jeudi 31 janvier 2013

HypedMusic, un service de streaming à la demande gratuit et légal pour smartphones et tablettes Android et IOS.

Fondé en janvier 2011, par Luke Li, HypedMusic est un service de streaming musical proposé sur le web, mais aussi sous la forme d’application sur Google Play et sur Itunes.


Mais à la différence des plateformes de streaming comme Deezer ou Spotify qui requièrent un abonnement pour être accessible en mobilité, l'accès au catalogue d'HypedMusic reste libre et gratuit sur les appareils mobiles (Android, IOS), et cela sans publicité.

Le service permet aussi de réaliser des playlists et de les sauvegarder. La synchronisation entre les appareils (PC, smartphone, tablette) se fait par une identification via Facebook.



HypedMusic promet la possibilité d’archiver ses playlists hors ligne, de sorte qu’il serait possible d’écouter sa musique sans connexion Internet. Mais cette fonctionnalité ne semble pas active actuellement.

Un service se déclarant légal : Le service se place dans le cadre de la loi du Digital Millennium Copyright Act (DMCA), une loi de 1998 destinée à lutter contre les violations du droit d'auteur.

Comment est-ce possible ? : HypedMusic propose des titres mis en ligne sur d'autres sites légaux, en utilisant les API mises à disposition par 3 autres plateformes : Ex.fm, Tumblr, Soundcloud, et cela en invoquant le fair use (usage raisonnable, usage loyal).

Les plus :
  • De la musique à la demande sur mobile gratuite et sans publicité
  • Une synchronisation des playlists via Facebook
  • Un service astucieux utilisant les API

Les moins :
  • L’affichage des résultats de recherche chaotique avec des doublons
  • Un catalogue diversifié mais lacunaire
  • Le mode écoute hors connexion Internet ne semble pas fonctionner



Source : iphonesoft.fr

dimanche 27 janvier 2013

Le grand combat : chanson de la semaine #110



Le Grand Combat, est la deuxième pièce de Trois poèmes d'Henri Michaux, pour chœurs et orchestre (1963) composé par Witold Lutosławski (1913-1994).
A l'occasion du centenaire de la naissance de Lutosławski, le blog Spotify Classical Playlists a indexé sur la plateforme de streaming, le catalogue complet des oeuvres du compositeur polonais dans l'ordre chronologique, soit 187 pistes, pour 12 heures de musique.



Le grand combat
du recueil Qui je fus d'Henri Michaux, Gallimard, 1927

Il l'emparouille te l'endosque contre terre ;
Il le rague et le roupète jusqu'à son drâle ;
Il le pratèle et le libuque et lui baruffle les ouillais ;
Il le tocarde et le marmine,
Le manage rape à ri et ripe à ra.
Enfin il l'écorcobalisse.
L'autre hésite, s'espudrine, se défaisse, se torse et se ruine.
C'en sera bientôt fini de lui ;
Il se reprise et s'emmargine... mais en vain
Le cerceau tombe qui a tant roulé.
Abrah ! Abrah ! Abrah !
Le pied a failli !
Le bras a cassé !
Le sang a coulé !
Fouille, fouille, fouille
Dans la marmite de son ventre est un grand secret
Mégères alentour qui pleurez dans vos mouchoirs ;
On s'étonne, on s'étonne, on s'étonne
Et vous regarde,
On cherche aussi, nous autres, le Grand Secret. Witold Lutosławski - Wikipédia -

samedi 19 janvier 2013

L'arbre, le maire et la médiathèque : chanson de la semaine #109

.

"Plus de médiathèque / La bibliothèque / Dans un vieux grenier / La vidéothèque / Dans l'ancien moulin, / Et la discothèque / Dans la cave à vin"
Chanson concluant le film L'arbre, le maire et la médiathèque (1993) d'Eric Rohmer interprétée par Fabrice Luchini, Pascal Greggory, Arielle Dombasle et la chorale de Sainte-Hermine.




