mercredi 30 mai 2007

Les services de musique en ligne à destination des usagers des bibliothèques

Mise à jour : 10 octobre 2007 : nouveau service répertorié : Bibliomédias de la société CD Consulting

Depuis la fin de l'année 2006, la Médiathèque de Dole est abonnée à la Discothèque Naxos. Si vous êtes inscrit(e) à la Médiathèque de Dole vous pouvez ainsi accéder depuis votre ordinateur personnel à une collection de plus de 16 000 disques écoutables en streaming. Ce service est gratuit. Pour un rappel des modalités d'accès Naxos à partir du site portail de la Médiathèque, cliquer ici.
La Discothèque Naxos n'est pas la seule base de données de musique en service dans les bibliothèques, voici une première liste non exhaustive de ressources numériques en ligne proposées sur le marché. Dans ce domaine, la nature des ressources est diverse : musique enregistrée, partitions, documentation textuelle...

Alexander Street Press
Propose un large panel de bases de données de musique enregistrée, ainsi que des bases de données textuelles consacrées à la musique :

Contemporary World Music : une base de données de musique enregistrée en ligne dédiée aux musiques du monde. Agrège les catalogues complets de plusieurs labels spécialisés : Topic, Playasound, Budamusique, Air Mail Music, Manuiti, Crossing Records, Lyrichord World Music, Navras Records
Smithsonian Global Sound for Libraries (voir plus loin)
Classical Music Library : base de données de dizaines de milliers d’enregistrements de musique classique de la période médiévale à la période moderne. La base est complétée par des enregistrements de jazz et de musique du monde.
African American Song : une base de données musicale consacrée à la musique afro-américaine(jazz, blues, gospel) avec plus de 50 000 plages musicales.
American Song : consacrée au patrimoine de la chanson américaine.
Alexander Music Press édite également des bases de données textuelles consacrées à la musique comme Classical Music Reference Library (dictionnaires, biographies, encyclopédies sur la musique), The Garland Encyclopedia of World Music Online, Classical Scores Library (400 000 pages de partitions classiques), African American Music Reference (base de données de référence avec des bibliographies, discographies…)
Alexander Street propose toutes ces différentes bases de données en « pack » :
Music Online
http://alexanderstreet.com/products/music.htm

Bibliomédias
La société CDConsulting lance www.bibliomedias.net début novembre 2007
>"un catalogue numérique de 400 000 médias européens constamment renouvelé : audio, vidéo, audiolivre, image
>un catalogue de documents chronodégradables
>un catalogue numérique entièrement sécurisé, personnalisable et complémentaire aux collections physiques
> un catalogue numérique qui respecte les auteurs et les éditeurs
>un service entièrement compatible avec les systèmes informatisés de gestion de la bibliothèque et les portails documentaires."
Site web en construction ouverture prévue début novembre
Plusieurs bibliothèques déjà intéressées dont la bibliothèque départementale du Finistère
Un partenariat commercial avec l'agrégateur Believe qui intègre 100 000 titres (400 000 titres annoncés à terme, mars 2008)
Des éditeurs de renom annoncés au catalogue : Frémeaux, Harmonia Mundi, INA, archives de France Culture, peut-être Mondomix...
http://www.bibliomedias.net/devis/index.php

Database of recorded american music (DRAM)
Une base de données d'enregistrements sonores prposant les fichiers sons de plus de 1200 CD dans différents genres : musique classique, folk music, opera, jazz, country music, rhythm and blues, musique de scène, musique expérimentale, musique électronique, rock and roll , misique indienne des Etats-Unis.
http://dram.nyu.edu/

FreeHand Music (ex-Sheet Music Now)
Propose un catalogue de plus de 90 000 partitions téléchargeables.
Plus de
75 bibliothèques à travers le monde (USA, Royaume-Uni, Danemark, Autriche, Chypre…) sont abonnées à cette base de données dont la « Carnegie Library of Pittsburg». FreeHand Systems est partenaire de Naxos, et le service Freehand Music est associable à la Discothèque Naxos (Naxos Music Library)
http://www.freehandmusic.com/

Grove Music Online
Une encyclopédie musicale en ligne : 45 000 articles concernant des musiciens, des lieux, des instruments, des techniques, des genres et des styles, écrits par des auteurs de niveau universitaire, 5000 liens vers des images des sons, et d’autres sites de référence, 500 exemples de musique enregistrée. Grove Music Online est proposé par
CAREL
www.grovemusic.com/

