jeudi 19 juillet 2012

Le cinéma inspire le rock


Eyes Wide Blind Test #9 - Un quizz portant sur les reprises, emprunts, citations, remix, références et adaptations, d'un genre musical à l'autre, d'un média à l'autre, d'une langue et d'un continent à l'autre...



Rock et références cinématographiques
Chèr(e)s ami(e)s cinéphiles et érudits du rock, saurez-vous retrouver le nom du cinéaste et du film auquels il est fait référence dans chacune des six chansons suivantes ?

Les solutions du quizz sont en bas de page.

1. Scott Walker - The Seventh Seal (1969)


2. Billy Idol - Eyes Without A Face (1984)


3. Metallica - One (1989)


4. Gorillaz - M1A1 (2001)


5. The White Stripes - The Union Forever (2004)


6. Flaming Lips - Convinced Of The Hex (2008)


Solutions

1. Scott Walker - The Seventh Seal : Le septième sceau (Det sjunde inseglet) (1957), un film d'Ingmar Bergman
La chanson The Seventh Seal, telle une ballade médiévale, est une évocation précise du film suédois : il est question de la peste, d'une jeune fille condamnée au bûcher pour sorcellerie, d'un chevalier jouant aux échecs avec la mort, ... En décalage, l'orchestration à base de trompette, de choeurs et de guitare fait davantage penser à la bande-son d'un western spaghetti façon Ennio Morricone.
Chanteur, auteur-compositeur américain installé en Angleterre, Scott Walker, né en 1943, est un artiste culte. Malgré une renommée assez confidentielle, il a exercé une influence considérable sur les musiciens britanniques depuis les années 70, jusqu'à aujourd'hui : David Bowie, Marc Almond/Soft Cell, Douglas Pearce/Death in June, Billy MacKenzie/The Associates, David Sylvian, Julian Cope, Neil Hannon/The Divine Comedy, Radiohead, The Last Shadow Puppets. A l'instar de David Bowie, Scott Walker adapta également les chansons de Jacques Brel en anglais.
- Wikipédia - Scott Walker - Le septième sceau



2. Billy Idol - Eyes Without A Face : Les yeux sans visage (1960), un film de Georges Franju, avec Pierre Brasseur et Édith Scob, sur un scénario signé Boileau - Narcejac et Claude Sautet, adapté d'un roman de Jean Redon.
Dans ce film d'horreur sorti la même année que Psychose d'Alfred Hitchcock, un chirurgien est près à tout pour greffer un nouveau visage à sa fille défigurée. Refrain de la chanson : "Les yeux sans visage / eyes without a face / Got no human grace / your eyes without a face."
- Wikipédia - la chanson - le film



3. Metallica - One : Johnny s'en va-t-en guerre (Johnny got his gun) (1971), un film de Dalton Trumbo (réalisé d'après son roman, écrit en 1939)
L'histoire de Johnny s'en va en guerre ressemble à une mauvaise blague. Elle a pour cadre la Première Guerre Mondiale : Joe Bonham, un jeune soldat américain est très gravement blessé au combat : amputé des quatre membres, il perd également la vue, l'ouïe, et l'usage de la parole. Pourtant il est conscient. Comment et avec qui pourra-t-il communiquer? Le film, sorti en 1971, est un réquisitoire contre la guerre, en particulier contre le conflit au Vietnam, dans lequel les USA étaient alors engagés. Dalton Trumbo, le réalisateur fut l'une des victimes de la chasse aux sorcières dans les années 50, pendant le Maccarthisme, ce qui l'avait contraint à s'exiler au Mexique. Paroles : Now that the war is through with me / I'm waking up I cannot see / That there is not much left of me / Nothing is real but pain now. (Maintenant que la guerre en a fini avec moi / Je me réveille, je ne peux pas voir / Qu'il ne reste pas grand chose de moi / Rien n'est réel sauf la douleur désormais)
- Wikipédia - One (chanson) - Johnny s'en va en guerre

4. Gorillaz - M1A1 : Le Jour des morts-Vivants (Day of the Dead) (1985), un film de George A. Romero 
La chanson est basée sur un sample du début du 3ème volet de la trilogie des zombies de Romero : "Hello, hello, is anyone there ?" (Bonjour, bonjour, est-ce qu'il y a quelqu'un ?)

5. The White Stripes - The Union Forever : Citizen Kane (1941), un film de et avec Orson Welles
Âgé de 26 ans, Orson Welles réalise son premier un film, un chef d'oeuvre qui marquera l'histoire du cinéma mondial. L'histoire : un journaliste enquête sur les mystères de la vie de Charles Foster Kane, un magnat de la presse qui vient de décéder seul dans sa propriété de Xanadu, en prononçant ce mot énigmatique : « Rosebud ». "Sure I'm C. F. K. [Charles Foster Kane] / But you gotta love me / The cost no man can say / But you gotta love me" (Oui je suis C. F. K. / Mais tu vas m'aimer / Le prix à payer personne ne le connaît / Mais tu vas m'aimer)

6. Flaming Lips - Convinced Of The Hex : Portier de nuit (Il Portiere di notte) (1974), un film de Liliana Cavani, avec Dirk Bogarde, Charlotte Rampling. Le film qui fit scandale à sa sortie raconte les relations érotiques sado-masochistes entre une ancienne déportée et l'ex-nazi qui fut son bourreau. Wayne Coyne, le leader de Flaming Lips déclare à propos de la chanson : "This was our first successful attempt at merging a low-fi distortion jam with hi-fi computer overdubs. This was the first in a series of lyrics inspired by repeated viewings of the controversial film [...]. Its themes of submission and obsessions and cruelty and pleasure really put the zap on my sleep-deprived head." (C’était notre de notre première tentative réussie de fusionner une impro low-fi avec des overdubs informatiques hi-fi. Ce fut les premières d'une série de paroles inspirées par les visionnements répétés du film controversé Le Portier de nuit[...]. Ses thèmes portant sur la soumission, les obsessions, la cruauté et le plaisir avaient fini par tourner en boucle dans mon cerveau d’insomniaque.) [source : The factual opinion ]. "She submits and she donates / She gets out of her head / And she talks to the ceiling / You can hear what she said / She said / That's the difference between us."

Sources et références

Allociné : 50 chansons inspirées par le cinéma
Songfacts : Songs Inspired by Movies
Wikipédia : List of songs based on a film

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