INSTITUTEUR (Fabrice Luchini)
Et la campagne sera belle
On reverra les hirondelles
Les prés se couvriront d'ombelles
Où logeront les coccinelles
Plus d'insecticides
Ni de pesticides
Plus de mazout
Ni d'autoroutes,
De l’oxygène,
pas de kérosène,
Pas de décharges publiques,
Ni de centrales atomiques,
Pas de trou dans l'ozone,
Ni de zones
D'Aménagement Concerté;
Plus de médiathèque,
La bibliothèque
Dan un vieux grenier
La vidéothèque
Dans l'ancien moulin,
Et la discothèque
Dans la cave à vin.
LE MAIRE (Pascal Greggory)
Nous vivrons tous à la campagne
LE CHOEUR
Parmi les champs ou les prairies
LE MAIRE
On pourra rester en Bretagne
LE CHOEUR
En Provence ou en Normandie
LE MAIRE
Tout en étant chef de bureau,
comptable ou informaticien.
Plus besoin d'aller au boulot,
LE CHOEUR
Avec la voiture ou en train.
Nous serons toujours en vacances,
Tout en produisant d'abondance,
Quelle chance
LE MAIRE
D'avoir trouvé la solution
Pour les nouvelles générations !
BERENICE (Arielle Dombasle)
Et bien, dans ce cas, le week-end
Les jours de fête et les congés,
Au lieu de s'envoler pour l'Inde
Pour Caracas ou pour Tanger,
Ou bien de rouler vers Deauville,
Trifouillis-les-Oies ou Bécon,
On ira retrouver la ville
Son macadam ou son béton.
Nous savourerons ses plaisirs
Ce sera notre vrai loisir.
Quelle chance
BERENICE ET CHOEUR
D'avoir trouvé la solution
LE MAIRE
Pour les nouvelles générations.

L'apprentissage d'une culture musicale, David Byrne et la bibliothèque



David Byrne est le prototype du musicien rock d'avant-garde. Figure historique de la scène punk/new wave new-yorkaise pendant la seconde moitié des années 70 avec son groupe Talking Heads (aux côtés de Patti Smith, Television, Suicide, et des Ramones) et c'est aussi un grand promoteur de la sono mondiale. D'abord en 1981, avec Brian Eno, dans l'album My Life in the Bush of Ghosts, il sample et mélange enregistrements ethnomusicologiques et tempos electro. En 1986, pour l'album Rei momo, il s'entoure de musiciens afro-cubains et d'Amérique du Sud pour faire sonner les rythmes latino : merengue, Cuban Son, samba, mambo, cumbia, cha-cha-chá, bomba, ou charanga. En 1990, il fonde le label Luaka Bop, pour éditer Os Mutantes, Los De Abajo, Jim White, Zap Mama, Tom Zé, Los Amigos Invisibles et King Chango.

On pourrait imaginer David Byrne baignant dès l'enfance dans le melting pot musical new yorkais, mais ce ne fut pas le cas. Le musicien est né en Ecosse en 1952, il est arrivé avec ses parents en Amérique à l'âge de 8-9 ans, la famille s'installant d'abord à Hamilton, Ontario, puis à Arbutus, Maryland.


A l'occasion de son 3ème livre How music works paru aux éditons McSweeneys, David Byrne en "tête qui parle", analyse le phénomène musical et revient sur ses années d'apprentissage musical, en évitant le pensum autobiographique.

Interrogé par Seth Colter Walls pour le Smithsonian Magazine, David Byrne expose ses réflexions sur notre rapport actuel à la musique :
  • comment la structuration économique de l'industrie musicale influe sur ce que nous écoutons, 
  • comment les murs construits autour du spectacle vivant ont modifié la fonction sociale de la musique,
  • comment la numérisation de la musique enregistrée a changé notre relation à la musique vivante.
[Les extraits de l'interview ont été traduits par nos soins]

Seth Colter Walls : Ce livre montre une grande ouverture d'esprit, j'en suis sorti avec le sentiment que vous étiez préoccupé par le pouvoir socialement destructeur de l'élitisme – la manière dont nous abordons la musique "classique", la manière dont nous considérons les rock stars comme des "professionnels" - alors que vous êtes plus en faveur d'une pratique amateur revendiquée en tant que telle.

David Byrne : Je suis très méfiant, vis à vis de la théorie historique du "grand homme". Il existe des artistes que j'admire totalement. Pour eux, je suis capable de sortir tout de suite acheter leur nouveau disque sans l'avoir écouter avant. Mais ces artistes ne sont pas nombreux. Et je suis conscient de ce que ces artistes ont emprunté à d'autres, et qu'ils ne sont pas partis de rien. J'encourage les gens à ne pas être des consommateurs passifs de musique et de culture en général.

