samedi 30 avril 2011

Revue de presse, revue du blogs du 17 au 30 avril



01. Web-doc : immersion chez Jarring Effects, label en galère - Rue89, 30/04

02. Un b.a.ba sensitif : Une « recherche sensitive » des documents de la médiathèque - Sud-Ouest, 30/04

03. Lexique Secret à l’Usage des Artistes Musiciens en 2011 (1 : A-I), (2 : J-Z) - Don't believe the hype, 15-29, 04

04. Dave Haynes (SoundCloud) : “Nous voulons vraiment aider à trouver des canaux de revenus pour les artistes” - af83media, 28/04

05. Cloud et Médias : nouvelle étape de la révolution numérique ? - Bouillonnements numériques, 27/04

06. La musique en ligne, nouveau champ de bataille entre Apple et Google - Le Monde, 25/04

07. En finir (vraiment) avec la «démocratisation de la culture» . Olivier Donnat - Owni, 24/04

08. Musique et possession : ce que veulent les fans - Ownimusic, 22/04

09. Offre légale : Hadopi enregistre six nouvelles demandes de labellisation - Numérama, 21/04

10. Le belge Outhere, croqueur de labels classiques français - Le Monde, 21/04

11. Cristina Branco et les nouvelles voix du fado - Le Monde, 21/04

12. "All That I Love" : le punk rock au temps de Solidarnosc - Le Monde, 20/04

13. Les bibliothèques sont-elles tendance dans le futur ? - microtokyo, 19/04 (re-publié sur Owni sous le titre Les bibliothèques vont-elles survivre?

14. Marques et Electro : le bon mix - only for dj, 19/04

15. Christine Guillebaud et al. « La musique n'a pas d'auteur », Gradhiva 2/2010 (n° 12), p. 5-19

16. Sur la "vraie" portabilité de la musique et le "social music player" de demain, Digital Jukebox/ZDNet, 16/04

17. Vendredi c'est graphisme... spécial musique ! - owni, 15/04

18. Culture pour chacun pour soi (1) et (2) - Canard aux figues, 7-15 / 04

19. Le son des indépendances africaines - Le Monde Diplomatique, février

vendredi 29 avril 2011

La Musique de demain : Jamais sans mes métadatas ! la live conférence

C'est à l'heure où la musique semble être devenu un bien gratuit, que l'on perçoit la valeur des métadonnées permettant l'identification des contenus.

Paris Mix et l'IRMA proposaient, en partenariat avec Cap Digital et Mondomix, une live conférence jeudi 28 avril sur les enjeux des métadonnées. Cette conférence était retransmise sur le site La Musique de Demain via LiveStream, plateforme de diffusion vidéo sur Internet. Les internautes qui suivaient la conférence sur leur écran pouvaient live-tweeter la conférence (c-à-d apporter leurs commentaires sur Twitter) en utilisant le hashtag #M2M1
Rémi Bouton, qui animait cette table-ronde, était entouré d'experts de l'information musicale (entrepreneurs, artistes, membres de sociétés de gestion des droits d'auteur, producteurs, bibliothécaires) s'exprimant en direct ou par entretiens filmés, citons notamment :
Vincent Castaignet, fondateur de Musicovery, membre de Cap Digital
Sam Karpienia, musicien, ancien membre du groupe marseillais Dupain
Pascal Cordereix, Conservateur des bibliothèques, travaillant au département de l'Audiovisuel de la BnF
Hervé Le Crosnier, bibliothécaire, et maître de conférences à l'Université de Caen en sciences de l’information
Alain Charriras, musicien, administrateur de l'Adami
Jean-François Bert, dirigeant de Transparency, gestion des droits dans l'univers numérique
Yvan Boudillet, développement des activités digitales chez EMI Music France


On peut voir et revoir cette conférence sur livestream (avec quelques saccades et latences inhérentes au streaming).
mondomix on livestream.com. Broadcast Live Free


Sources :
La Musique de Demain
http://www.lamusiquedemain.com/
Participez à la première Live conférence "La Musique demain" : "Jamais sans mes metadatas" !
http://www.irma.asso.fr/Participez-a-la-premiere-Live,8893

Pour aller plus loin :
La musique n’est pas qu’un fichier son

L'enfer des métadonnées, par Frédéric Neff (5 épisodes)
http://viva-musica.blogspot.com/search/label/metadonn%C3%A9es

jeudi 28 avril 2011

Es mi hombre : chanson de la semaine #55

"Es mi hombre" est interprétée par la chanteuse et danseuse Maruja Garrido. Originaire de Caravaca de la Cruz (Murcie), Maruja Garrido s'installa à Barcelone, elle est avec Peret et Antonio González “El Pescailla”, l'une des grandes figures de la rumba catalane. On aura reconnu dans le rôle d'El "hombre" : le peintre et scénariste Salvador Dalí (1904-1989) dans une prestation forcément surréaliste.
"Es mi hombre" est l'adaptation en Espagnol de la chanson "Mon homme" (paroles de Albert Willemetz, Jacques-Charles, et musique de Maurice Yvain) créée par Mistinguett dans les années 20, et reprise par Edith Piaf.



"En cuanto le vi
yo me dije para mi
es mi hombre."

Musiques des cinémas du Maghreb

Dans le cadre du Festival Scènes Méditerranéennes du 3 au 21 mai 2011, le département Arts de la médiathèque de Dole propose un dossier consacré aux cinémas égyptien et maghrébin (tunisien, marocain, algérien). Parmi cette sélection, voici cinq films où la musique, parfois associée la danse, tient un rôle de premier plan.

Bled number one, un film de Rabah Ameur-Zaimeche ; Avec Rabah Ameur-Zaimeche, Meriem Serbah, Abel Jafri. Musique de Rodolphe Berger (Algérie / 2006)

A peine sorti de prison, Kamel est expulsé vers son pays d'origine, l'Algérie. Cet exil forcé le contraint à observer avec lucidité un pays en pleine effervescence, tiraillé entre un désir de modernité et le poids de traditions ancestrales.


Marock, un film de Laïla Marrakchi ; Avec Morjana Alaoui, Matthieu Boujenah, Razika Simozrag (Maroc / 2006)

Casablanca, l'année du bac. L'insouciance de la jeunesse dorée marocaine et tous ses excès : courses de voitures, amitiés, musiques, alcool, mais aussi les premières histoires d'amour et l'angoisse de passer à l'âge adulte...

WWW : What a wonderful world, un film de Faouzi Bensaïdi ; Avec Faouzi Bensaïdi, Nezha Rahil, Fatima Attif. Musique de Jean-Jacques Hertz et François Roy (Maroc - France / 2007)

Casablanca, une ville de contrastes, moderne et archaïque. Kamel est un tueur à gages qui reçoit ses contrats par internet. Il a coutume d'appeler Souad, une prostituée occasionnelle, pour faire l'amour après ses exécutions. C'est souvent Kenza qui décroche.

