dimanche 24 février 2013

[vidéo] Musique, web et nouvelles pratiques d'écoute sociale

Une table ronde sur les pratiques d’écoute musicale à l’heure du web social a été programmée le 19 février dans le cadre de la Social Media Week (18-22 février 2013, Paris).
L’évènement organisé par Rémi Prieur (Consultant PR, La Netscouade) et présenté par William Réjault (journaliste), réunissait plusieurs acteurs de l'industrie musicale et du numérique :
  • Guenael Geay, Directeur Marketing International, Universal Music France / Polydor
  • Yann Thebault, Directeur Général Europe du Sud, Spotify 
  • Antoine El Iman, Co-fondateur, Noomiz 
  • Guillaume Jouannet, Co-fondateur, Evergig 
"Quels sont les nouveaux usages et les nouvelles expériences musicales rendues possibles par le digital ? Quelles stratégies mettent en place les acteurs traditionnels du monde de la musique ? Quelles interactions existent avec les « pure players » de la musique sur le web ?"


source : Social Media Week

Notes prises en visionnant la vidéo.

William Réjault, l'animateur de la table-ronde pose des questions successivement aux 4 intervenants :

Yann Thebault : Chez Spotify l’aspect social est prépondérant. Ça fait partie de notre ADN. On insiste beaucoup sur cet aspect là. Aujourd’hui la plupart des gens font confiance à leur réseau pour découvrir de nouvelles musiques, grâce à l’intégration que l’on a avec Facebook. La découverte musicale personnalisée était une demande forte. On a décidé de placer la découverte musicale au centre de l’application. On a mis en place un onglet découverte. Il y a un nouvel onglet : l’onglet follow qui permet de s’abonder à des profils d’artistes, de célébrités, d’influenceurs. Lady Gaga est présente, elle a la possibilité de communiquer avec ses fans, sur la sortie d’un nouvel album, par notification sur le mobile, ou sur coup de cœur en envoyant une playlist. L’enjeu est de permettre à des artistes de communiquer plus intensément avec leur fanbase. Spotify est à la fois au service des utilisateurs et des artistes. Il y a plus de 60 applications sur Spotify (par exemple : le label Blue Note.) Les gens nous sollicitent avec leurs idées. Nous sélectionnons les projets. Nous veillons à ce qu’il n’y ait pas trop d’applications sur la même thématique pour offrir un service assez large.
Question : Comment les artistes utilisent les réseaux sociaux ? 
Réponse de Guenael Geay : Chez Universal nous avons 2 artistes qui fonctionnent à l’opposé : L’une communique beaucoup : Lady Gaga. L’autre ne communique pas : Mylène Farmer
Question : Comment fait-on dans une maison de disques avec un artiste qui choisit de communiquer lui-même ou de ne pas communiquer du tout ? 
Réponse de Guenael Geay : Lady Gaga (qui a 26 ans) est une artiste internationale>. Elle a son label Interscope, sur lequel on a pas la main. Elle dit : « Je suis une marque. Travaillez-moi comme une marque ». Son principe : parler en direct avec ses fans, les abreuver de messages, d’informations. Mylène Farmer, c’est l’opposé : c’est le culte du mystère sur le principe de « Less is more ». Elle considère que ses fans véhiculent mieux les idées et les principes qu’elle-même. L’omniprésence de l’artiste comme avec Lady Gaga comporte un risque de burn-out : l’artiste peut se brûler en 3, 4 ans. Ça dépend de la fréquence : on peut être extrêmement communiquant à une période donnée et ralentir la cadence à une autre. Il y a besoin de respirer à un moment donné et de marquer des temps de pause.
Question : Est-ce que vous, maisons de disques, servez encore à quelque chose ? Quel est votre rôle en 2013 ? 
Réponse de Guenael Geay : Le rôle d’une maison de disque est vaste : la distribution, la promotion, le marketing, il y a plusieurs rôles. Une artiste comme Lady Gaga, dont 75% de son chiffre d’affaire est fait grâce aux ventes physiques a tout intérêt à être en maison de disques. Ce support là, elle ne pourra pas l’avoir en étant toute seule. Par contre est-ce qu'un artiste qui décide de faire uniquement du digital a vraiment intérêt à travailler avec une maison de disques ? Tout dépend des connaissances qu’il a du marché. Est-ce qu’il a son propre réseau ? Est-ce qu’il sait comment travailler un disque pour qu’il passe en radio ? A-t-il les bons contacts en presse ? A-t-il a un tourneur ? A-t-il a un bookeur ? Toutes ces choses font qu’un artiste existe. S’il n’a pas tout ça oui, oui il a besoin d’une maison de disques.