SCW : Et pourtant, l'une des raisons pour lesquels le lecteur se tournera vers vous pour savoir comment fonctionne la musique c'est que vous êtes David Byrne, une célèbre rock star.

David Byrne : Oui, je sais que les gens vont m'écouter et prêter attention à mes propos parce qu'ils connaissent ma musique, mon parcours, qu'ils savent qui je suis. Mais dans le même temps, je pense que je ne compte pas tant que cela.

SCW : A la fin du livre, vous développez un solide argumentaire en faveur d'une éducation musicale dès l'enfance. Et parce que votre livre fait référence à une liste impressionnante, par sa diversité de musiciens extraordinaires - je pense au jazzman Rahsaan Roland Kirk ou au compositeur grec contemporain Iannis Xenakis – je me posais la question : à une époque où Internet n'existait pas, comment avez-vous découvert toute cette richesse, quand vous étiez adolescent ?

David Byrne : Je me suis forgé cette culture, un peu par moi-même, dans la petite ville d'Arbutus, près de Baltimore. Ce n'est pas comparable à New York, où la diversité musicale est dans l'air. Avec deux amis, fans de musique, nous échangions des disques. Je pense que mes parents étaient abonnés au Sunday New York Times, et à l'occasion, on y faisait mention de compositeurs comme John Cage, et des choses de ce genre. Et on se dit : "Qu'est-ce que c'est que ça ?" C'était une époque, à la fin des années 60, au début des années 70, où avoir une forme d'ouverture d'esprit sur la musique était considérée comme cool. Ce n'était pas saugrenu, ni mal vu. En fait, je ne sais pas, car j'étais isolé ! Mais c'est l'impression que j'en garde. Je pensais qu'en lisant les magazines musicaux de l'époque comme Rolling Stone, je pourrais en savoir plus, mais ces magazines avaient tendance à parler surtout de rock, même s'ils mentionnaient parfois d'autres musiques, comme le jazz. Alors je glanais des petites choses : Frank Zappa reprenant une citation d'Edgar Varèse, et on se dit "C'est qui lui ?" Alors je suis allé à la bibliothèque publique qui avait des collections de vinyles que l'on pouvait emprunter pour trois jours. Donc si vous aviez entendu parler d'un truc, si quelqu'un avait cité un nom, vu qu'il n'y avait pas Internet ou d'autres moyens pour se renseigner, il fallait se procurer le disque et lire les notes de la pochette. Et une chose amenant à une autre : les textes de la pochette vous conduisaient à quelqu'un d'autre. [...]

Edgar Varèse

Source David Byrne Offers Advice on How to Enjoy Music, Smithsonian.com, 12 septembre 2012

Retrouvez à la médiathèque de l'Hôtel-Dieu,  les disques de Talking Heads, de David Byrne et de Brian Eno, mais aussi ceux de Rahsaan Roland Kirk, Iannis Xenakis, John Cage, Frank Zappa, Edgar Varèse et de bien d'autres créateurs...

lundi 14 janvier 2013

GTA Radio : Les stations musicales de Grand Theft Auto sur application Android


Série vidéoludique violente et transgressive, emblématique d'une Amérique contemporaine mythifiée par le cinéma,  Grand Theft Auto est une création européenne, développée par un studio écossais appartenant à Rockstar games (Red Dead Redemption, Max Payne, L.A. Noire). Parmi ces créateurs, à côté de Davy Jones, on trouve deux frères : Dan et Sam Houser, passionnés par la culture américaine : les films de Francis Ford Coppola, Martin Scorsese, et surtout de Brian De Palma et de Michael Mann et les musiques populaires multiples et métissées, des années 70 à aujourd'hui, de la côte Est à la côte ouest (Funk, disco, rock, house, hip-hop, R&B, ...). Ce fut la volonté de Sam House, responsable de la création des villes et de l'ambiance du jeu de consacrer des moyens de production équivalent à ceux du cinéma, pour l’écriture du scénario et pour l'achat des licences musicales.