Satin rouge, un film de Raja Amari, avec Hiam Abbass, Maher Kamoun, Hend El Fahem (Tunisie / 2002)

A Tunis, Lilia, à la fois "femme rangée" et mère attentive, croit que Salma, sa fille, vit une "liaison dangereuse" avec un musicien dans un cabaret, le Satin rouge.

Averroès - Le destin, un film de Youssef Chahine avec Nour El-Sherif, Laila Eloui, Mahmoud Hemida, Safia El Emari, Mohamed Mounir (Egypte - France / 1999)

L'Andalousie, XIIe siècle. Désirant gagner le soutien des intégristes, le calife el-Mansou ordonne l'autodafé de toutes les œuvres du philosophe Averroès.

jeudi 21 avril 2011

Cseh Tamás : "Amikor Désiré munkásszálláson lakott" : chanson de la semaine #54

- à Trinity -

La chanson française au panthéon de la culture
La disparition marquante l'an dernier de Jean Ferrat, et une année 2011 rythmée par de nombreuses célébrations : Georges Brassens (1921-1981), Serge Gainsbourg (1928-1991), Gilbert Bécaud (1927-2001), Charles Trénet (1913-2001), Yves Montand (1921-1991) permettent de mesurer à quel point la chanson, ses auteurs, compositeurs et interprètes forment une composante essentielle de la culture française.

... et la chanson européenne ?
On peut supposer que la chanson populaire soit également un élément culturel important dans les autres pays d'Europe. Mais à l'heure où nous sommes rassemblés sous le même drapeau bleu cerclé d'étoiles dorées, que connait-on aujourd'hui du patrimoine de la chanson des vingt-six autres pays avec qui nous formons l'Union Européenne ?
Bien peu : le Concours Eurovision de la Chanson !
Ne peut-on espérer d'autre scène culturelle pour les musiciens et les artistes de la chanson en Europe ? L'une des raisons de cette méconnaissance, voir de cette ignorance, est certainement la barrière de la langue : vingt sept pays, soit vingt trois langues officielles, et cela sans compter de nombreuses autres langues, et dialectes régionaux.

La diversité est une richesse
Dans ce contexte, les bibliothèques, en tant qu'acteurs de la diversité culturelle, doivent plus que jamais contribuer à faire découvrir, en dehors des "musiques de consommation courante", les artistes dont les oeuvres ont marqué une époque, une génération, l'histoire d'un pays.

Cseh Tamás, le Brassens hongrois
C'est en lisant Hangtárnok, l'excellent blog de la bibliothèque musicale d'Eger (Hongrie) que nous avons découvert le chanteur Cseh Tamás (1943-2009). Une vidéo le montre jeune, dans les années 70, interprétant "József Attila". En consultant l'article de Wikipédia en langue Magyar (grâce à l'aide précieuse bien qu'imparfaite de Google Trad) on peut juger de l'importance de cet artiste et de la très grande estime dont il bénéficie encore aujourd'hui en Hongrie. Nous avons demandé à Trinity, la rédactrice du blog d'avoir la gentillesse de nous présenter une chanson de Cseh Tamás. Elle a choisi "Amikor Désiré munkásszálláson lakott" :



Mediamus : Pourrais-tu me dire en quelques mots pourquoi la chanson "Amikor Désiré munkásszálláson lakott" est importante pour toi. Quelle histoire raconte-t-elle ? Quel est le sujet de cette chanson ?

Trinity (réponse traduite de l'anglais) : Ce n’est pas si facile. Cette chanson fait partie du concept album Antoine és Désiré (1978) (Antoine et Désiré). C’est ma chanson préférée de l’album, parce qu’elle est ironique et drôle.
Cseh Tamás est un chanteur et un musicien qui a écrit des chansons avec Géza Bereményi dans les années 70. Géza Bereményi (1946-) est un réalisateur de cinéma hongrois, un écrivain et un très bon parolier. Les noms de Cseh Tamás et de Géza Bereményi sont étroitement liés à la culture de l’époque des années 70. Les deux artistes dans leur activité professionnelle subissaient alors le poids du système socialiste sous le régime de János Kádár. Leurs chansons sont comme le journal d’humeur de la vie quotidienne de l’époque.

Leur première chanson était “Az ócska cipő” (La vieille chaussure), la mélodie étant française alors Bereményi trouva les noms d’Antoine et de Désiré. Antoine et Désiré sont deux amis, c'est la métaphore d’une génération ayant deux choix déterminants : celui de l’intégration sociale ou de la dissidence et de la marginalité. A propos de ces deux personnages, la pochette intérieure du disque donne des indications biographiques précises afin de nous permettre de mieux les connaître : Désiré (c’est seulement son surnom) s’appelle en fait Dezső Balogh, il est né à Chemnitz en 1944 (la ville de République démocratique allemande avait été renommée Karl Marx Stadt entre 1953 et 1990). En 1946, sa famille retourna au pays. Il alla au Lycée à Budapest, puis il vécu ici et là. Dans la chanson, Désiré vit dans un foyer de travailleurs, il rencontre Antoine…

"Amikor Désiré munkásszálláson lakott" (Antoine et Désiré, travailleurs en résidence)
Cette chanson qui est la plus joyeuse de l’album décrit une aventure rocambolesque. L'histoire se passe dans la ville de Pécs, connue pour sa mine d’uranium. Des travailleurs en résidence hissent une femme appelée Ica à l'aide de draps noués par la façade de leur foyer jusqu'au 4ème étage pour l’accueillir dans leur chambrée et la gardent cachée à l'insu de la surveillance des gardiens de sécurité. Cette femme devient la seule femme de leur vie. Cet épisode burlesque est représentée dans le clip ci-dessous datant des années 80.

Varga Miklós - Munkásszállás


Amikor Désiré a munkásszálláson lakott

Néhány lepedőt összekötve
Leeresztettünk a földszintre
És egy Ica nevű nőt így húztunk fel

Felhúztuk Icát a negyedikre
Én, a Feri meg a Bíró Imre
A rendészek így nem láthatták meg

Örvendezett a munkásszállás
Megszűnt a nők utáni rohangálás
Végre szereztünk egy állandó nőt

Mondta is nekünk a Bíró Imre
Bátor nő, mert a negyedikre
Gyáva nő nem is merészkedne fel

És igaza lett az Imrének
Mert egy hét múlva a rendészek
Mikor lebuktunk,
megdicsérték Icát

Az még csak hagyján, hogy kibírta
Hogy egy emelet birtokolja
És az is hagyján,
hogy szekrényben élt

Ám az mégiscsak meghökkentő
Hogyan mászhatott fel egy
szegény nő
A munkásszállás legtetejére

[Nahát erre aztán tényleg
mondtuk nekik, hogy]

Néhány lepedőt összekötve
Leeresztettünk a földszintre
És szegény Icát mi így húztuk fel
[Huh!]