Ithèque
Cette « bibliothèque sur Internet est développée par la société canadienne
Tonality. Le premier site à s’être abonné à ce service en ligne est la Médiathèque de l’Agglomération Troyenne. D’autres bibliothèques françaises et francophones se sont aujourd’hui abonnées : Bibliothèques de Tence, Saint-Jeures et Le Mazet-Saint-Voy, Médiathèque André Malraux de Lisieux, Réseau des médiathèques et bibliothèques de Montpellier Agglomération, Médiathèque de l'Alliance française de Shanghai, Bibliothèque de Langelier, Bibliothèque Le Prévost, Bibliothèque de Pointe-aux-Trembles, Bibliothèque de Rivière-des-Prairies.
L'offre d'Ithèque : "Musique enregistrée, Livres audio, livres électroniques, Vidéos, Jeux.
iThèque propose plus de 140 000 mp3 à écouter et à télécharger.
Le catalogue musical d’iThèque est composé de fichiers audio numérisés en format mp3. Les fichiers sont consultables en ligne en « streaming », via un lecteur compatible avec le format.
Ils peuvent également être téléchargés. Les modalités de téléchargement dépendent de la catégorie à laquelle les fichiers appartiennent:
• Les fichiers libres: une fois téléchargés, ils peuvent être conservés, copiés et transférés sans contrainte.
• Les fichiers protégés: ces fichiers sont rendus chronodégradables par une solution de gestion des droits numériques. Trois semaines après la date de téléchargement, ils ne peuvent plus être consultés. Ces fichiers ne peuvent être ni copiés ni transférés. "
La question qu’on se pose aujourd'hui : Les 140 000 fichiers musicaux proposés au catalogue Ithèque sont-ils désormais tous téléchargeables ? Car ce n’était pas encore le cas il y a quelques mois. Ils étaient alors accessible pour une écoute en streaming.

*A lire sur le site de l’ACIM : Montpellier... en ligne : Ithèque, un service de musique à distance proposé aux usagers des médiathèques de Montpellier Agglomération par Valérie Serre-Rauzet et Gilles Gudin de Vallerin
http://www.itheque.net/

L'extranet de la Médiathèque de la Cité de la Musique
"Le portail de la Médiathèque fédère l’ensemble des ressources en ligne et rend accessible le patrimoine sonore et audiovisuel. Il constitue un prolongement éditorial substantiel, en résonance avec la programmation de la Cité de la musique.. Sont accessibles dans leur version intégrale sur l'Extranet les documents numériques suivants :
*Concerts enregistrés à la Cité de la musique en audio et vidéo
*Notes de programme des concerts
*Conférences enregistrées à la Cité de la musique
*Documentaires vidéo et musiques filmées numérisés
*Guides d'écoute interactifs
*Dossiers pédagogiques illustrés d'exemples sonores
*Photos des oeuvres du Musée de la musique
"
Plus d'info
brochure d'adhésion à l'Extranet

Naxos Music Library (Discothèque Naxos)
La Discothèque Naxos est une base de données musicale en streaming consultable à distance
Ce service en ligne permet d'écouter la totalité du catalogue de l'éditeur phonographique Naxos, soit plus de 16 000 CD. représente environ 230 000 pistes audio disponibles. La discothèque Naxos s'enrichit de 500 nouveaux disques tous les mois. Ce service est aujourd'hui utilisé à travers le monde par plus de 750 bibliothèques (bibliothèques de conservatoire, bibliothèques universitaires et bibliothèques publiques) qui le proposent à leurs abonnés. En France, c'est la société
Abeille Musique qui gère les abonnements.
*A lire la présentation de la Discothèque Naxos sur Mediamus.
http://www.naxosmusiclibrary.com/home.asp


Naxos Music Library Jazz
Près de 20,000 plages musicales, Plus de 1,850 albums en ligne, Plus de 500 artistes de jazz référencés. Les labelsFantasy : incluant Prestige, Debut, Riverside, Stax, Volt, Specialty, Pablo et d’autres
http://www.naxosmusiclibrary.com/jazz/





OverDrive
OverDrive n’est pas un éditeur mais un agrégateur de contenus numériques (libres audio, livres numériques, musique et vidéos) implanté sur le territoire nord américain (USA, Canada). Ses clients sont les écoles, les entreprises et les bibliothèques. Le point fort d’Overdrive est d’abord les livres audio et les livres numériques. Concernant la musique, il agrège des références des catalogues Naxos et Magnatune. Deux exemples de bibliothèques abonnées au service OverDrive : la bibliothèque d'Ottawa et la San José Public Library

Les produits numériques concernant la musique sur le site d'Overdrive.
http://www.overdrive.com/