Jeu bac à sable et école du crime
Jouer à GTA c'est conduire dans un environnement urbain ouvert. C’est le principe du jeu bac à sable (sandbox) : faire n’importe quoi (vraiment n'importe quoi) pour voir ce qui va en résulter. Bien sûr, pour avancer dans le jeu et gravir les échelons du grand banditisme, il est nécessaire d’accomplir des missions, mais très vite le joueur est tenté de dévier des objectifs assignés. Pour errer sans but dans la ville et au final, presque immanquablement provoquer une course poursuite en  commettant un délit. Le challenge sera alors d'échapper aux forces de police dont la mobilisation et l'agressivité seront proportionnelles à la gravité des crimes perpétrés. 

La liberté de mouvement est au coeur du jeu : le joueur se déplace à son gré dans le paysage urbain, sur une carte d’une ampleur de plus en plus considérable : la carte de GTA San Andreas avait déjà une superficie de 36 km², celle du futur GTA V annoncé pour le printemps 2013 promet 181 km² de terrain de jeu ! (cf. Open world : les plus grandes maps du jeu vidéo)

Une concession automobile à ciel ouvert
Tous les véhicules peuvent être utilisés et tous les moyens se valent pour l'expert en vol de voiture (grand theft auto) pour s'accaparer un véhicule (l'effraction, ou le vol avec violence), c'est là un (des) principe(s) de GTA moralement répréhensible qui a contribué à la réputation scandaleuse du jeu.


Just driving around and hearing music...
Mais on pourrait encore jouer à Grand Theft Auto, en roulant sous la vitesse autorisée, en tenant sa droite, en s’arrêtant aux feux rouges et en laissant traverser les piétons, que le jeu garderait encore de son pouvoir d’attraction, car il y a la musique. Plus exactement les radios FM. Chaque véhicule est équipé d'un autoradio qui permet de capter les stations FM de la ville. Ces stations sont en fait des playlists de 10 à 30 titres environ, ponctués par les commentaires d'un DJ.
Le style musical de ces stations varie en fonction :
  • de la ville (Californie, Floride, Côte Est, Nevada, etc.) et du quartier de la ville,
  • de l’époque (années 80, 90, 2000, 2010)
  • de l'activité du propriétaire du véhicule volé (véhicule utilitaire, voiture de luxe, etc.).
Par exemple dans GTA III, le joueur qui a le cran de voler la limousine d’un mafioso italo-américain, déclenchera la radio classique Double Clef FM diffusant notamment l’air La donna è mobile de l'opéra Rigoletto de Giuseppe Verdi. Le joueur peut switcher sur les autres stations de l'autoradio, en appuyant sur un des boutons de la manette quand il le souhaite.


L’application GTA radio disponible gratuitement sur Google Play propose ainsi l’écoute des radios des six jeux de la génération III et IV de la série. La qualité sonore est à peine moyenne, mais ne boudons pas notre plaisir, dans l'attente que les radios soient accessibles sur les plateformes de streaming comme Deezer ou Spotify.


Liste des stations :

Grand Theft Auto III
L'action se déroule à Liberty City (New York) en 2001
  • Head Radio : rock contemporain
  • Double Clef FM : musique classique
  • Jah Radio : dub et reggae
  • Rise FM : trance
  • Lips 106 : pop
  • Game FM : hip hop et rap
  • Chatterbox 109 : radio parlée
  • MSX FM : drum and bass et jungle
  • Flashback 95.6 : Bande originale du film Scarface
Musiques de GTA III - Wikipédia


Grand Theft Auto : Vice City 
L’histoire se déroute à Vice City en 1986 (en référence au film Scarface de Brian de Palma et à la série Miami ViceDeux flics à Miami de Michael Mann)

  • Wildstyle : Hip-Hop
  • Flash FM : Pop
  • Fever 105: Disco
  • V-Rock : Heavy metal, glam metal, hard rock, thrash metal
  • Radio Espantoso : Musiques latines
  • Emotion 98.3 : Powerpop, power ballads
  • Wave 103 : New Wave
  • KCHAT : radio parlée
  • VCPR : radio parlée
Musiques de GTA : Vice City - Wikipédia

