'Agglomération du Grand Besançon, sous la direction de Christian Peignier

Au programme : des oeuvres de Gabrieli, Mozart, Rossini, Malleus, Farkas


Jeudi 7 juin, 20h30
Doumka Clarinet Ensemble
Le Pas Sage [etc...
Improvisations et sens multiples

Hervé Bouchardy, Alexis Ciesla et Franck René, trois clarinettistes lyonnais, créent en 1996 « Doumka Clarinet Ensemble ». L’Ensemble s’est entre autre produit dans les festivals Banlieues Bleues, 38èmes Rugissants, Cité de la Musique, Sons d’Hiver, au Maroc, en Allemagne…Depuis 2005, « Doumka Clarinet Ensemble » s’est associé au contrebassiste Christophe Gauvert et au percussionniste Christophe Durand pour une nouvelle aventure musicale, basée sur des compositions originales.On y retrouve toute la virtuosité du trio de clarinettes, richesse des timbres, douceur des mélodies et ivresse des rythmes. Une ferveur toujours communicative, des influences métissées d’Europe méditerranéenne et de jazz, le tout servi par une évidente complicité musicale.
Hervé Bouchardy, Alexis Ciesla, Franck René (clarinettes)
Christophe Gauvert (contrebasse)
Christophe Durand (percussions)







Jeudi 14 juin, 20h30
Jean-Marc Fessard (clarinettiste ) et Jean-Paul Schintu (comédien)
Lecture musicale de deux nouvelles de Witold Gombrowicz : « Le danseur » et « Le banquet chez la Comtesse Fripouille » accompagnées d’œuvres du compositeur polonais Piotr Moss.



Jean-Paul Schintu, a été l’élève d’Antoine Vitez au Conservatoire national supérieur de Paris, puis co-directeur du théâtre de l'Escalier d'Or pendant huit ans. Il a joué dans plus de cinquante pièces, tant classiques (Molière, Marivaux, Musset, Maupassant...) que contemporaines (Nathalie Sarraute, Paul Claudel,…)
Jean-Marc Fessard a étudié au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, il a reçu les premiers prix de clarinette, clarinette basse et musique de chambre. Lauréat des concours internationaux de musique de chambre, l se produit en France et à l'étranger, notamment en Pologne. Diplômé en musicologie (Université de Paris VIII), il est l'auteur de "L'évolution de la clarinette" paru aux Éditions Delatour.
Voir aussi sur ce blog :
Les clarinettistes de jazz : la discographie disponible à la Médiathèque de Dole
La clarinette classique, nouvelles acquisitions : discographie disponible à la Médiathèque de Dole

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