Prikosnovénie
"Le label français Prikosnovénie propose la musikothèque à l'attention des adhérents des médiathèques voir la version de démonstration du site http://www.prikosnovenie.com/medialibrairie.htm
Le label a choisi de ne pas mettre de chronodégrable car c'est un DRM qui empêche la lecture sur de nombreux lecteurs mp3, le téléchargement est complet mais sur 6 titres de l'album seulement, un icone indique si le disque est dispo dans vos bacs et l'adhérent peux venir l'emprunter chez vous. Bonne visite" (Arno Pellerin, responsable du label)

http://www.prikosnovenie.com/indexk.shtml




Smithsonian Global Sound for Libraries
Encyclopédie sonore en ligne consacrée aux musiques du monde et dédiée aux enregistrements ethnomusicologiques. Cette base de données est composée de plus de 35 000 pistes de musique, de voix enregistrée, de bruits… La base SGSL propose aussi en ligne les disques édités du label Smithsonian Folkways Recordings. Le service Smithsonian Global Sound for Libraries est proposé par l’éditeur Alexandra Street Press. Smithsonian Global Sound est aussi une plate-forme de vente de musique, dont la visite vaut le détour
(comme on dit dans le Guide Vert!) .
http://www.alexanderstreet.com/products/glmu.htm

Score on line
"Depuis le 1er juillet 2007, la Médiathèque de l'agglomération troyenne
propose un nouveau service en ligne (http://www.blogger.com/depuis) ; il s'agit d'un système de téléchargement de partitions, système mis au point par la société Score on line" (Louis Burle, Médiathèque de l'Agglomération Troyenne)
http://www.score-on-line.com/catalog.fr.php


TempOlia
Plate-forme de téléchargement de musique en bibliothèque, proposée par la société Euclydia. Elle propose de mettre à disposition des usagers de la discothèque le téléchargement gratuit de l'ensemble du catalogue les-independants.com. Voir cet article
http://www.euclydia.com/
http://www.les-independants.com/

mardi 29 mai 2007

L'ENSEMBLE DE CLARINETTES DU CONSERVATOIRE DE BESANCON EN CONCERT

sous la direction de Christian Peignier
A la Médiathèque de Dole
Jeudi 31 mai 20H30
Entrée gratuite


PROGRAMME

Prélude
*Suite Klezmer de Alexis CIESLA
Par l’ENSEMBLE DE CLARINETTES DE DOLE

1ère Partie
*Concerstück n°2 pour clarinette, cor de basset et piano de Félix MENDELSSOHN-BARTHOLDY
Solistes : Benoît TRAPEZAROFF clarinette, Célia DALLO cor de basset, Catherine LOURY, piano.
*Carnix de Serban NICHIFOR
Soliste : Didier VALLOT
*Sextuor de L. van BEETHOVEN arrangé pour Quintette de clarinettes
Nelson MALLEUS, Marie MARBACH, Antonin CANIPAROLINI, Guillaume MANGIN
*Ludus miror de P HINDEMITH pour clarinette et violoncelle
Thomas BULLE clarinette, Marie GILLY violoncelle
*Trio pour violoncelle, clarinette et piano de J BRAHMS (Extrait)
Marie GILLY, violoncelle, Didier VALLOT,
clarinette et Alexandre LOCATELLI, piano.
*Bug de B MANTOVANI
Benoît TRAPEZAROFF
*Quatre Pièces de BERG
Nelson MALLEUS clarinette
Lucas MALLEUS piano

2ième partie
ENSEMBLE DE CLARINETTES DU CONSERVATOIRE NATIONAL de REGION Du Grand Besançon
*Canzone de Giovanni GABRIELI 1608
*Sérénade en mib, K.375, Allegro final de W A MOZART
*Sonate en la mineur de B MARCELLO
soliste Célia DALLO clarinette contrebasse
*Partita de FARKAS
*Les Discussions invraisemblables du Salem’s bar à Brooklyn de Nelson MALLEUS
*« Bandonéon and Co » de Nelson MALLEUS

Les Caves font leur concerto

Les Caves sont un lieu de répétitions, mais aussi un lieu de formation, de découverte et de perfectionnement. Chaque année un programme de musiques actuelles extrait du travail de l’année est présenté à un nombreux public que la salle de la Fabrique ne pouvait plus contenir. C’est donc la scène du théâtre qui sera le lieu du succès pour la version 2007. Entrée libre.
Samedi 2 juin 2007, 21 H
Théâtre Municipal de Dole