Grand Theft Auto: San Andreas 
L'action se déroule dans 3 grandes villes Los Santos (Los Angeles), San Fierro (San Francisco) et Las Venturas (Las Vegas), en 1992. (en référence aux films de gang des années 90 comme Boyz n the hood)
  • Bounce FM : Funk
  • CSR 103.9 : New Jack Swing, Soul, R&B
  • K-DST : Blues-rock, hard rock, rock and roll, rock sudiste
  • K-JAH West : Dub, reggae, ragga, dancehall
  • K-Rose : Country
  • Master Sound 98.3 : Soul, funk, rhythm and blues
  • Playback FM : Rap old-school, rap classique, East Coast hip-hop
  • Radio Los Santos : Rapo moderne, gangsta rap, West Coast Hip-Hop
  • Radio X : Grunge, Hard rock, Heavy metal, Metal fusion
  • SF-UR : House music
  • WCTR : Talk show
Musiques de GTA : San Andreas - Wikipédia

Grand Theft Auto: Liberty City Stories
L’histoire revient à Liberty City, cette fois en 1998
On retrouve des radios de GTA III avec en plus :
  • Radio del mundo : world music, musiques arabes, et dAsie du Sud
  • LCFR (Liberty City Free Radio) : talk show
  • The Liberty Jam : East Coast hip hop, hardcore hip hop, gangster rap

Grand Theft Auto: Vice City Stories
L’histoire se déroule en 1984
On retrouve des radios de Vice City avec en plus :
  • Fresh 105 FM : old school hip-hop, electro
  • Paradise FM : post-disco
  • VCFL : funk, R&B, Soul
  • VCPR (Vice City Public Radio) : radio parlée

Grand Theft Auto IV
L’histoire se déroule en 2008 à Liberty City
19 Stations de radios avec la participation de personnalités comme Roy Ayers, Femi Kuti, Roy Haynes, Iggy Pop, Juliette Lewis ou encore Karl Lagerfeld jouant les DJ :
  • The Beat 102.7 : Hip Hop
  • The Classics 104.1 : Old School Hip-hop
  • Electrochoc : Electro & Dance
  • Fusion FM : Jazz funk
  • IF99 : Funk, Afrobeat
  • Jazz Nation 108.5 : Jazz
  • The Journey : Ambiant / Chill out / New Music
  • K109 The Studio : Disco
  • Liberty City Hardcore : Punk hardcore
  • Liberty Rock Radio 97.8 : Classic rock
  • Massive B Soundsystem 96.9 : Dancehall
  • Radio Broker : Alternative rock / Indie rock
  • San Juan Sounds : Reggaeton
  • Tuff Gong Radio : Reggae/Dub
  • The Vibe 98.8 : Soul/R&B
  • Vladivostok FM : Musiques d’Europe de l’Est
  • Et 3 radios parlées : Public Liberty Radio, WKTT Radio, Integrity 2.0
Musiques de GTA IV - Wikipédia


source : Ballajack

lundi 7 janvier 2013

Revue de presse, revue de blogs - décembre 2012



Timber Timbre - Bad Ritual

Culture musicale
La marche de l'histoire : Semaine spéciale "Le roman du Jazz" - France Inter, 24-28/12

“Il est minuit, Paris s'éveille”, une histoire en chanson de la Rive Gauche - Télérama, 24/12

Disparition : Charles Rosen, pianiste, musicologue et pédagogue - Le Monde, 15/12

El Gusto' a réveillé la princesse endormie du Chaabi - Minorités, 15/12

Cantatrice russe et veuve de Rostropovitch : Galina Vichnevskaïa s'est éteinte -RTL, 11/12

Stéphane Dorin (dir.), Sound Factory. Musique et logiques de l’industrialisation - Lectures, 06/12

Progressiste ou conservateur : les paradoxes de Schoenberg - Germanica, 03/12

Alan Lomax, le pays où naquit le blues - Sons en lutte, 22/11

Rétrospective 2012
Les 50 disques de 2012 : épisode 1, épisode 2, épisode 3, épisode 4, épisode 5 - Mondomix

Best songs for 2012 - Said the gramophone

AllMusic Best of 2012 : Our Favorite Albums of the Year - Allmusic

2012 : Le top 100 par pays - Spotify

2002-2012 : Rétrospective de 10 années de scrobbling - LastFM

Une année de chanson française. Une sélection de 40 albums ! - Qobuz, 13/12

Musique et numérique
Xbox Music à Paris, comment Microsoft fait le pari de la décentralisation - Libération, 29/12

A la piscine, j’ai testé quatre modèles de lecteurs MP3 étanches - Rue89, 27/12

Spotify the social network: A sneak peek at the unreleased follow features and Web profiles - The Next Web, 27/12
Spotify prépare sa mutation en réseau social