Így húztuk Icát a negyedikre
Én, a Feri meg a Bíró Imre
És egy szekrényben rejtegettük őt

Elvitték Icát a rendészek
Kit az emelet így becézett
Te vagy a legelső állandó nő itt

Szomorkodott a munkásszállás
Jöhet a nők utáni rohangálás
Elment az egyetlen nő, ki állandó

samedi 16 avril 2011

Kabylie (1ère partie) : les musiques du Maghreb #2

Dans le cadre du Festival Scènes Méditerranéennes du 3 au 21 mai 2011, nous consacrons un cycle à la découverte des musiques des pays du Maghreb.
Et pour patienter jusqu'au concert d'Idir à la Commanderie de Dole, le 7 mai prochain, nous vous proposons aujourd'hui une première approche de la chanson kabyle et de ses artistes à travers les collections discographiques de la Médiathèque de Dole.


La Kabylie est une région peuplée par près de 6,5 millions d'habitants située dans le nord de l'Algérie, à l'est d'Alger. C'est une région berbérophone, la langue parlée est le Kabyle, ou Taqbaylit ou Tamazight avec un alphabet spécifique appelé Tifinagh.

La culture kabyle a toujours attaché une grande importance à sa tradition orale. Le chant y occupe une place de choix et prend toute sa dimension poétique et identitaire.

Découvrez la playlist Chanson kabyle


Lounès Matoub
Lounès Matoub (1956-1998) (en kabyle : Lwennas At Lewnis écrit en tifinagh ), était un chanteur, parolier, compositeur algérien,. Il a été militant de la cause identitaire Amazigh en Algérie, il a été aussi en première ligne du combat pour la démocratie et la laïcité en Algérie. Il meurt assassiné en 1998.
Kabylie : les plus grandes voix kabyles (Cherifa, Matoub Lounes, Akli Yahiatene, Ait Meguellet), ULM : Universal, 2000

Hanifa
Décédée dans le dénuement en 1981, Hanifa a été la première femme kabyle à oser mettre son image sur une pochette de disque, en 58, n'a pas encore bénéficié d'un hommage à la mesure de son apport à la chanson algérienne.
Barbès Café : Les grandes dames de la chanson kabyle / Chérifa - Hanifa. - Night & Day, 2000

Cherifa Kerfit
Cherifa n w-Akbou, de son vrai nom, Ouardia Bouchemlal, née le 9 janvier 1926 dans le village de Ait Halla (ايت حالة) de la commune de Ilmayen (إلماين) (dans l'actuelle wilaya de Bordj Bou Arreridj) pas loin de Beni Ourtilane en (Petite Kabylie) Algérie, est une chanteuse de musique traditionnelle kabyle.
Berbère blues, Long Distance, 2003

Lounès Kheloui
Egalement orthographié Khaloui, Lunes Xelwi en Kabyle, Lounès Kheloui est l'un des plus grands chanteurs chaâbi de musique kabyle. On le surnomme le Cheikh dans sa région. Il a entre autres travaillé avec le musicien Mohamed Allaoua.
Master of the kabylian chaabi, Long distance, 2003

Marguerite Taos Amrouche
Femme de lettres algérienne francophone, chanteuse berbérophone. Marguerite Taos Amrouche est née en 1913 à Ighil Ali en Petite Kabylie (Algérie). Elle est morte le 2 avril 1976 à Saint-Michel L'observatoire en France. (la-kabylie.com)
Algérie : Chants berbères de Kabylie, Buda Records

Idir
Hamid Cheriet (en kabyle Ḥamid Ceryat), est né en 1949 dans le village d'Aït Lahcène en Grande Kabylie. C'est un chanteur, auteur-compositeur-interprète et musicien algérien de musique kabyle. Son nom d'artiste signifie d'ailleurs en berbère : « Il vivra ». Écrites en kabyle ou en français, ses chansons ont cependant une portée universelle.
Les chasseurs de lumières, Blue Silver, 1993
La France des couleurs, Sony BMG, 2007

Lounis Aït Menguellet
De son vrai nom Abdenbi Aït Menguellet, est un poète algérien de musique berbère, né en 1950 à Ighil Bouammas, village niché dans les chaînes montagneuses du Djurdjura dans la région de Haute Kabylie au nord de l'Algérie. Lounis Aït Menguellet est certainement l'un des artistes les plus populaires de la chanson berbère contemporaine, c'est un poète qui est devenu l'un des symboles de la revendication identitaire berbère.
Inagan, Blue Silver ; 1999

Djura
Djouhra Abouda est une chanteuse kabyle. Avec des membres de sa famille (Tassadit Abouda, Fatima Abdouda, Malha Abouda, Djamila Abdouda et Djamel Abouda), elle chante au sein du groupe DjurDjura qui fut créé à Paris en 1979, puis elle se consacre à une carrière solo.
Uni-vers-elles, Kondo-Râ, 2002

Houria Aïchi
Née dans les Aurès, elle part étudier la psychologie à Paris dans les années 1970. Elle enseigne la sociologie quand elle commence à se produire sur scène en 1985 pour interpréter des chants traditionnels de son enfance (berceuses, chansons d'amour, etc.), accompagnée d'instruments traditionnels (gasbâ, bendir).
Chants de l’Aurès : chant arabo-berbère, Ethnic : Auvidis, 1990
Cavaliers de l'Aurès = Riders of the, Accords Croisés : Harmonia Mundi, 2008

Revue de presse, revue du blogs du 3 au 16 avril


Brahim Fribgane - Sidi Rabi
http://www.brahimfribgane.com/


01. Les disquaires bougent encore : Portfolio sonore - Le Monde, 15/04

02. Des Français comme des musiciens - Les Echos, 15/04
à propos de l'étude Portrait des musiciens à l'heure du numérique (pdf) Cepremap, Editions Rue d'Ulm, avril 2011

03. Spotify, ou comment les majors veulent tuer le streaming gratuit - L'expansion, 15/04

04. La mélodie française, injustement jugée désuète, obtient les faveurs du disque - Le Monde, 14/04

05. L’avenir du commerce physique de biens culturels - enssibrèves, 14/04
à propos de l'étude de Philippe Moati Prospective du commerce physique de biens culturels (pdf), Département des études, de la prospective et des statistiques, mars 2011

06. Universal démultiplie les talents de ses artistes - Challenges.fr, 14/04

07. Scène musicale locale [de l’agglomération lyonnaise] : le projet -VDL le blog, 12/04

08. Le disquaire, espèce à protéger - Télérama, 11/04
A lire aussi Un jour pour célébrer les disquaires indépendants - Le Monde