Chiara Banchini et l'Ensemble 415 en concert le 17 juin à Dole


lundi 28 mai 2007

Les sites de recommandation musicale passés au test

Si vous aimez écouter ceci..., peut-être aimerez-vous écouter cela...
A lire sur Ratiatum, un dossier réalisé par Cédric Ledauphin consacré aux services de recommandation musicale.
"Ces derniers temps, les services en ligne de recommandation musicale ont
fleuri à grande allure sur le net. Depuis que le net s'est aperçu de
l'efficacité du modèle de marketing one to one promu par Amazon, la médiation
culturelle dopée aux lignes de codes est en pleine effervescence. On annonce
déjà le glas des prescripteurs culturels traditionnels (radios, magazines
spécialisés, TV, DJ...), et on fait passer la presse spécialisée pour des
dinosaures dont le Web 2.0 aurait eu raison."


Sont ainsi passés au banc d'essai : Lastfm, MyStrands, iRate, Soundflavor, TuneGlue, OWL, Musicovery, The Filter, Musicplasma, iLike, Goomba, Radio.blog.club, Finetune. Le célèbre site Pandora est absent de cette sélection car il n'est désormais plus accessible hors des Etats-Unis (voir la lettre de son créateur Tim Westergren). Dommage, car c'est une innovation construite sur une base musicologique plutôt sérieuse et consistante.
http://www.ratiatum.com/dossier4954_Services_de_recommandation_musicale_le_MEGA_dossier.html

Sur le même sujet : la version française du blog Techcrunch avait consacré, en février dernier, un article aux sites de musique 2.0., le blog Affordance parle aussi de Musicovery dans un de ses derniers billets.

La censure d'Internet à travers le monde

L' OpenNet Initiative, abrégée ONI, est un projet visant à étudier le filtrage de l'internet et les pratiques de sa surveillance par les différents états. Ce projet emploie de nombreux moyens techniques, ainsi qu'un réseau international, afin de déterminer l'étendue et la nature des programmes gouvernementaux de filtrage d'internet.
http://opennet.net/

"L'OpenNet Initiative (ONI) fait régulièrement parler de lui. Cet organisme, regroupant des chercheurs canadiens, américains et britanniques vient de publier une étude pointant du doigt 25 pays qui continuent à appliquer une censure d'Internet, pour des raisons économiques, politiques ou sociales."
Le Monde, Olivier Dumons, 21 mai 2007

Sur le site OpenNet Initiative on peut consulter la carte du monde où apparaît pour chaque pays le niveau de filtrage en fonction de quatre critères : "politique, "social", "conflit / sécurité", "outils Internet"

Global Internet Filtering Map

dimanche 27 mai 2007

Des laboratoires pour inventer la bibliothèque du futur

Les bibliothécaires danois inventent les nouveaux services et les nouveaux espaces de la bibliothèque de demain
Découvert grâce à un article du blog Bibliobsession, le film suivant présente de nouvelles visions pour la bibliothèque du futur. Ces réalisations seront présentées à l'occasion d'une conférence qui aura lieu en juin prochain à Århus (Danemark) (http://www.aakb.dk/sw1379.asp)
Transformation Lab - Prototyping the Future


http://www.elevations.dk"
(source : http://www.youtube.com/watch?v=TpFO_L_jA1c)


Cinq laboratoires sont présentés, pour cinq domaines d'activité :


  • Littérature,
  • Actualité,
  • Musique,
  • Exposition d'art contemporain,
  • Espaces de rencontre et de convivialité

Comment on le voit, et ça fait plaisir, la musique n'a pas été oublié dans cet exercice prospectif, avec la proposition de lieux pour jouer ensemble et de lieux pour apprendre un instrument.
Les bibliothèques des pays du Nord de l'Europe sont souvent à la pointe de l'innovation en ce qui concerne l'accueil des publics et l'offre de nouvelles ressources et de nouveaux services aux usagers.
On avait déjà pu découvrir la richesse de la réflexion qui se développe dans ce domaine lors du colloque organisé par la bibliothèque du Haut-Rhin à Colmar en 2005 "Imaginer la bibliothèque du futur" où Rob Bruijnzeels de l'Association des bibliothèques publiques néerlandaises ( NBLC) avait exposé le projet bibliotheek 2040.
A consulter également la présentation de Xavier Galaup (Lille 2007) : "Demain, la bibliothèque musicale dans un environnement numérique".

Le Web 2.0 éphémère comme une bulle ?