Présentation de Noomiz par Antoine El Iman : Le rôle de Noomiz est de détecter de nouveaux artistes, d’aider les artistes à être sur les réseaux sociaux. On travaille essentiellement sur Facebook via des applications, avec une activité de social marketing. Construire des expériences pour les fans qui vont permettre de promouvoir un artiste et ses produits (albums, concerts), ou de créer de la valeur chez le label, en incitant les fans à s’inscrire à des newsletters (un canal de transmission de l’information au consommateur ultra efficace). Viraliser (Faire buzzer) un message, et collecter des data via un jeu concours ou la mise à disposition d’un contenu exclusif. (ex. La Fouine / Sony  )
Question : Comment gagner de l’argent avec le social gaming ?
Réponse : avec les revenus publicitaires, l’achat de biens virtuels : exemple le jeu social avec la FOuine qui s'est déroulé d’octobre 2012 à janvier 2013. Le 1er objectif était la promotion de l’album (via la page facebook) , le 2ème objectif était de générer des revenus. Le concept est simple et  s’inspirait des albums Pannini : collectionner des cartes, ici des photos ou des vidéos de l’artiste. Pour les gagner, les fans doivent jouer à une galerie de mini-jeux. Possibilité d’échanger les cartes avec d’autres joueurs et possibilité d'achat de biens virtuels.
Question : Tu penses que ça pourrait marcher avec de la vraie musique ? (ironie)
Réponse : Pour cette opération, il nous fallait un artiste qui ait plus d’un million de fans. On s’est posé des questions : Est-ce que ses fans sont prêts à rentrer dans un principe de collection ? Qu’est-ce qu’on donne, qu’est-ce qu’on demande aux internautes. On réfléchit à cette transaction pour qu’elle soit acceptable, qu’il y ait du consentement naturel. Résultat : 130 000 joueurs ont participé.

Guillaume Jouannet présente Evergig : « Ce soir le concert est filmé par vous ». L'idée est de demander au public de filmer. C’est parti du constat que les gens filment, les gens veulent avoir un souvenir du concert par des photos, vidéos.
Exemple.: le concert de The Young Professionals au Trianon. Plus de 360 vidéos ont été récoltés. Cela suppose des accords avec Universal, Sony, Warner. On reçoit la bande-son HD du concert. Toutes les vidéos sont synchronisées.
Question : Quel a été l'accueil par les majors ? 
Réponse : Très bon accueil. Car il y a valorisation : on améliore l’expérience de l’utilisateur. La présence de l’artiste est valorisée avec des contenus UGC. Les artistes restent propriétaires du master final.
Quels revenus pour les musiciens ? 
Les revenus sont générés par la publicité L’idée est de créer du lien entre l’artiste et les fans par le Live. Participer à une œuvre impliquante et collaborative. Evergig a la préoccupation de respecter aussi les gens qui ne filment pas. Baisser la luminosité des appareils qui filment (éviter de filmer avec des tablettes). Evergig sera bientôt ouvert aux artistes non-signés. Une vidéo Evergig peut être une carte de visite pour les artistes émergents.

Question à Yann Thebault (Spotify) à propos de la rémunération faible des artistes sur Spotify. 
Réponse : 500 millions de dollars ont été reversés aujourd’hui aux ayants-droits depuis la création de Spotify. Le service est encore récent. Les revenus vont augmenter avec l’arrivée de nouveaux utilisateurs.
Question : Imaginez-vous des exclusivités sur Spotify ? Un album inédit ? 
En Suède le groupe Cazzette a décidé d’être distribué exclusivement sur Spotify. Il est arrivé n°10 du top Billboard grâce à une présence sur Spotify. Spotify propose des pages biographiques. Mais notre démarche est de répondre à l’attente des consommateurs via l’analyse de ce qu’ils écoutent. La découverte musicale est maintenant centrale chez Spotify. En fonction de qui vous écoutez, de qui vous suivez, de qui vous êtes fans, qu’on va pouvoir vous proposer la meilleure musique qui répond à vos attentes.
Guenael Geay : En 2013, même si des artistes se plaignent, on ne peut plus faire sans le digital, sans le streaming, on a plus le choix. C’est l’endorsement (utilisation d’une personnalité ou d’une célébrité pour véhiculer l’image d’un produit, d’un évènement  d’un service ou d’une marque.), le merchandising. La musique est une clé pour accéder à d’autres sources de revenus, mais n’est plus une source de revenus en tant que telle. Les gains du streaming sont faibles, mais supérieurs au téléchargement illégal. Le streaming donne l'avantage de l’exposition, c'est un moyen d’avoir de la visibilité. Il faut envisager le partenariat, ou le sponsoring. C’est aux artistes de revoir le métier. Les deals que l’on a aujourd’hui avec les artistes ne sont pas les mêmes qu’il y a 10 ans.