09. 5 sites musicaux selon votre humeur - onSoftware, 11/04

10. « musique gratuite » sélectionnée avec amour par Dj No Breakfast, L'onde miroir

11. Archipel des services numériques en bibliothèque Lirographe, 10/04

12. Etat des lieux de l'offre de musique numérique : 99 services au banc d'essai (pdf) - Une étude de l'Observatoire de la Musique

13. Et si la musique était un art utilitaire ? - ownimusic, 07/04

14. Les logiciels pour bibliothèques à la loupe - Enssibrèves, 07/04

15. Musique : l’Élysée à la rescousse des producteurs - Ecrans, 06/04

16. La musique a toute sa place en bibliothèque - acim2011, 06/04

17. Haïti et son chanteur devenu président - cyberpresse.ca, 05/04

18. La bibliothèque musicale peut-elle jouer sa partition à l'heure du MP3 ? - BBF, 2011-2
[La bibliothèque musicale est aujourd'hui davantage au défi du streaming, du cloud computing, et des médias sociaux. L'Ipod, le baladeur MP3 d'Apple a été commercialisé en 2001]

19. Comment le streaming a changé la consommation de musique - Marianne2, 05/04

20. L'enjeu des métadonnées musicales : La musique n’est pas qu’un fichier son - IRMA, 04/04
A lire aussi Ils ont (méta)donné leur avis

21. 1001libraires.com : presque, presque..., ActuaLitté, 04/04

22. Artistes: A quoi sert une “société civile de production discographique”? - Don't believe the hype, 04/04

23. iTunes, 85% des revenus des producteurs indépendants, Electron Livre, 04/04

24. Informatique : Pour tout comprendre sur le "cloud computing" - La Tribune, 02/04

25. Pourquoi les ventes de disques baissent-elles ? - Le Monde Diplomatique (Édition imprimée — fév 2010), mise en ligne avril 2011

vendredi 15 avril 2011

Le Capharnaüm : collecte #65

J’aime l’allure poétique, à sauts et à gambades [...]

Mille poètes traînent et languissent à la prosaïque ; mais la meilleur prose ancienne (et je la sème céans indifféremment pour vers ) reluit partout de la vigueur et hardiesse poétique, et représente l’air de sa fureur. Il lui faut certes quitter la maîtrise et prééminence en la parlerie. Le poète, dit Platon, assis sur le trépied des Muses, verse de furie tout ce qui lui vient en la bouche, comme la gargouille d’une fontaine, sans le ruminer et peser, et lui échappe des choses de diverse couleur, de contraire substance et d’un cours rompu. Lui-même est tout poétique, et la vieille théologie, poésie, disent les savants, et la première philosophie . C’est l’original langage des dieux.
Montaigne - Les Essais, livre III, chap.9
[Passage cité par Georges Izambard dans une lettre à Arthur Rimbaud]

Kraftwerk - Trans europe express (1977)


Kraftwerk est un groupe allemand de musique électronique originaire de Düsseldorf fondé en 1970 par Florian Schneider-Esleben et Ralf Hütter. En 1974, le duo est rejoint par Wolfgang Flur et Karl Bartos. Aujourd'hui, on considère Kratfwerk comme l'un des groupes les plus inluents dans l'histoire de la Techno Music.
Article Wikipédia en français, en allemand

Brigitte Fontaine - Le Nougat (1989)

Brigitte Fontaine, née en 1940 à Morlaix, est une auteur-compositeur-interprète, comédienne française. Elle commence sa carrière au début des années 60 avec Jacques Higelin et avec son compagnon, le musicien Areski Belkacem qui signe la musique du présent titre. La vidéo musicale a été réalisé par Olivia Clavel (Bazooka). page sur le site Universal Music
Article Wikipédia

The Associates - Those First Impressions (1984)

The Associates est un groupe de new wave écossais fondé à Dundee en 1979 autour du chanteur Billy Mackenzie et du guitariste Alan Rankine. Les deux musiciens avaient commencé en duo en 1976 sous le nom de The Ascorbic Ones. Le succès rencontré par le groupe dans la première partie des années 80, s'éclipsera dans les années 90, jusqu'au suicide de Billy Mackenzie en 1997. Quant à Alan Rankine, il est aujourd'hui maitre de conférence au Stow Collège de Glasgow, il a travailler avec le groupe Belle & Sebastian sur l'album Tigermilk.
Article Wikipédia en français, en anglais

Didier Ducrocq / Philippe Guinet - L'araignée et l'ortie

Poème de Victor Hugo tiré des "Contemplations". Musique de Didier Ducrocq, Philippe Guinet. Interprétation : Philippe Guinet
Didier Ducrocq et Philippe Guinet produisent le spectacle Hugo For ever en mettant en musique (pop/world/slam/rock) des poésies de Victor Hugo.
http://www.myspace.com/victorhugos

Asmahan Layali (أسمهان) - Layali El Ounsi Fi Vienna (1944)


Extrait du film Gharam Wa Intiqam [Amour et vengeance] (1944) de Youssef Wahby.
De son vrai nom Amal El Atrach Druze, Asmahan (أسمهان) (1944-1918) est une chanteuse et actrice Syro-Libanaise. Elle était la sœur de Farid El Atrache, autre très grand nom de la musique égyptienne.
Article Wikipédia en français, en anglais, en arabe.

vendredi 8 avril 2011

Egypte (1ère partie) : les musiques du Maghreb #1

Dans le cadre du Festival Scènes Méditerranéennes, nous allons partir, pendant les prochaines semaines, à la découverte des musiques du Maghreb. Aujourd'hui, nous vous proposons une première approche des musiques égyptiennes à travers les collections discographiques de la Médiathèque de Dole.



L'âge d'or de la musique égyptienne : instrumental / Ibrahim Sahloun, Amin Al-Buzari, Orchestre Odeon... [et al.] ; texte de présentation : Frédéric Lagrange. - Club du disque arabe, 1991. - (Les archives de la musique arabe)
Cette anthologie de l'âge d'or de la musique égyptienne s'ouvre par une série d'enregistrements sur 78 tours allant de 1905 à 1930, illustrant les principales facettes de la musique savante instrumentale pratiquée au début de ce siècle, à l'apogée de la "Nahda", la renaissance intellectuelle du Monde Arabe.