"La Silicon Valley change à nouveau pour le pire"
Lu sur la version française du blog Techcrunch, un article de Michael Arrington (traduit) qui perçoit un changement d'état d'esprit dans la Silicon Valley (baie de San Francisco): l'esprit d'innovation laisse de plus en plus sa place à la recherche pure et simple d'un enrichissement rapide. Ainsi chaque jour, des dizaines de startups proposent des services souvent gadgets ou redondants (Twitter est citée comme l'exemple de ces nouveaux services futiles). L'actualité liée aux nouvelles technologies est prise dans une spirale et devient de plus en plus difficile à suivre par les journalistes et les chroniqueurs spécialisés.
Une conjoncture qui pourrait rappeler celle du début des années 2000 où on assista à l'effondrement de ce que l'on appelait alors la "nouvelle économie".

György Ligeti : "Le Grand Macabre" : disque de la semaine


«Je suis né en Transylvanie et suis ressortissant roumain. Cependant, je ne parlais pas roumain dans mon enfance et mes parents n’étaient pas transylvaniens. [...] Ma langue maternelle est le hongrois, mais je ne suis pas un véritable Hongrois, car je suis juif. Mais, n’étant pas membre d’une communauté juive, je suis un juif assimilé. Je ne suis cependant pas tout à fait assimilé non plus, car je ne suis pas baptisé.»

Compositeur d’origine hongroise, György Ligeti est mort en 2006 à l’âge de 86 ans
Né en Roumanie en 1923, Ligeti fait ses études musicales d’abord à Kolosvar puis à Budapest, auprès de Ferenc Farkas et de de Sandor Veress et restera toujours extrêmement marqué par l’œuvre et la démarche de collectage ethnomusicologique de Bela Bartok. Pendant la guerre contraint de porter l’étoile juive, il est incorporé dans une compagnie de travail obligatoire. En 1944, il s’évade, échappant de justesse à la déportation. Après la Guerre, il devient professeur d'harmonie, de contrepoint et d'analyse au Conservatoire de Budapest, Ligeti quitte la Hongrie en 1956 au moment de l’arrivée des chars russes. Il s’installe en Allemagne de l’Ouest puis en Autriche. Il concrétise son rêve de rencontrer et collaborer avec les plus grands compositeurs de l’avant-garde musicale qui se réunit alors à Darmstadt.

«Jusqu’en 1952, je ne savais pas qu’il existait une musique électronique, une musique sérielle, et en Amérique un compositeur appelé John Cage... Il faut comprendre ce qu’était alors la situation de la Hongrie. Nous étions totalement isolés. Une seule ouverture: les postes de radio allemands; ils étaient brouillés, mais, grâce à eux, je suis arrivé à entendre tout de même des pièces de Messiaen, Fortner, Henze, puis de Boulez, Stockhausen et Nono.»

Avec Stockhausen, il réalisera trois œuvres électroniques : Glissandi (1957), Artikulation (1958), et Pièce électronique no 3 (1958). Loin des dogmes et des chapelles esthétiques, Ligeti poursuivra son travail de composition avec des pièces instrumentales et vocales où se définira un style original, mariage de musique d’inspiration populaire et de modernité savante, de statisme et de rupture, de sérénité et d’angoisse, de gravité et d’humour : Atmosphères (1961), Volumina pour orgue (1962), Aventures (1962), Requiem (1963-1965), Concerto pour violoncelle (1966), Lux Aeterna (1967), Lontano (1967), Continuum pour clavecin (1968), Deuxième Quatuor à cordes (1968), Trio pour violon, cor et piano (1982), Études pour piano (1985-1990), Concerto pour piano (1988), Concerto pour violon (1990).
Dans les années 70, Ligeti travaille à une œuvre de théâtre musical « Le grand macabre » (d’après la pièce de Michel de Ghelderode) qui sera jouée à Stockholm en 1978.
Il remaniera l’œuvre dans les années 80, pour plus de cohérence et de concision, et en fera un véritable opéra qui sera donné au théâtre du Chatelet en 1998.
Le Grand Macabre, à la manière du Père Ubu d’Alfred Jarry, est une farce caustique et grotesque sur le pouvoir totalitaire (que Ligeti a subi par deux fois) montré dans son absurdité, sa bêtise et sa rage mortifère.
Nous sommes à Breughelland (cf Breughel, Le triomphe de la mort), pays entièrement ruiné, où règne Nekrotzar, le Grand macabre « un personnage sinistre, douteux, démagogique. Dépourvu d’humour et pompeux, c’est un être d’une mégalomanie inébranlable ». Le livret se distingue par sa grande crudité de langage, Ligeti revendiquant «un monde rabelaisien, plein d'obscénités, sexuelles et scatologiques».