Question : Antoine , tu travailles avec des artistes qui ne sont pas signés (par un label), qu’est-ce que tu leur proposes ? 
Antoine El Iman : La plateforme Noomiz fournit des outils digitaux à des artistes (98% des 25 000 artistes présents sur Noomiz n’ont pas de label, ou de tourneur). En 2008, 2009 lorsque l’on a vu que MySpace commençait à décliner, on s’est dit qu’il y avait quelle chose à faire. On propose aux artistes, une page Web très simple à faire, sans aucune notion de code, sans aucune notion de design pour diffuser leur musique avec une URL qui leur est propre. Ensuite, on s’est dit qu’on ne voulait pas faire de Noomiz un carrefour d’audience. Facebook explosait et autorisait des développeurs de sociétés tierces à implanter dans Facebook des applications. On a donc proposé aux artistes de Noomiz de présenter leur musique sur Facebook parce que le public était là massivement. On a créé des players exportables particulièrement adaptés à Facebook . ça c’étaient les premiers services que l’on proposait aux artistes. On allait les recommander : pas juste aux gens qui écoutent de la musique, parce que ces gens là vont sur Spotify et sur Deezer. Mais les recommander en s’adressant à des gens qui aiment découvrir la musique avant les autres, on adresse à cette petite niche de gens qui aiment être en avance, c'est le cas notamment des professionnels, car leur métier est de faire découvrir la musique au plus grand nombre. On a une technologie qui analyse ce que les gens écoutent sur Noomiz, qui analyse les signes d’adhésion (plus que des volumes) : s’ils écoutent jusqu’au bout, s’ils réécoutent, s’ils partagent, s’ils mettent dans des playlists, etc. On a personne pour éditorialiser, pour dire voilà la bonne musique pop d’aujourd’hui, en revanche on va vous recommander la musique que ceux qui aiment la pop ont aimé ces derniers jours.

Question à Guenael Geay : Qu’est-ce qui a changer en 2013 ? Qu’est-ce qui est vraiment utile pour ton travail et qui n’existait pas il y a 12 ans ? Qu’est-ce qui reste à développer ?
Guenael Geay : Tout est devenu plus technologique et digital. Pas de Blackberry, pas d’Iphone. On a inclus le digital dans nos plans. Le travail avec les marques. On inclut le 360 (tournée, merchandising). La forme a changée ; le fond reste le même.

Question à Yann Thebault : Quelle prospective pour Spotify ? Que sera Spotify dans 10 ans ? 
Yann Thebault : Chez nous, sur les 18-24 ans, on a réussi à faire baisser le téléchargement illégal. Les modes de consommation évoluent. La propriété n’est plus vraiment à l’ordre du jour. L’idée est de faire écouter de la musique en la louant et la partager facilement. A terme, tout le monde aura accès à sa musique depuis son téléphone portable.
Question : Comment tu utilises Spotify ? Est-ce que tu partages ? Est-ce que tu veux que tes amis sachent que tu as écouté le dernier Madonna ? 
Yann Thebault : J’essaye de montrer l’exemple. j’assume ce que j’écoute. J’ai des enfants, donc parfois ça peut prêter à confusion. C’est une manière sympa de s’ouvrir et de faire partager le plus de choses possibles. Ensuite avec l’écoute privée, on a aussi la possibilité de ne pas partager tout ce qu’on écoute. Libre à chacun de faire comme il veut.

Question à Antoine El Iman : Comment réagissent les artistes, quand on leur dit ; on va créer des applications pour faire découvrir ta musique ? On est très loin du métier d’artiste. 
Antoine El Iman : La perception de l’artiste est très variable. Certains embrassent les nouvelles technologies, s’impliquent sur les réseaux sociaux et sont plutôt en demande. Avec ceux-ci on va faire des opérations sur mesure. Exemple : Zazie ou Lilly Wood & The Prick.