YouTube sanctionne durement Universal Music et Sony Music - Numérama, 24/12

Sites de partage de musique : l'Afrique entre dans la danse - Thot Cursus, 18/12

Audiogalaxy rejoint la nébuleuse Dropbox - ITespresso, 13/12

T’écoutes Quoi ? Rencontres en ligne à travers la musique - Frenchweb, 11/12

Music startups: your product is probably just a feature - Pandodaily, 10/12
Parmi la pléthore de start-up musicales, peu survivront. La plupart sont des fonctionnalités destinées à être intégrées.

Spotify renforce la recommandation pour ses 20 millions d’utilisateurs - Frenchweb, 07/12

Music : alliance Canal+ et Spotify - Le Figaro, 07/12

David Guetta lance son application Spotify - Zikeo, 29/11

Podcasts : des programmes à la carte pour oreilles baladeuses - Télérama, 01/12

Industrie musicale

Top 10 des personnes qui ont changé l'industrie musicale en 2012 (et 1 de plus) - I-cone, 21/12

Le Virgin Megastore des Champs-Elysées pourrait fermer - 20 minutes, 19/12

Alexandre Sap "Du Rock & des Marques" - Darketing, 17/12

Le Pack du zikos : un guide de survie pour musicos - IRMA, 06/12

Un label, à quoi ça sert? : Trois questions à Pascal Bussy - France 3 Bretagne, 06/12

samedi 5 janvier 2013

Electric to me turn : chanson de la semaine #108



Electric To Me Turn est le premier titre de l'album The Electric Lucifer de Bruce Haack, enregistré en 1968-69 et sorti en 1970. Musicien d'origine canadienne, pionnier de la musique électronique, Bruce Haack (1931-1988) jouait d'un synthétiseur moog et utilisait pour la voix, l'un des premiers prototypes de vocoder, construit par lui-même, baptisé Farad en hommage au scientifique Michael Faraday (1791-1867), auteur de travaux fondamentaux notamment en électromagnétisme.



Electric to me turn this night
Reflecting universal light
All I knew that should be true
Is reality in You

Turn
Turn to me
Electric

Electric to me turn and see
The universe reflecting me
All I am would not be
Without your electricity

Turn
Turn to me
Electric

Powerlove is pulsing now
And time is in reverse
Our love is all it takes
to move the universe

Electric to me turn this night
Time will know a brighter light
Light of truth energy
Light of you - light of me -

Turn
Turn to me
Electric
Electric
Electric
Electric


Disponible à la médiathèque de Dole :
Bruce Haack, Farad, the electric voice (compilation), Stones throw, 2010.

Wikipédia - Bruce Haack - Vocoder -

vendredi 4 janvier 2013

Les playlists 2012 du Music Spy Club de la Bibliothèque Vapor Vell de Barcelone

Vases communicants. Saison 3, épisode 1
Après une année d'échanges avec Marianna Zsoldos, bibliothécaire musicale à Eger (Hongrie) et blogueuse sur Hangtarnok - Boldog új évet, Marianna! -, nous retrouvons pour cette 3e édition des Vases communicants, la team des Musictecaris catalans du blog Ampli - Feliç any nou, Marta, Josep, Julian !

***

La Bibliothèque de Vapor Vell à Barcelone organise depuis 2006 des séances d'écoute collective, à raison de 8 rendez-vous par an. Ces séances sont animées chaque fois par le spécialiste d'un courant musical (pop, jazz, musiques de film, avant-garde, folk, contemporain, electronica, rock...).
L’évènement s'appelle le MUSIC SPY CLUB et nous l'avons déjà présenté ici. Et comme la Bibliothèque de Vapor Vell est aussi l'une des premières bibliothèques à avoir ouvert un compte sur Spotify (cf. l'article de l'ACIM), les playlists de ces sessions sont disponibles en ligne.

Laissons à présent  la parole à Julian Figueres (AKA Director Wilkins) de la Bibliothèque Vapor Vell de Barcelone pour nous présenter ces playlists et leurs auteurs :
Si cela vous intéresse, nous réalisons les playlists de sessions du Music Spy Club en utilisant Spotify. Ces playlists ne sont pas parfaites parce que tous les disques ne sont pas référencés dans le catalogue de Spotify, soit parce qu'ils sont trop récents, trop vieux, ou trop rares. Mais nous comptons les actualiser dans le courant de l'année.
Voici les trois playlists du dernier trimestre 2012.