«Seul l’esprit créateur qui se renouvelle peut éviter et combattre ce qui est raide et figé, le nouvel Académisme. Ni le repos ni le retour en arrière ne sont possibles sans succomber à l’illusion d’un terrain ferme qui n’existe pas» (Ligeti, à propos du Grand Macabre ).

György Ligeti "Le Grand Macabre : opéra (version 1997)" avec Sibylle Ehlert, Laura Claycomb, Charlotte Hellekant... [et al.] ; Philharmonia Orchestra ; Esa-Pekka Salonen. - Sony Classical, 1999. - Enr. à Paris au Théâtre du Châtelet en février 1998

Bibliographie : Le Grand Macabre, L’Avant-Scène Opéra, Bimestriel n°180, nov-déc. 1997

jeudi 24 mai 2007

La défense de la neutralité sur le net : vidéo de la semaine #14

"Encore une vidéo en anglais non sous-titrée?"
Oui, désolé.
Dans cette vidéo d'une dizaine de minutes, il est question de ces nouveaux réseaux de médias que sont l'Internet et le World Wide Web et de la vigilance que l'on doit exercer pour qu'ils restent libres, neutres et indépendants. Les médias traditionnels tels que l'édition, la presse, la radio et la télévision sont exposés à des effets de monopole ou de concentration. Les auteurs de la vidéo expliquent la nécessité de ne pas laisser les câblo-opérateurs et les fournisseurs d'accès à Internet construire des systèmes fermés et propriétaires. Systèmes où les possesseurs des tuyaux deviendraient également les éditeurs et les distributeurs des contenus qui y transitent. C'est le message que porte notamment Tim Berners Lee inventeur du Web et président du World Wide Web Consortium (W3C).

Human Lobotomy - Save the internet

http://www.youtube.com/watch?v=66PbSzwnLes
Sur les principes de "neutralité de réseaux" ou de "Network neutrality", on peut consulter les articles de Wikipedia en anglais et en français et le billet du blog "Moins bien que si c'était mieux..."

Nicolas Fargeix / Vincent Peirani, un brillant dialogue musical

Le public qui sortait du concert de Nicolas Fargeix (clarinette) et de Vincent Peirani (accordéon), ce mardi soir, avait un air paisible et détendu qui disait que l'on venait de passer un bon moment.
Car les deux musiciens n'ont pas seulement montré, même si ce fût vraiment le cas, leur évidente virtuosité. (A cet égard, leurs parcours sont déjà de belles cartes de visite.) Ce qui se manifestait d'abord et surtout, c'était une grande complicité dans le duo, dans un échange facile comme un dialogue entre amis avec l'envie de communiquer ce plaisir de l'écoute et du jeu avec le public. Il est évident que ces deux jeunes musiciens ont une place de premier plan dans le paysage musical au milieu des plus grands.
Vincent Peirani a un disque en projet, on peut retrouver sa discographie sur Myspace.

Une soirée pétillante comme le verre de l'amitié que l'on a partagé ensuite avec le public et les musiciens pour prolonger la rencontre.

mardi 22 mai 2007

Quel avenir pour la VOD ?

"No Future For Paid Video Downloads"
Une étude parue sur le site Forrester Research (il n'y pas nécessairement de lien avec la famille du soap Top Models en vo The Bold and the Beautiful !) remet en question la pérennité du modèle économique de la VOD (Video On Demand) à l'heure des plate-formes du type YouTube ou Google Video et des systèmes de TV en peer to peer tels que Joost. Et on ne parle que des pratiques légales !
L'étude de Forrester prédit une diffusion gratuite des programmes, "agrémentée" de publicité...
Un système déjà largement éprouvé !
Adresse de l'article : http://www.forrester.com/ER/Press/Release/0,1769,1144,00.html
L'étude est commentée sur silicon.fr, lexpansion.com, et sur le blog cinéma du Canard Enchaîné

A lire également sur le site les numeriques.com, l'article comparatif "Vod, quelle plate-forme choisir ?"

WFMU : blog musical de la semaine

C'est Otis Fodder, animateur d'une radio new-yorkaise WFMU qui l'auteur de ce blog. Ce collectionneur de vieux disques : vinyles, CD ou cassettes audio présente chaque jour un nouvel enregistrement sorti d'un grenier ou d'un fond de tiroir. L'imprévu, l'insolite, l'incongru, l'inouï, l'inaccoutumé... (si vous avez des idées pour continuer la liste des synonymes d'inabituel qui commence par i) sont toujours au rendez-vous, tel cet enregistrement de 1984 de l'obscur groupe français : Déficit Des Années Antérieures - "La Famille des Saltimbanques".
Une vraie brocante musicale et la joie des découvertes qui va avec...
http://blog.wfmu.org/

lundi 21 mai 2007

Les labels intégrés à la discothèque Naxos


La Discothèque Naxos permet l'écoute des catalogues complets des labels Bis, Chandos, CPO, Hänssler, Hungaroton, Marco Polo, Naxos et une sélection d'enregistrements d’autres labels indépendants (l'excellent label Alpha, mais aussi Gimell, Wergo).