Question à Guenael Geay : A part vendre des disques est-ce que le retour (feedback) des fans a un intérêt artististique ? 
Guenael Geay : Complètement, ça a changé la manière dont on produit. Les gens vont plus vite dans leur manière de consommer, d’appréhender, de découvrir la musique. Les gens veulent de la nouvelle musique, ils sont plus éclectiques. Il y a moins de chapelles, moins de barrières, qu’il y a 10 ans. Passer de la dance au rock c’était plus compliqué que ça ne l’est aujourd’hui. Au final, on est amené à produire beaucoup plus vite et beaucoup plus souvent. Plus on laisse de temps entre deux albums, plus les gens zappent, passent à autre chose. On perd le momentum. C’est beaucoup plus difficile pour un artiste aujourd’hui d’avoir une carrière sur le long terme. Quand on regarde les meilleures ventes de disques sur les dernières années on s’aperçoit que dans le top 20 : aucun artiste a plus de 10 ans de longévité. Il n’y a que des artistes qui on moins de 3 ans de carrière. Les artistes suivent leurs fans, voient les commentaires, choisissent le single en fonction. La musique c’est créer, mais y a une grosse partie qui consiste à répondre à une demande. Beaucoup d’artistes qui fonctionnent répondent simplement à une demande.

***

Cette question des nouvelles pratiques sociales de la musique à l'heure des médias sociaux sera également au programme d'un atelier lors des prochaines Rencontres Nationales des Bibliothécaires Musicaux organisées par l'ACIM à Bordeaux / Mérignac, les 25 et 26 mars prochains. 
Nous en reparlerons prochainement.

dimanche 17 février 2013

The List (My Favorite Song) : chanson de la semaine #113


Ariel Pink (Ariel Marcus Rosenberg), né en 1978, est un artiste basé à Los Angeles. Avec son groupe de pop expérimentale Ariel Pink's Haunted Graffiti il s'est construit depuis 2002 une discographie conséquente : une dizaine d'albums, sans compter les EP, singles et compilations.

Les deux derniers albums Before today (2010) et Mature themes (2012) édités sur le label 4AD sont particulièrement aboutis et inventifs.

Tenter de décrire la musique d'APHG et d'en définir les influences équivaut à dresser la liste des ingrédients nécessaires à la préparation du minestrone : un inventaire de 50 ans de pop music, du soft rock mélodique (Beach Boys, Bee Gees, Fleetwood Mac), à la cold wave (The Cure, Joy Division), du art - prog - kraut - glam rock des années 70 (Frank Zappa, Caravan, Pink Floyd, Can, David Bowie, Roxy Music) à l'électro-funk des années 80 (Prince)... liste encore très incomplète.

La chanson The List (My Favorite Song) est tirée de son 1er album FF>> (2002)




This is my favorite song
The List

When the song became my favorite song
I wrote the list, it sat on top
For weeks it pushed the others down down
But I never reached the bottom, of the list
And I would cry and cry, cause it would lie and lie
And i would cry and cry, cause it would lie and lie

Fast forward one month

When the song became my favorite song
I wrote that list with it on top
For weeks it pushed my favorite song down
Second, third, and fifth, but I never reached the end of that list

Time has torn that list to pieces, I know
And I would cry and cry, cause it had lied and lied
And I would cry and cry, cause it had lied and lied

Why did that song have to lie to me?
Why couldn't it be just another?
It was the wrong song as long as the list went on (x9)

For years I put my faith in print
As if the truth could be discovered there
My list could hold my soul intact
Like paintings, like photographs

Why did my song have to lie to me?
Why couldn't it be just another?
It was the wrong song as long as this went on (x5)
And I never should have put my favorite song on the list (x7)



Ariel Pink - Wikipédia - Allmusic - Discogs -

lundi 11 février 2013

Les 20 applications musicales Facebook les plus populaires

Lancé en 2008, Facebook Connect permet aux utilisateurs du réseau social de se loguer directement sur des sites tiers grâce leur identifiant Facebook. Une fois connectés sur ces sites, les utilisateurs peuvent accéder aux contenus de leurs amis Facebook, poster et mettre directement à jour leur profil.
En septembre 2011, Mark Zuckerberg annonçait lors d'une conférence l'arrivée de la musique en streaming sur Facebook avec 15 nouveaux partenaires dont Deezer, Rdio, Vevo et Spotify.
On comprend aisément l'enjeu pour les sites musicaux d'être partenaires de Facebook : C'est le deuxième site le plus consulté après Google, avec plus d'un milliard d’utilisateurs dans le monde dont 26 millions utilisateurs en France.
Un an après, le magazine américain Billboard dresse un premier bilan de cette intégration, en établissant la liste des applications musicales les plus populaires proposées sur l'espace applications (appcenter) de Facebook.