Ensemble David
L’Ensemble David a été fondé en 1975 et s’est spécialisé dans l’interprétation des hymnes coptes et des psaumes mis en musique. L’Ensemble David a enregistré plusieurs présentations, parmi lesquelles un CD produit par l’Institut du Monde Arabe à Paris. De même, il participa au Mozart l’Égyptien produit par Virgin Classics Ltd
Egypte : liturgies coptes / Ensemble David ; Georges Kirollos, dir. - Institut du monde arabe : Harmonia Mundi, 1999

Les Musiciens du Nil
Venus de la Haute-Egypte, les Musiciens du Nil sillonnent l’Europe au gré des festivals et des manifestations culturelles depuis maintenant une vingtaines d’années. Les Musiciens du Nil, avec au début Metqâl Qenawi Metqâl, le grand maître et génie de la sa’îdî (de Haute-Egypte) et Shamandi Tewfick, poète épique d’un autre temps, font figure de symbole étant le premier groupe de musique dite arabe à obtenir , dès 1975, une véritable notoriété, bien avant la venue d’un véritable courant de musiques arabo-orientales et du raï. (zamanproduction)
Egypte / Les musiciens du Nil. - Ocora Radio France : Harmonia Mundi, 1987

Cheikh Mohamed El Helbawy
La Chadhiliyya, ainsi nommée par référence à son fondateur Abou Hassan al-Chadhili, est une confrérie soufie. Les chadhilis égyptiens sont réputés pour leurs chants mystiques.
Egypte : Chants soufis du Caire : La Châdhiliyya / solo et direction Cheikh Mohammed El Helbawy (1946-). - Institut du Monde Arabe : Harmonia Mundi, 1999.

Haykh Yûsuf Al-Manyalâwî
Le "chanteur des Princes"Haykh Yûsuf Al-Manyalâwî (1847-1911), né au Caire dans l'île de Manya-al-Rawda, eut la chance de vivre la naissance du disque. Il fut l'un des pionniers des enregistrements de musique arabe.
Les archives de la musique. - Club du Disque Arabe, 1993.

Farid El Atrache
Né le 19 octobre 1915 en Syrie, et mort en 1974, au Liban, Farid El Atrache (فريد الأطرش) un auteur, compositeur, interprète, virtuose de l'oud et acteur Syro-Égyptien. Avec Oum Kalthoum, Fayrouz, Mohammed Abdel Wahab et Abdel Halim Hafez, il est l'un des plus importants noms de la musique arabe du XXe siècle.
Farid & Asmahan, Baidaphon, 1988

Asmahan
De son vrai nom Amal El Atrach Druze, Asmahan (أسمهان) (1944-1918) est une chanteuse et actrice Syro-Libanaise. Elle était la sœur de Farid El Atrache. Malgré sa courte carrière, Asmahan aura marqué la chanson arabe par sa poésie et sa passion pour la mélancolie théâtrale.
Le coeur a ses raisons : 1935-1944. – Buda Musique, 2001

Oum Kalsoum
De son vrai nom Oum Kalsoum Ibrahim al-Sayyid al-Beltagui, Oum Kalsoum (1904 ?-1975) est une cantatrice, musicienne et actrice égyptienne née à Tmaïe El Zahayira en Égypte. Surnommée l'« Astre d'Orient », elle est considérée, plus de trente ans après sa mort, comme la plus grande chanteuse du monde arabe.
Al Atlal : the diva of arab music
El noum yedaeb habiby. - Membran Music, 2004

Aïcha Redouane
Née au Maroc, Aïcha Redouane est une chanteuse et musicienne du Moyen Atlas de renommée internationale. Elle est l'une des voix parmi les plus représentatives du chant arabe, notamment du répertoire musical classique égyptien et de la musique arabo-andalouse.
Egypte. - Ocora Radio-France


Ganoub
Ganoub est un ensemble de musiciens et de chanteurs traditionnels de la Haute Egypte (Nubie). Il s'est formé en 1997 autour de Mostafa Abdel Aziz qui est le dernier joueur d'arghoul. Cette double flûte en roseau est le plus ancien instrument mélodique à vent connu, pratiqué depuis l'aube de l'histoire de l'humanité. (Zicline)
En arabe veut dire le sud : musiques et chant de la Haute Egypte. - Naïve, 2001


Natacha Atlas
Natacha Atlas (arabe : نتاشا أطلس), née à Schaerbeek (Bruxelles) le 20 mars 1964, est une chanteuse d'origine marocaine, par son père et anglaise par sa mère. Classée dans la catégorie des « musiques du monde » selon les médias, Natacha Atlas s'est fixée, fidèle à ses pairs égyptiens du Nubi-chaâbi et du Jeel (musique égyptienne), pour mission de rapprocher l'Orient et l'Occident sur le plan musical, en saupoudrant d'Orient la chanson française, la pop, le rap et d'autres styles. (wikipédia)
Halim, Beggars Banquet, 1997
Diaspora, Beggars Banquet, 2000
Ayeshteni, Virgin, 2001
Mounqaliba in a state of reversal, 2010
DVD : La rose pop du Caire [film] / Natacha Atlas. - La Huit, 2008

Hugues de Courson
Mozart s'enrobe de mélopées Arabes : une rencontre musicale entre l'orient et l'occident. Ancien membre du groupe Malicorne, Hughes de Courson est un compositeur et musicien français né à Neuilly-sur-Seine le 31 juillet 1946.
Mozart L'égyptien / réalisation de Hugues de Courson et Ahmed el Maghreby. - Virgin, 1997
Mozart l'égyptien. 2 / sur une idée de Hugues de Courson et Ahmed el Maghreby. - Virgin : EMI, 2005

Paul Valéry : Poètes en musique #11

« La poésie est l’ambition d’un discours qui soit chargé de plus de sens et mêlé de plus de musique que le langage ordinaire n’en porte et n’en peut porter. »
Variété , 1921


Paul Valéry (1871-1945) est un écrivain, et philosophe dont la poésie s'inscrit dans le prolongement du mouvement symboliste, plus particulièrement dans l'héritage du projet mallarméen : " [...] « Que peut un homme ?». Dans la conception et la poursuite de cette recherche, musique, mystique et mathématiques ont constitué pour Valéry des expériences formatrices. Toutes les trois ont présidé, dans la dernière décennie du dix-neuvième siècle, à la genèse même de son Système. La musique, alors incarnée à ses yeux par le « dieu Richard Wagner», figure d'emblée l'art suprême [...] La grande affaire pour les poètes disciples de Mallarmé est de "reprendre à la musique [leur] bien", acte de défense autant que d'imitation par lequel ils cherchaient à définir une esthétique adéquate à leur désir : l'état poétique devait être calculé avec une exactitude quasi-scientifique."
Alain Buisine, Paul Valéry : Musique, Mystique, Mathématique (1993)




 Federico Mompou (1893-1987) Cinq Mélodies sur des Textes de Paul Valéry (1. La fausse morte ; 2. L'insinuant ; 3. Le sylphe ; 4. Le vin perdu ; 5. Les pas) par Antoni Ros-Marbà y la Real Filharmonía de Galicia.