Discothèque Naxos : un nouveau service en ligne de la Médiathèque de Dole

La Discothèque Naxos est une base de données musicale en streaming consultable à distance (mise à jour 04/06/2009)

Ce service en ligne permet d'écouter la totalité du catalogue de l'éditeur phonographique Naxos, soit plus de 33 160 CD. Ce qui représente environ 469 000 pistes audio disponibles. La discothèque Naxos s'enrichit de 500 nouveaux disques tous les mois. Ce service est aujourd'hui utilisé à travers le monde par plus de 750 bibliothèques (bibliothèques de conservatoire, bibliothèques universitaires et bibliothèques publiques) qui le proposent à leurs abonnés. En France, la Bibliothèque Nationale de France et la Bibliothèque Publique d'Information proposent la consultation de cette base de données dans leurs murs.

La Discothèque Naxos, une offre de musique à la disposition des abonnés de la médiathèque de Dole

Depuis le début de l'année 2007, la Médiathèque de Dole innove en proposant à ses abonnés un accès à distance à la discothèque Naxos depuis son site portail.
Pour accéder à la discothèque Naxos, vous devez d'abord vous identifier sur le portail de la Médiathèque avec votre numéro de lecteur et votre mot de passe. Rendez-vous ensuite dans le menu Découverte puis cliquez sur le lien "Accédez à la discothèque Naxos".
Si vous n'êtes pas abonné à la médiathèque, vous pouvez découvrir et tester cette base de données en cliquant sur le lien en bas à droite "essai gratuit" à partir de l'adresse suivante : http://www.naxosmusiclibrary.com/home.asp

Cette discothèque numérique en ligne permet :

  • d'écouter depuis chez soi, sur un ordinateur connecté à Internet, l'un des 16000 CD, soit le catalogue intégral de Naxos et Marco Polo, ainsi que beaucoup d'autres labels indépendants.

  • d'écouter le disque en entier ou seulement des pistes sélectionnées, selon son choix.

  • de faire une recherche précise et complète : par l'index des compositeurs avec pour chacun un classement des oeuvres par genre par mot-clé : n° de catalogue, mot du titre... par un formulaire de recherche avancée : nom du compositeur, du chef d'orchestre, du genre musical, de l'instrument, de la période historique, du pays...

A venir le mode d'emploi étape par étape pour découvrir les nombreuses ressources et fonctionnalités de cette discothèque...

jeudi 17 mai 2007

Leçon de catalogage par un bibliothécaire musical américain : vidéo de la semaine #13

A Lesson in Music Cataloging
Par Jason M. Poole
"Final project for my cataloging class at UB, as a part of the requirements for a Master's in Library Science. It consists of the results of an informal survey I did regarding the classification systems used by librarians in Monroe County as well as a brief overview of the ANSCR classification system. It's a lot more fun than it sounds!!"
ANSCR pour Alpha Numeric System for Classification of Recordings (système de classification alpha-numérique des enregistrements sonores) (source de la vidéo)



Et en France ?
Les bibliothèques musicales des collectivités territoriales utilisent les PCDM (Principes de Classement des Documents Musicaux) soit la version 3, soit la version 4 plus détaillée. On peut retrouver cette dernière version mise à jour dans le dernier bulletin de l'ACIM disponible en ligne sur le site de l'association.
Et toujours sur le site de l'ACIM, une rubrique consacrée aux PCDM avec un index inversé.