Nous présentons ci-dessous les 20 applications les plus utilisées dans le monde. Toutes ne sont pas disponibles en France. Quelques remarques liminaires sur la composition de cette liste :
  • Spotify domine sans partage les autres applications avec 24 millions d'utilisateurs par mois, contre 4,1 pour IHeartRadio (service quasiment inconnu en France) et 3,4 pour Deezer (qui inversement n'est pas présent sur le marché US).
  • Le succès des  services de partage de playlists : 8tracks, Vagalume, Playlist.com, Songza)
  • La présence des services Direct-to-fans comme BandPage, Bandsintown, Reverbnation et des plateformes de diffusion audio : Mixcloud, Spreaker
  • La musique sur Facebook est souvent localisée avec des services parfois zonés sur certains pays (USA, Inde, Turquie, Brésil ...) 
  • L'absence de certaines applications : Pandora, n°1 des web radios aux USA ou encore Youtube, pourtant poids-lourd du streaming, mais propriété de Google.  
  • Enfin les applications Shazam et Soundcloud populaires en Europe sont bien présentes sur le Facebook appccenter mais ne figurent pas dans ce palmarès. 

Spotify
Spotify est un service de streaming suédois lancé en 2008 avec un catalogue de 20 millions de titres. Il annonce 20 millions d'utilisateurs dont 5 millions d'abonnés payants. Plateforme très innovante, Spotify intègre plus d'une soixantaine d'applications tierces que nous avons déjà  présentées en détail.
http://www.spotify.com/fr/


iHeartRadio
Créée en 2008, iHeartRadio est une plateforme aggrégant plus de 800 stations de radios. Le site permet également de créer des radios personnalisées, sur le modèle de Pandora, à partir d'une base de 400 000 artistes et d'un catalogue de 11 millions de titres. Ce service est disponible uniquement aux USA.
http://www.iheart.com/


Deezer
Deezer est la plateforme de streaming la plus populaire en France, avec un catalogue de 20 millions de titres, 26 millions d'abonnés dans le monde (dont 2,5 millions payants). Créé en 2007 sous le nom de blogmusik, le service ferme sous la pression de la SACEM, pour ré-ouvrir peu après, il assurera son développement en signant des accords avec les majors et les sociétés de protection des ayants droit. En 2010, Orange devient actionnaire de Deezer, et inclut le service dans ses offres d'abonnements. En 2012, Deezer est présent dans 88 pays dans le monde (mais pas aux USA).   "Dans 99% des pays, nous sommes la seule plateforme de musique connectée avec Facebook. Cela nous donne un facteur d'émergence gigantesque." déclarait Axel Dauchez, DG de Deezer au Figaro en 2011 (source).
http://www.deezer.com/fr/


BandPage
"BandPage is used by musicians to share music, videos, photos, touring schedule and more with their fans"
Bandpage est l'application permettant aux artistes de réaliser leur fanpage sur Facebook.
https://www.bandpage.com/


Bandsintown
"Get local live music and concert recommendations for your town."
Bandsintown est une application dédiée à la musique live. Pour les fans, elle permet de faire de rechercher les concerts de leurs artistes préférés en se basant sur leurs goûts et leur localisation. Pour les artistes, Bandsintown est une plateforme promotionnelle où ils peuvent vendre des billets, et mettre à jour Facebook, Twitter, MySpace, etc.
http://www.bandsintown.com


ReverbNation
ReverbNation est une plateforme promotionnelle pour les artistes et les groupes indépendants. On peut s'y inscrire comme fan, ou comme musicien. L'application prend en compte la localisation de l'utilisateur. Similaire à Bandcamp, Myspace, Noomiz. 2,75 millions de musiciens, labels, professionnels de la musique sont inscrits sur ReverbNation.
http://www.reverbnation.com


Songza
Songza est un service de streaming et de recommandation seulement accessibles aux USA et au Canada. Le service propose différentes playlists en fonction, de l'humeur, du moment de la journée et de l'activité (travail, sport, détente, etc.).
http://songza.com


Vevo
Vevo est un site de vidéos musicales appartenant aux majors Universal Music Group et Sony Music et Abu Dhabi Media. Rival d'MTV network, il propose une catalogue de 50 000 vidéos également diffusées sur Youtube
http://www.vevo.com/


Jango
Créé en 2007, Jango est un site de streaming gratuit qui permet de créer et de partager des stations de radio personnalisées : la saisie du nom d'un artiste génère une playlist d'artistes similaires. Disponible en application Android et IOS.
http://www.jango.com