Liste non-exhaustive des compositeurs dont les oeuvres sont inspirées par les poèmes et les écrits de Paul Valéry (par ordre chronologique)

Louis Durey (1888-1979) , 3 poèmes, op. 31 (La fausse morte, Intérieur, L'insinuant)

Federico Mompou (1893-1987) : Cinq Mélodies sur des Textes de Paul Valéry (1. La fausse morte ; 2. L'insinuant ; 3. Le sylphe ; 4. Le vin perdu ; 5. Les pas)

Jean Absil (1893-1974) : Les pas

Francis Poulenc (1899-1963) : Colloque

Arthur Iberê de Lemos (1901-1967) : Le bois amical

Suzanne Baron Supervielle (1910-2004) Les grenades ; Le sylphe

Jacques Chailley (1910-1999) : 3 poèmes de Paul Valery

Jean Françaix (1912-1997) : Eloge de la danse : six épigraphes de Paul Valéry pour piano. Cantate de Méphisto

Dinu Lipatti (1917-1950) : Les pas

José Antônio Resende de Almeida Prado (1943-) , Le fruit ardent ; Les colonnes infinies"

Peter Ruzicka (1948-) : Quatrième quatuor à cordes : comportant des citations d'écrivains notamment de Paul Valéry

Eugeniusz Knapik (1951-) : Tak jak na brzegu morza...

Giorgio Battistelli (1953-) Le combat d'Hector et Achille : Représentation de corps et de mémoire per Musici Oratori (comportant des citations d'écrivains notamment de Paul Valéry)

Fausto Romitelli (1963-) : Mediterraneo : L'azur des déserts : per voce e 14 strumenti

Sources et références bibliographiques

The Lied, Art Song, and Choral Texts Page
http://www.recmusic.org/lieder/

Le portail de la musique contemporaine
http://www.musiquecontemporaine.fr/

Alain Buisine, Paul Valéry : Musique, Mystique, Mathématique. - Presses universitaires de Lille, 1993 [aperçu sur google books]

Georges Liébert, « Paul Valéry et la musique» in Paul Valéry et les arts, Actes Sud, 1995

Paul Valéry - Wikipédia

jeudi 7 avril 2011

Always look on the bright side of life : chanson de la semaine #53

Extrait de Monty Python's Life of Brian (1979)


Monty Python - Always look on the bright side of...

Cheer up, Brian. You know what they say:
Some things in life are bad,
They can really make you mad,
Other things just make you swear and curse,
When you're chewing life's gristle,
Don't grumble,
Give a whistle
And this'll help things turn out for the best.
And...

Always look on the bright side of life.
[siffle] (bis)

If life seems jolly rotten,
There's something you've forgotten,
And that's to laugh and smile and dance and sing.
When you're feeling in the dumps,
Don't be silly chumps.
Just purse your lips and whistle.
That's the thing.
And...

Always look on the bright side of life.
[siffle] [bis)

For life is quite absurd
And death's the final word.
You must always face the curtain with a bow.
Forget about your sin.
Give the audience a grin.
Enjoy it. It's your last chance, anyhow.
So,...

Always look on the bright side of death,
[siffle] (bis)
Just before you draw your terminal breath.
[siffle] (bis)

Life's a piece of shit,
When you look at it.
Life's a laugh and death's a joke it's true.
You'll see it's all a show.
Keep 'em laughing as you go.
Just remember that the last laugh is on you.
And...

Always look on the bright side of life.
[siffle] (bis)

source : http://en.wikiquote.org/wiki/Life_of_Brian
Fiche - IMdB -

Scènes méditérranéennes à la Médiathèque de Dole


Le Festival Scènes méditerranéennes, organisé par Scènes du Jura propose à partir de cette année, un parcours dans la création contemporaine du bassin méditerranéen. La première édition du 3 au 21 mai 2011 est consacrée à l'Afrique du Nord : Algérie, Tunisie, Maroc, Égypte, avec des propositions en théâtre, danse, musique, chanson, cinéma, contes.
http://www.scenesdujura.com/scenes-mediterraneennes.htm

En partenariat avec Scènes du Jura, la Médiathèque de Dole participe à l'événement et vous donne rendez-vous :

samedi 7 mai - 11 h : Lecture de conte par la ‘‘cie EL AJOUAD’’
‘‘Twem’’ (Jumeaux), un conte par Kheireddine Lardjam et Marie Louët, comédiens
de la compagnie El Ajouad (entrée libre sur réservation)

mardi 17 mai - 18 h 30 : Rencontre musicale avec Amazigh Kateb
Amazigh Kateb, chanteur et musicien algérien, fondateur du groupe Gnawa Diffusion s’accompagnera d’un guembri (instrument à cordes traditionnel). Il est le fils du célèbre écrivain Kateb Yacine. (entrée libre sur réservation)

Pendant le temps du festival, vous trouverez des sélections de romans, contes, articles, films et musiques des pays du Maghreb dans les différentes salles de la Médiathèque.

samedi 2 avril 2011

Louis Aragon : Poètes en musique #10

Cette espèce de douleur que j’ai, que je promène au plus profond de moi, parfois s’éteint, s’endort. On dirait que je ne sais quelle chanson la berce, la vainc, la surmonte. Une chanson pourtant oubliée mais qui se réveille. Une chanson de mon enfance. J’essaie d’en retrouver les mots, la musique. D’où vient-elle ?
La valse des adieux (1972)


La rose et le réséda (1947),
un film de André Michel, assisté par Pierre Alekan, produit par la Coopérative Générale du Cinéma Français, le poème de Louis Aragon est dit par Jean-Louis Barrault, et la musique originale est de Georges Auric. La rose et le réséda, symbole d'une résistance française à l'occupant nazi (le rouge et le blanc, le communiste et le catholique) unie dans le martyr : "Celui qui croyait au ciel, Celui qui n'y croyait pas".




Poète dadaïsme et surréaliste au côté d'André Breton, puis faisant carrière dans le journalisme et adhérant au Parti Communiste, Louis Aragon (1897-1982) s'engagea dans la lutte contre l'occupant nazi et fut avec Paul Éluard et René Char, l'un des chantres de la Résistance (L'Affiche rouge, La rose et le réséda). Si son oeuvre inspira les compositeurs de musique savante (Poulenc, Auric, Duhamel), elle fut surtout portée, diffusée de manière retentissante par la chanson : on compte ainsi plus de cent interprètes d’Aragon. Parmi eux, on retiendra d'abord le remarquable travail de mise en chansons réalisé par Léo Ferré (L'affiche rouge, Est-ce ainsi que les hommes vivent?, L'étrangère) et par Jean Ferrat (Que serais-je sans toi, Aimer à perdre la raison).