A quand la version complète et détaillée de ces principes de classement sur le portail Musique de Wikipédia ? Pour l'instant n'y figure qu'une trop sommaire présentation. Alors wiki wiki !

mercredi 16 mai 2007

Duo Fargeix Peirani



Mardi 22 mai, 20h30
Médiathèque de Dole

DUO JAZZ CONTEMPORAIN
Nicolas Fargeix (clarinette)
Vincent Peirani (accordéon)

http://www.myspace.com/vincentpeirani

Nicolas Fargeix
Il étudie auprès de Maurice Bourgue, Christian Lardé, David Walter et Michel Moraguès et obtient le premier prix de clarinette à l’unanimité au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris en 1996, dans la classe de Michel Arrignon. Il collabore avec divers orchestres, notamment l’Orchestre de l’Opéra de Paris, l’Orchestre des concerts Lamoureux, l’Orchestre de Paris, l’Orchestre National des Pays de Loire, l’Orchestre National de France, l’Orchestre National d’Ile de France… Il poursuit également son travail de soliste et chambriste lors de récitals à Paris, Orléans, Rome (villa Médicis), Bruxelles, Séville, Varsovie, Lublin, Stuttgart et est invité dans plusieurs festivals : en France, aux Musicaves de Givry, en Allemagne au Festival Messiaen de Düsseldorf mais aussi aux Etats-Unis, à Lubbock (Texas) au festival de l’International Clarinet Association.Il se forme au jazz à l’Ecole Nationale de Musique de Chalon-sur-Saône en piano (médaille d’or) puis en clarinette (médaille d’or). Il forme un duo avec Benoît Keller (contrebasse), participe au Big-Band-Chalon-Bourgogne et collabore avec l’orchestre mobile de l’A.R.F.I. : la Bête à Bon Dos. (source) Il a effectué pendant 2 ans une tournée avec l’Opéra de quat’sous (clarinette et saxophone) et a accompagné Diana Krall lors de son passage à l’Olympia (avec l’enregistrement du CD et du DVD « Live in Paris »). Enfin, il fait partie de l’ensemble Archimusic dont le dernier disque « Sade Songs » (Harmonia Mundi, mai 2006) a été salué par la critique (Télérama, Jazzman) et va participer cette année à la tournée de la comédie musicale « un violon sur le toit » (clarinettes et saxophone).

Vincent Peirani
Vincent Peirani commence l'accordéon à 11ans. Un an plus tard il commence ses études de clarinette classique au CNR de Nice, où il obtient trois Premiers Prix: en clarinette, analyse musicale et solfège (supérieur). Entre 1994 et 1998, il obtient plusieurs Prix Internationaux en accordéon classique, Concours International de Klingenthal (Allemagne), Concours International de Castelfidardo (Italie), Trophée Mondial à Cassino (Italie), Concours International de la CMA à Reinach (Suisse). Suite à ses concours, a l'opportunité de se produire dans de nombreux festivals à travers l'Europe en tant que soliste (Bayreuth, Salzburg, Vienne, Rome, Stockholm, Trossingen…). En 1996, obtient un Premier Prix d'Accordéon Classique à l'unanimité avec félicitations au CNSM de Paris. C'est en 1998 qu'il s'oriente vers le jazz. Il obtient ainsi en 2000 un Premier Prix de Jazz à l'unanimité avec félicitations et un Premier Prix de Solfège, Harmonie Jazz à l'unanimité avec félicitations. Depuis 2001, il fait parti de la classe de Jazz du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, où il côtoie de nombreux musiciens. Il travaille avec Daniel Humair, Riccardo Del Fra, Dre Pallemers, Glenn Ferris, Hervé Sellin, François Théberge, Patrick Moutal (en musique indienne pour ce dernier).
Musicien polyvalent, il joue avec bonheur dans des groupes aux identités musicales très différentes notamment avec Renaud Garcia-Fons, François Jeanneau, Denis Charolles, Joe Quitzke, Youn Sun Nah, Lanciné Kouyaté… (source)

Le répertoire et la facture de la clarinette

Retour sur la conférence de Frank Brodu
Jeudi 10 mai, le professeur de clarinette du CRD de Dole nous faisait découvrir avec une passion communicative la facture et le répertoire de l'instrument.
Le savoir nourrit la passion musicale.
Frank Brodu a exposé avec clareté et simplicité des notions importantes pour enrichir l'écoute de l'instrument. En effet, la longue évolution historique de la clarinette se comprend au sein d'un triangle reliant le dessein et l'exigence du compositeur, la virtuosité et le doigté de l'interprète et l'innovation technique apportée par le facteur. La clarinette moderne telle qu'elle est jouée aujourd'hui est le résultat d'une longue suite d'amériorations, et sa forme ne se fixera qu'au milieu du XIXe siècle.
Frank Brodu avait pour l'occasion apportée une partie de sa discographie personnelle, ainsi qu'une importante collection d'instruments. Ce moment précieux, nous aurions souhaité le faire partager à davantage d'amateurs. Car, nous avons eu le plaisir d'écouter de grandes pièces du répertoire jouées sur des instruments d'époques et de tessiture différentes.
Merci à Frank Brodu.


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