MixCloud
Similaire à Soundcloud, Mixcloud se présente comme une plateforme d'hébergement audio de "cloudcasts" incluant des programmes radio, des DJ mixes et des podcasts.
http://www.mixcloud.com/


Vagalume Playlists
Plateforme musicale brésilienne, Vagalume permet de créer et de partagre des playlists. L'application est utilisée par plus de 500 000 personnes.
http://www.vagalume.com.br/


8tracks
Créé en 2008, 8tracks est une plateforme de playlists (composées de 8 titres minimum) avec des fonctionnalités de réseau social. Les membres uploadent les chansons sur le site ou les puisent dans la base Soundcloud, official.fm, Free Music Archive
http://8tracks.com/


Slacker Radio
Slacker est un service de radio interactive uniquement disponible aux USA et au Canada. EN 2011, le service annonçait 26 millions d'utilisateurs, pour un catalogue de 8,5 titres.Slacker propose aussi plus de 200 stations thématiques.
http://www.slacker.com/


TuneIn
TuneIn est une plateforme agrégant plus de 70 000 stations de radio et plus de 2 millions de programmes à la demande (podcasts, concerts, interviews)
Ce service est déjà proposé sous forme d'application sur iOS,Android, BlackBerry, Samsung, et Windows Phone
http://tunein.com/


TTNET Müzik
TTNET Müzik est le service musical du principal fournisseur d'accès à Internet turc : Türk Telekom.
http://www.ttnetmuzik.com.tr/


MetroLyrics
MetroLyrics est une base de données canadienne constituée de plus d'un million de paroles de chansons, concernant plus de 20 000 artistes. Présente sous forme d'application elle intègre d'autres services, comme l'identification musicale, un player audio et des agrégations de contenus (biographies, vidéos, discographies.)
http://www.metrolyrics.com/


Playlist.com
Fondé en 2006, Playlist.com (Project Playlist) est un site permettant d'écouter, de créer et de partager des playlists musicales.
D'abord en conflit avec les majors, Playlist.com a signé des accords en 2009 avec EMI et en 2010 avec Universal Music Group et Warner Music Group pour des montants non divulgués. Le site a enregistré plus de 50 millions d'utilisateurs en 2011.
http://www.playlist.com/


MOG
MOG (Music on the go) a été fondé en 2005. A l'origine, il s'agissait d'un réseau social de blogs musicaux (plus de 1300 blog affiliés). Après un partenariat avec Rhapsody, MOG lance un service de streaming en 2009 avec un catalogue de plus de 15 millions de titres. MOG est aujourd'hui seulement disponible aux USA et en Australie.
https://mog.com/


Rdio
Rdio est un service de streaming sur abonnement annonçant un catalogue de plus de 12 millions de titres. Le service a été créé par les fondateurs de Skype, Niklas Zennström et Janus Friis.
Rdio propose actuellement une offre gratuite et sans pub en France pendant 6 mois.
http://www.rdio.com/


Spreaker
"Create your live podcast with Spreaker."
L'application propose de devenir le DJ et l'animateur de sa propre radio. L'utilisateur dispose d'une table de mixage pour gérer la voix, et la programmation avec plusieurs effets spéciaux. Spreaker permet la diffusion des programmes en direct ou en différé (podcast).
http://www.spreaker.com/




source : billboard.com

dimanche 10 février 2013

A Brassens : chanson de la semaine #112

Jean Ferrat et Georges Brassens le 16 mars 1969 sur le plateau de L'Invité du Dimanche sont interviewés par Jean-Pierre Chabrol à propos de l'engagement politique dans la chanson.

Suite à cette émission, Jean Ferrat sera interdit de télévision pendant 3 ans.




A Brassens (Barclay, 1963), chanson écrite, composée et interprétée par Jean Ferrat (1930-2010) en hommage à Georges Brassens (1921-1981)



Est-ce un reflet de ta moustache
Ou bien tes cris de "Mort aux vaches!"
Qui les séduit
De tes grosses mains maladroites
Quand tu leur mets dessus la patte
C'est du tout cuit
Les filles de joie les filles de peine
Les margotons et les germaines
Riches de toi
Comme dans les histoires anciennes
Deviennent vierges et souveraines
Entre tes doigts

Entre tes dents juste un brin d'herbe
La magie du mot et du verbe
Pour tout décor
Même quand tu parles de fesses
Et qu'elles riment avec confesse
Ou pire encor
Bardot peut aligner les siennes
Cette façon d'montrer les tiennes
N'me déplaît pas
Et puisque les dames en raffolent
On n'peut pas dire qu'elles soient folles
Deo gratias