Playlist musicale


Playlist : 1. Philippe Léotard : Je chante pour passer le temps ; 2. Bernard Lavilliers : La rose et le réséda ; 3. Sanseverino : L’étrangère ; 4. Georges Brassens : Il n’y a pas d’amour heureux ; 5. La Tordue : La rose et le réséda ; 6. Jean-Claude Pascal : La rose du premier de l’an ; 7. Cora Vaucaire : J’entends j’entends ; 8. Monique Morelli : L’enfant soldat ; 9. Colette Magny : Richard II Quarante ; 10. Catherine Sauvage : Est-ce ainsi que les hommes vivent ; 11. Marc Ogeret : L’affiche rouge ; 12. Isabelle Aubret : Blues ; 13. Zizi Jeanmaire : Nous dormirons ensemble ; 14. Jean Ferrat : Robert le diable ; 15. Francesca Solleville : Que serais-je sans toi ? ; 16. Charles Dumont : Aimer à perdre la raison ; 17. Manu Lann Huel : Il n’aurait fallu ; 18. Jacques Douai : Mon sombre amour d’orange amère ; 19. Jean-Louis Trintignant : La valse des adieux ; 20. James Ollivier : Le figuier ; 21. Hélène Martin : Le feu ; 22. Barbara : Il n’y a pas d’amour heureux ; 23. Juliette Gréco : La rose et le réséda.

Discographie disponible à la médiathèque de Dole
Léo Ferré chante Aragon, Barclay, 1961
Jean Ferrat chante Aragon, 1971
Marc Ogeret chante Aragon, EPM, 1992
Isabelle Aubret chante Aragon, 1993
Ferrat 95, 16 nouveaux poèmes d'Aragon, Disques Temey
Jean-Louis Trintignant, voix ; Daniel Mille, accordéon : Louis Aragon : La valse des adieux, Abacaba : Universal, 2003
Louis Aragon : Il n'y a pas d'amour heureux ? : entretiens avec Francis Crémieux. - Paris : Radio France, 1997


Liste non-exhaustive des compositeurs dont les oeuvres sont inspirées par les poèmes de Louis Aragon (par ordre chronologique)

Francis Poulenc (1899-1963) : Deux Poèmes de Louis Aragon : (1. C ; 2. Fêtes galantes)

Georges Auric (1899-1983) Richard II Quarante ; La rose et le réséda (in Quatre chants de la France malheureuse)

Claude Arrieu (1903-1990), Richard II Quarante, La Rose et le réséda

Léo Ferré (1916-1993) : chante Aragon (1961)

Antoine Duhamel (1925-): Intermède : chanson polyphonique pour choeur mixte a cappella n° 2

Jean Ferrat (1930-2010) : chante Aragon (1971)

Fernand Vandenbogaerde (1946-) : « Myrha » Musique pour un monument à la Paix pour récitant, six percussions, groupes d'enfants avec des galets de marbre et bande magnétique deux pistes, sur des textes de Pablo Neruda, Louis Aragon, James Joyce et Martin Luther King

Michael Levinas (1949-) : Les Aragon : pour mezzo-soprano et 11 instruments : sur des poèmes de Louis Aragon (Contient : "Les Yeux d'Elsa". "C". "Elsa-Valse")

Laurent Petitgirard (1950-): Le fou d'Elsa : cycle de six mélodies : pour voix d'alto et orchestre

Patrick Defossez (1959-) La Messe Noire d'Elsa : pour voix soprano solo

Sources

Je Chante magazine : Aragon 1953-1992 : chronologie des chansons et des disques
http://www.jechantemagazine.com/Dossier_Aragon/Dossier_Aragon/Entrees/2009/12/10_Aragon_1953-1992___chronologie_des_chansons_et_des_disques.html

The Lied, Art Song, and Choral Texts Page
http://www.recmusic.org/lieder/

Le portail de la musique contemporaine
http://www.musiquecontemporaine.fr/

Photographie : Bernardo LE CHALLOUX.
1981 Louis ARAGON présente "La messe d'Elsa" à Lyon
( source : flickr licence cc - by-sa -)

revue de presse, revue de blogs du 20 mars au 2 avril



01. Ces nouvelles salles de rock qui tapissent la France - Le Monde, 01/04

02. Cloud et géolocalisation, deux tendances fortes du monde musical - RFI Atelier des médias, 01/04

03. Vendre sa musique partout ou la vendre que chez soi, que choisir? - Don't believe the Hype, 31/03

04. Amazon Cloud Drive encourage-t-il le piratage de musique?, 20 minutes, 31/01

05. Le Disquaire Day arrive en France - Les Inrocks, 31/03

06. Cloud Computing : un avenir sans nuage ? - Mac Generation, 31/03

07. Bilan de l'expérimentation autour de la borne Automazic à Gradignan - ACIM, 31/03

08. Dossier : La musique numérique et ses nouveaux modèles économiques - InaGlobal, 30/03

09. IFPI : des ventes de musique en baisse de 8,4 % au niveau mondial - Electron Libre, 30/03

10. A propos du catalogue de Beezik - Vialet's blog, 30/03

11. Amazon Cloud Drive : les maisons de disques pourraient se rebiffer - ZDNet, 30/03

12. Le livre numérique : une vidéo pour faire le point, Actualitté, 29/03

13. Et maintenant le Cloud Drive ! La musique sera dans le nuage d’Amazon - L'informaticien, 29/03

14. Les fans, une main-d’oeuvre idéale pour l’industrie musicale, Le Monde, 28/03

15. Tomahawk, le futur des lecteurs audio - Fine Tuning, 28/03

16. Apple : vers un coffre-fort en ligne pour la musique à 20$ par an ? - PC INpact, 25/03

17. Bulletin électronique de l'ACIM n°11 - Mars 2011

18. Hervé Boissière : " Medici.tv, le Netflix de la musique classique" - Electron Libre, 23/03

19. Moccam en ligne : ça sent le sapin... - Moccam en ligne, 23/03

20. Le blues vu de l'hexagone - Owni Music, 23/03

21. Partenariat : les coups de coeur de la rédaction du Point sur Spotify - Frenchweb.fr, 23/03

22. Et si l'industrie musicale faisait fausse route ? - Le Monde, 23/03

23. « On s’oriente vers la bibliothèque hybride », analyse Laure Collignon - La Gazette des communes, 22/03
"Les faits nous montrent clairement qu’on s’oriente vers la bibliothèque hybride, où cohabitent les collections de livres et fonds numériques." Beau concept que celui de bibliothèque hybride, une réserve cependant : le terme "livres" est trop restrictif pour définir la diversité des collections physiques proposées en bibliothèques et en médiathèques, il ne faut pas oublier les enregistrements sonores et les vidéos (CD, DVD) toujours très prisés par le public.