La playlist de Miqui Puig


Une playlist pop, joyeuse et facile (du moins s'en donne-t-elle l'air.) Le goût de Miqui le porte vers les chansons courtes, avec un chorus parfait et un bon agencement entre musique et paroles. Toujours à la recherche d'une approche émotionnelle de l'art de l'écoute.
Miqui Puig est un chanteur et un musicien catalan espagnol né en 1968. Après un passage dans le groupe Los sencillos, il poursuit sa carrière en solo. Il est également DJ et se produit dans des festivals importants (Sonar, Primavera Sound). Acteur occasionnel au cinéma, il participe également à des émissions télévisées, notamment en qualité de jury dans l'émission Xfactor.

- Article Wikipédia -
miquipuig.com/
Ampli : Music Spy Club amb Miqui Puig



La playlist de Kiko Amat

Une playlist au goût de pop et de rock, naviguant entre années 70 et années 80. Kiko présence les références musicales citées dans son dernier livre Eres el mejor, Cienfuegos. Ces principales obsessions sont : comment faire intelligemment une chanson politique, et comment apprécier la vie sans pression.
Kiko Amat est un romancier et un journaliste espagnol né à Barcelone en 1971. Il se produit également comme DJ. La critique le qualifie de romancier pop. 
- Article Wikipédia -
kikoamat.com/
Ampli : Kiko Amat al Music Spy Club




La playlist de Miguel Angel Blanca (du groupe Manos de Topo)

Une playlist singulière, en accord avec la nature de Miguel Angel Blanca et de son univers musical. Des pop songs mélodiques, pleines d'émotions sucrées mélangées avec des paroles les plus bizarres.
Manos de Topo est un groupe indie pop formé de quatre musiciens et fondé en 2005. Miguel Ángel Blanca en est le chanteur et le guitariste.
- Article Wikipédia - Manos de Topo filmé par La blogothèque -
manosdetopo.com/
AMPLI : Kiko Amat al Music Spy Club



mercredi 2 janvier 2013

Boil the frog, ou l'art subtil de la transition musicale

Avertissement : Faire bouillir la grenouille est seulement une expression, une image. Un peu comme Donner sa langue au chat. Il ne faut pas le faire en vrai !
Le site Boil the frog, (en français Faire bouillir la grenouille) part d'une expression bien connue des anglo-saxons :  Si l'on essaie de mettre une grenouille dans l'eau bouillante, elle réagira tout de suite et sautera pour s'échapper, mais si on la plonge dans l'eau froide et que l'on augmente la température progressivement jusqu'à ébullition, la grenouille ne s'apercevra pas du danger, et finira cuite au court-bouillon. Cette histoire est utilisée comme la métaphore de l'incapacité des gens à réagir à des changements graves et importants lorsque ces changements se produisent progressivement.
Pour utiliser Boil the frog, il faut taper deux noms d'artistes, l'application génère alors une playlist reliant ces deux références. Le résultat tient du cadavre exquis musical.
Développé par Echonest, Boil the frog repose sur le site Rdio. Les abonnés à ce service de streaming peuvent écouter les chansons en  intégralité, sinon l'écoute se limite à des extraits de 30 secondes.



La playlist de Miles Davis à David Guetta, attention, ne reproduisez pas cela chez vous !

Une arme de destruction tympanique
Quelques tests pour faire bouillir le limaçon (ou la cochlée de l'oreille) :
Des usages (plus) pacifiques
Bien d'autres parcours sont possibles avec ce moteur de morphing musical  : on peut inverser le processus, et utiliser Boil the Frog en partant de la pop music mainstream, pour aboutir à la musique savante contemporaine : de Lady Gaga à Pierre Boulez, de Justin Bieber à Karlheinz Stockhausen.
On peut encore utiliser cette chaîne continue d'artistes similaires, pour naviguer dans la longue traîne (long tail) théorisée par Chris Anderson, et partir de Britney Spears pour arriver au groupe de ska The Selecter, en passant par Pink et No Doubt.


source du graphique : amazon.com

http://static.echonest.com/frog/

source : Music Machinery

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