Toi dont tous les marchands honnêtes
N'auraient pas de tes chansonnettes
Donné deux sous
Voilà qu'pour leur déconfiture
Elles resteront dans la nature
Bien après nous
Alors qu'avec tes pâquerettes
Tendres à mon cœur fraîches à ma tête
Jusqu'au trépas
Si je ne suis qu'un mauvais drôle
Tu joues toujours pour moi le rôle
De l'Auvergnat

La chanson de Jean Ferrat a été adapté en russe sur des paroles de Anri Volokhonsky et Alexei Khvostenko : Орландина (Orlandina). L'histoire d'une rencontre avec une jeune fille en pleurs, une nuit d'errance dans une ruelle sombre, et qui se révèle être le diable. La chanson est interprétée ici par le groupe de rock russe d'avant-garde Auktyon et le poète et auteur-compositeur Alexei Khvostenko (Hvost) (1940-2004). Une autre rencontre au sommet.


Références Wikipédia :
Jean Ferrat
Georges Brassens
Auktyon
Alexei Khvostenko

dimanche 3 février 2013

Le gars de Rochechouart : chanson de la semaine #111



Chanson écrite par Boris Vian, composée et chantée par Henri Salvador (1957).


Il est né
Dans un quartier tocard
Mal famé
Près de Barbés Rochechouart
Ses parents
Étaient pas bien méchants
Mais z'avaient pas d'argent
Et ce produit-là se reproduit pas
Chez les pauvre gens, alors
On l'a élevé dehors
Il régnait
Sur les gosse du quartier
A quinze ans
Pour plaire aux filles
Il chipait
La moto du mécano

Les jours se glissent
Les filles grandissent
Leurs yeux verts vous grisent
On fait des bêtises

Dans la nuit
Un triste soir de pluie
Il a pris
Pour épater Dany
Une bagnole
Qu'un type pas très mariole
Boulevard des Batignolles
Avait laissée sans la fermer
Près d'un café, alors
Il a foncé trop fort
Dans la rue
Un vieux bonhomme est mort
Et traqué
Par toute la ville
Affolé
Il est parti s'embarquer

Les nuits se traînent
Les filles ont de la peine
Mais elles oublient vite
Et l'amour vous quitte

Tout là-bas
Par le Guatemala
Y a un gars
Qui pleure quelquefois
La la la
La la la la la...

samedi 2 février 2013

Revue de presse, revue de blogs - Janvier 2013


Ariel Pink's Haunted Graffiti - Only In My Dreams


Culture musicale

Les cinq visages du rap français d'aujourd'hui - Slate, 27/01

Une histoire du rap en France (1) Années 1980-1990 : Entretien avec Karim Hammou - Samarra, 26/01

Les leçons du Collège de France sur la musique en vidéo : thématique : Musique, art, technique, savoir - IRMA, 26/01

François Bayle : 50 ans de musique acousmatique - Le son du grisli

Blablascopie : Jean-François Zygel - Klariscope, 12/01

Victor Jara : la justice du Chili ouvre les yeux - Libération, 11/01

Julien Blottière présente le blog collectif l’Histgeobox - ACIM, 09/01

Musique en bibliothèque, édition 2012 : présentation et sommaire - ACIM, 08/01



Musique numérique

Spotify: l’épopée de son - Libération, 29/01

Test Qobuz : le streaming en qualité CD tient-il ses promesses ? - Clubic, 18/01

Forget Twitter, SoundCloud Is Social Music's Rising Star - Read Write Play, 17/01

Le nouveau Myspace est disponible pour tous - Clubic, 15/01

Top 28 Facebook Music Apps: The New Generation - Billboard, 14/01

Bandcamp ouvre ses pages aux utilisateurs pour aider les artistes à booster leurs ventes D2F - TEAMS, 11/01

AutoRip : tout album acheté sur Amazon, offert en version MP3 - Actualitté, 10/01

Tuneefy, l'outil made in France qui révolutionne le partage de musique en streaming - Digitives, 09/01

My Major Company, le revers peu reluisant de la médaille - Le Point, 09/01

Soundiiz, pour convertir vos playlists Deezer / Grooveshark / YouTube - Fredzone, 08/01

Toute votre musique dans le cloud : quel service choisir ? - Clubic, 07/01

La musique enregistrée à l’heure du numérique – Florent AUPETIT - Web-revue des industries culturelles et numériques, 06/01