24. La justice met un coup d'arrêt à la bibliothèque universelle de Google - L'Express, 22/03

25. Faut-il tuer le streaming ? par Bruno Boutleux et Philippe Ogouz - Electron libre, 22/02

26. "La musique a toute sa place en bibliothèque" - IRMA, 22/03

27. La musique libre de droits et son festival orléanais « La Source Digitale » - côté boulevard, 21/03

28. Le portail des bibliothécaires ? - La bibliothèque apprivoisée, 20/03

29. Les services de musique en ligne à valeur ajoutée négative ont vécu, par Yves Riesel - Electron Libre, 21/03

30. Dictionnaire de la restructuration - Blog des bibliothécaires de l'Université de Genève, 15/03

vendredi 1 avril 2011

Les bibliothécaires ont-ils peur de la musique écoutée par les adolescents ? : Vases communicants #5

Sur le principe des Vases Communicants, Mediamus et Ampli s'invitent mutuellement le premier vendredi du mois, chacun publiant sur le blog de l'autre. Nous donnons la parole à nos amis bibliothécaires musicaux catalans, aujourd'hui à Lorien de Loth.


Musicalement parlant, avoir à proximité de soi des adolescents ou des préadolescents, peut parfois se révéler un véritable cauchemar pour les oreilles et pour le cerveau.
Cependant, il faut être conscient qu’il est important pour eux d’être « à jour » en écoutant ce qu’ils estiment être de la musique « moderne ».

Les services d’acquisition en bibliothèques publiques reçoivent ainsi fréquemment de la part des jeunes adolescents, filles et garçons, des demandes pour acheter des titres qui parlent à leur génération. Est-il possible de mettre à profit l’attraction suscitée par cette musique, de l’utiliser comme une amorce, de s’en servir comme un élément de médiation amenant le début d’une éducation artistique et d’une culture musicale?

Il est nécessaire de définir les termes suivants :
Les préadolescents, entre 9 et 12 ans, même si l’âge est de plus en plus avancé, ces jeunes quittent peu à peu le monde de l’enfance pour celui de l’adolescence. Par de nombreux points, se sont encore des enfants.
L’amorce de la médiation : musique de qualité discutable, mais correspondant aux goûts de ces jeunes publics dont nous cherchons à éveiller la curiosité au-delà de leurs centres d’intérêt du moment. Il peut s’agir d'une musique que l’adolescent connaît et à partir de laquelle nous lui proposerons de découvrir de nouvelles musiques. [même si le terme appartient au registre marketing, on pourrait presque parler de produit d’appel.]

Bien qu’en principe toutes les musiques sont aptes à être appréciées par tous et à tout âge, les bibliothèques publiques ont pris le parti de les classer, sans doute un peu trop. Et la plus grande division s’opère sans doute en fonction de l’âge : la musique / la musique pour enfants.

La catégorie musique pour les enfants se destine à un groupe d’âge compris entre 0 et 12 / 14 ans. Il s’agit de berceuses, de comptines, de chansons pour enfants, de contes musicaux, bandes originales de films d’animations, etc.

Aujourd’hui les chaines audiovisuelles commerciales comme 40 Principales et MTV, ainsi que le tout puissant Disney Channel dictent les goûts des jeunes générations : Justin Bieber, Hannah Montana, Britney Spears, Jonas Brothers, Patito Feo [Vilain Petit Canard, une comédie musicale], Shakira, Lady Gaga. Sans oublier le Hip-Hop, qui est la musique à laquelle s’identifie le plus les nouvelles générations d’aujourd’hui. Si certains artistes sont formatés pour convenir à une audience juvénile et trouvent leur place dans une section pour enfants, la présence d’autres noms peut surprendre et apparaître déplacée : comme Black Eyed Peas et Beyonce. Tel est le paradoxe d’une musique destinée à une audience adulte, et principalement réclamée par des enfants.


J’ai récemment demandé la participation d’une préadolescente de 11 ans, pour qu’elle me donne une liste des artistes qu’elle écoute en ce moment, et qu’elle aimerait trouver en venant à la bibliothèque. Le résultat fut une liste détaillée : la crème de la crème des hits de la pop music internationale, assaisonnée de quelques doses de hip-hop bien commercial.

Ceci :


De nombreux collègues chargés des sélections et des acquisitions musicales en bibliothèques se retrouvent ainsi confrontés à plusieurs dilemmes. Des questions auxquelles je vais essayer de répondre en trois articles. Mes réponses sont ouvertes évidemment à vos commentaires.

1. Devons-nous renoncer à une partie du budget nécessaire à la constitution d’un fonds de base pour l’achat d’albums de qualité douteuse et de durée éphémère ?


2. Dans l’affirmative…. Ces albums doivent-il être classés dans les collections pour enfants ou pour adultes ? Ou doit-on créer une section distincte dédiée aux adolescents ?

2. Faut-il identifier le Hip-Hop en le classant dans un bac distinct ? Aujourd’hui les disques de hip-hop sont mélangés avec les disques de pop-rock.

___________________________________________________________________

La bibliothèque publique doit répondre aux besoins de tous les groupes d’âge.
Il est essentiel qu’elle satisfasse aux plus hautes exigences de qualité et soit adaptée aux besoins et au contexte locaux. (Manifeste de l’UNESCO sur la Bibliothèque publique)

La priorité est donnée aux titres estimés pour leur qualité et leur pérennité. Même si l’on constate que les blockbusters ont déjà des moyens de diffusion importants grâce aux réseaux commerciaux. Il est considéré que le rôle de la bibliothèque est de collecter systématiquement toutes ces parutions de manière règle générale.
(Critères de sélection du réseau des bibliothèques de la Diputació de Barcelona 2008)

Même si les critères de qualité doivent prévaloir, nous pouvons faire des concessions. Comme nous le faisons avec d’autres types de documents. Prenons, par exemple, le livre Twilight de Stephenie Meyer. En partant de cette romantique histoire de vampires adolescents, en passant par les précédentes chroniques d’Anne Rice, il est possible de proposer Dracula, le classique de Bram Stoker.




Pourquoi ne pas faire la même chose avec la musique ? C’est notre rôle d’intermédiaire, de médiateur pour la musique au sein des bibliothèques que nous devons continuer d'exercer :
  • soit in situ avec les collections physiques de la bibliothèque,
  • soit de manière virtuelle, grâce aux recommandations par notre présence sur les blogs, les sites web, et les réseaux sociaux.
Tant que notre budget le permettra et que notre conscience de bibliothécaire ne nous ferra pas trop souffrir, mon avis est que nous devons faire des concessions pour satisfaire les goûts des plus jeunes. Mais cela sans perdre un objectif : celui d'éveiller la curiosité et l’enrichissement de la culture musicale de ce public préadolescent.

A suivre...


Sur AMPLI : Vasos comunicants #5: Balada de les Dames d'un temps passat

LinkWithin

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...