samedi 29 octobre 2011

A kékszakállú herceg vára : opera incipit #3

Opera incipit, une nouvelle série qui revisite les grandes oeuvres de l'opéra de l'âge baroque à nos jours en commençant par le début... du livret.

Le Château de Barbe-Bleue
Béla Bartók composa Le Château de Barbe-Bleue, son unique opéra, en 1911, sur un livret de Béla Balázs, d'après le célèbre conte de Charles Perrault.
L'oeuvre fut créée à l'Opéra de Budapest en 1918.
L'action : Le drame en 1 acte met en scène deux personnages : Barbe-Bleue et sa nouvelle épouse Judith. L'intrigue est rythmée par l'ouverture successive de sept portes sur la demande de Judith.
Dans le prologue parlé, alors que le rideau se lève sur un décor froid et lugubre, le narrateur conseille à l'auditoire de regarder au-delà de l'apparence superficielle des choses.

Extrait vidéo : István Kovács (Barbe-Bleue) ; Klára Kolonits (Judith) ; Hungarian Radio Symphony Orchestra ; György Selmeci (chef d'orchestre) ; Sándor Silló (réalisateur) (2004)


(Hatalmas kerek gotikus csarnok. Balra meredek lépcsô vezet fel egy kis vasajtóhoz. A lépcsôtôl jobbra hét nagy ajtó van a falban; négy még szemben, kettô már egész jobboldalt. Különben sem ablak, se dísz. A csarnok üres, sötét, rideg, sziklabarlanghoz hasonlatos. Mikor a függöny szétválik, teljes sötetség van a szinpadon. Hirtelen kinyílik fent a kis vasajtó és a vakító fehér négyszögben megjelenik a kékszakállú és Judit fekete sziluettje.)

Kékszakállú
Megérkeztünk. – Ime lassad:
Ez a Kékszakállú vára.
Nem tündököl, mint atyádé.
Judit, jössz-e még utánam?

Judit
Megyek, megyek Kékszakállú.

Kékszakállú
(lejön néhány lépcsôt)
Nem hallod a vészharangot?
Anyád gyászba öltözködött,
Atyád éles kardot szíjjaz,
Testvérbátyád lovat nyergel.
Judit, jössz-e még utánam?

Judit
Megyek, megyek Kékszakállú.

(A kékszakállú lejön egészen és visszafordul Judit felé, aki a lépcsô közepén megállt. Az ajtón beesô fénykéve megvilágítja a lépcsôöt és kettôjük alakját.)

Kékzakállú
Megállsz Judit? Mennél vissza?

Judit
(mellre szorított kézzel)
Nem. A szoknyám akadt csak fel,
Felakadt szép selyem szoknyám
(Une grande salle ronde, de style gothique. À gauche, un escalier monte à une petite porte de fer. À droite de cet escalier, sept grandes portes closes, dont quatre face à la rampe et trois face à l’escalier. Point de fenêtres ni d’ornements. La salle ressemble à une caverne sombre, vide, taillée en plein roc. Au lever du rideau, la scène est plongée dans l’obscurité. Soudain, la petite porte s’ouvre et dans le rectangle de lumière, les silhouettes noires de Barbe-Bleue et de Judith apparaissent.)

Barbe-Bleue
Nous voici au but. Ce château de Barbe-Bleue est la demeure. Il fait plus clair chez ton père. Me suis-tu, Judith, ma femme ?

Judith
Je viens, je viens, Barbe-Bleue.

Barbe-Bleue
(descendant lentement les marches)
Le tocsin là-bas résonne, là,
Ta mère en deuil sanglote,
Ton vieux père a pris ses armes
Et ton frère monte en selle.
Me suis-tu, Judith, ma femme ?

Judith
Je viens, je viens, Barbe-Bleue.

(Barbe-Bleue est arrivé au bas et se tourne vers Judith, qui s’est arrêtée à mi-chemin. La lumière de la porte éclaire les deux personnages.)

Barbe-Bleue
Tu hésites ? Tu recules ?

Judith
(portant les deux mains à son cœur)
Non. Ma robe s’était prise,
Un clou l’avait accrochée


Version proposée à la médiathèque de Dole
Le Château de Barbe-Bleue [enr. sonore] = Bluebeard's castle / Béla Bartok, comp. ; livret de Béla Balázs ; d'après le conte de Charles Perrault ; Eva Marton, voix ; Samuel Ramey, voix ; Hungarian State Orchestra ; Adam Fischer, dir.. - CBS, 1988

Référence : http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Château_de_Barbe-Bleue

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