How music recommendation works — and doesn’t work - Brian Whitman @ variogr.am, 12/12/12



Industrie musicale

Un Midem le cul entre deux chaises (musicales) - La guerre du Bouton, 31/01

Au Midem, l'industrie de la musique vibre envers et contre tout - Le Monde, 29/01

Patrick Zelnik : souk culturel, offre séduisante pour Virgin - Actualitté, 29/01

Midem: Bilan Annuel du Snep : les chiffres clefs du marché 2012 - SNEP Musique, 28/01

Ces stars que les maisons de disques s'arrachent - Challenges, 22/01

Richard Stallman critique la vente de musique sur Internet - PCInpact, 22/01

Grande-Bretagne : HMV (His Master's Voice - La Voix de son Maître) placé en redressement judiciaire - Les échos, 16/01
conclusion de l'article : "Pour certains analystes, cependant, il n'y a tout simplement aucun avenir pour la vente de disques ou de DVD en dehors d'Internet."

Tribune du Syndicat des distributeurs de loisirs culturels (S.D.L.C.) : "L'offre culturelle en magasin est toujours une alternative à internet" - Actualitté, 11/01

Les ventes de disques trichent aux bacs - Libération, 07/01



Politique culturelle, régulation juridique

Aurélie Filippetti s'engage dans un Tour de France de l'éducation artistique et culturelle - Actualitté, 25/01

"Lex Google" : le monde de la musique veut sa part du gâteau - La tribune, 24/01

Réponse de la ministre de la culture à propos des partenariats public-privé de la BNF Questions à l'Assemblée Nationale, 29/01

Deux partenariats d'envergure conclus pour la numérisation et la diffusion des collections de la Bibliothèque nationale de France (BnF) - Portail du gouvernement, Investissements d'Avenir, 15/01

vendredi 1 février 2013

Girona12. Sona. Le son du silence

Vases communicants. Saison 3, épisode 2 
L'équipe d'Ampli, le blog des Musictecaris catalans, s'est agrandie l'an dernier avec l'arrivée d'un nouveau membre : Dra. Goldfoot.
Lidia est bibliothécaire musicale à la bibliothèque de Girona (en français Gérone). Elle nous propose de découvrir la scène musicale de sa ville et de sa région.


2012 fut l’année de la commémoration du centenaire de la naissance John Cage. Un compositeur resté célèbre pour sa pièce 4’33, structurée en 3 mouvements. Mais le travail de John Cage, comme la fonction d’une bibliothèque ne se limite pas au silence. Les bibliothèques, à l’heure de la crise et des restrictions budgétaires, ont besoin de se faire entendre.



Pour le blog AMPLI, que nous savons être un bon amplificateur de communication, les bibliothèques de Gérone (la bibliothèque Ernest Lluch, la bibliothèque Salvador Allende, la bibliothèque Antònia Adroher et la bibliothèque Just M. Casero) ont préparé Girona12 Sona : le son du silence : une sélection des groupes et des labels de la ville et de ses environs. Ces groupes ont été programmés à Gérone et à Salt et dans la région de Gironès, comme à l'Auditorium, la salle Tourmix, El Cercle, La Via, L’Estació Jove (L’espace Jeunes), L’Ateneu du 24 juin, la Mirona, et sur des festivals comme le Milestone, le Festivalillo et le Black Music festival.

Girona12 Sona. El So del Silenci,  la playlist




BONUS TRACKS

XTRNGR - TOGETHER (Discontinu records, 12)
Xtrngr est le projet du musicien barcelonais Kenny Perez. Son premier album est édité par le net label géronais Discontinu records. Together est constitué de huit plages de musique électroniques calmes et suggestives. Une IDM (Intelligent dance music) faite de mélodies distordues, de glitch, avec des rythmes syncopées et une atmosphère en suspension. Xtrngr participé à l’édition 2012 du festival Sonar. (Bandcamp)



Le numéro 274 de la revue Revista de Girona consacre un dossier complet aux scènes musicales géronaises : les musiciens et les labels dans différents styles, et des différentes villes de la province de Gérone dont ils ont émergé : de la ville même, mais aussi de Salt, Banyoles, La Bisbal, La Cellera de Ter, Sant Feliu de Guíxols, Vidreres, Celrà et l'Alt Empordà.



Le musicien allemand Peter Piek est également passé par la ville en 2012, où il a joué cette chanson.


Article original : Girona12. Sona. El So del Silenci
Vases communicants : El cinema inspira el rock

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