jeudi 27 septembre 2007

Hector Berlioz : Euphonia ou la ville musicale : livre de la semaine

"Euphonia est probablement la nouvelle qui permet le mieux de voir l'originalité de Berlioz conteur romantique et comment s'opére chez lui la jonction entre langage musical et langage littéraire. C'est justement dans cette nouvelle qui est la plus romantique par le débordement de l'imagination, le refus des limites, l'excès, l'ironie et le tragique, que Berlioz parvient enfin à éclater les cloisonnements, les dichotomies musicien-écrivain. Il y a écrit, grâce à son art de conteur, cette musique de l'avenir, cette musique-fiction que les conventions, les habitudes des exécutants et du public de son temps ne lui permettent de réaliser complètement que dans le domaine du fantastique." (Béatrice Didier)

"- Il s'agit, Messieurs, dit-il, d'une nouvelle de l'avenir. La scène se passera en 2344, si vous le voulez bien."

Hector Berlioz, Euphonia ou la ville musicale (1852), Toulouse : Ombres, 1992,(Petite bibliothèque ; 6), 78 p.

Pour en savoir plus sur l'oeuvre littéraire de Berlioz :
http://www.hberlioz.com/BerliozAccueil.html#littéraire

"Control", un film d'Anton Corbijn

Le film d'Anton Corbijn relatant la vie de Ian Curtis, chanteur de Joy Division est sorti mercredi 26 septembre dans les salles. Le film est adapté de la biographie écrite par la veuve du chanteur, Deborah Curtis, intitulée "Touching from a distance". Anton Corbijn, cinéaste d'origine hollandaise a réalisé des clips pour Depeche Mode, U2 et Nirvana.
Joy Division reste sans doute le groupe le plus emblématique de la cold wave, un mouvement que les anglo-saxons désignent plutôt par le terme post-punk. Ce courant musical assez bref s'est développé essentiellement en Angletterre entre la fin des années 70 et le début des annes 80 avec des groupes comme The Cure, Siouxie and The Banshees, Bauhaus, Cabaret Voltaire et en France avec Marquis de Sade. Après la mort de Ian Curtis, deux membres de Joy Division, Peter Hook, Stephen Morris fonderont New Order en 1981.
A lire, la revue des critiques presse sur Control proposée par Allociné.
Dans les régions Franche-Comté et Bourgogne, le film est actuellement projeté au Cinéma des Quais de Belfort, à l'Eldorado de Dijon, au Plazza-Victor-Hugo et au Marché Beaux-Arts de Besançon.
Bande-annonce de Control


Biblio-discographie disponible à la Médiathèque de Dole
Fabien Ralon : Joy Division : lumière et ténèbres. - Camion Blanc, 2001, 175 p.
"Here are the young men", voici les jeunes gens de Manchester furieux d'avoir vingt ans dans un centre industriel à la dérive. Sans aucun don artistique, ils forment un groupe punk, comme tant d'autres. Aucun d'eux ne sait jouer d'un instrument, ni chanter correctement. Tous quatre bouillonnent pourtant d'une volonté rageuse et hargneuse : ils veulent faire de la musique.
Le chanteur, père de famille à peine sorti de l'adolescence, ne supporte que très difficilement le carcan dans lequel il devrait jouer la comédie de l'existence.(note de l'éditeur)

Joy Division : Unknown pleasures (1979)
Joy Division : Closer (1980)
Joy Division : Substance : 1977-1980 [compilation] (1988)
Joy Division : Permanent [compilation] (1995)
New Order : Low life (1985)
New Order : Get ready (2001)

mercredi 26 septembre 2007

Mell : "C’est quand qu’on rigole"

La chanteuse nancéienne sort un troisième album "C’est quand qu’on rigole". Libération lui consacre une chronique.
Sa prestation en concert au Forum des Musiques Actuelles de Nancy en 2005 avait une énergie insolente et une fraîcheur peu commune dont on se rappelle.
Mell passe au Cylindre (Larnod 25) le 6 décembre.

Discographie disponible à la médiathèque de Dole
Mon pied en pleine face. - Label and music, 2004. - 1 disque compact + 1 DVD + 1 livret. - Ma grimace ; P... d'ange ; Le trottoir d'en face ; Na na ; Contre courant ; Virée d'enfer ; Interlude ; Encore une nuit blanche ; Encore un matin noir ; Maintenant qu't'es là (j't'ai ligoté) ; Un rêve qui s'en va ; Pour sauver les meubles ; A une sortie
Voiture à pédales. - Label And Music, 2005. - 1 disque compact + 1 livret. - Débile ; Moins que rien ; Voiture à pédale (version break) ;Même pas peur ; C'est pas une vie ; Pleure (tu pisseras moins) ; L'enclume ; La corde au cou ; Et ce cafard ; Neuf fois sur dix ; J'ai dans la tête ; Délit de faciès; Voiture à pédale
C'est quand qu'on rigole. -Label Mon slip : Warner Music France, 2007 (en commande)
http://www.myspace.com/mellturbo
http://www.acceszone.info/public/

Le Cylindre : automne 2007

>samedi 29 septembre (indus ) : Punish Yourself + Wormachine + Millions
>jeudi 4 octobre, vendredi 5 octobre, samedi 6 octobre (electro hip hop ) Esplanade des Droits de l’Homme (Besançon) Block Party! avec Tentet !, Tumi & the Volume, Samanaia, C2C, June & Feetwan
>jeudi 11 octobre (chanson reggae festif ) Riké+ More and More Selecta feat. Sista Jane & Wistick
>samedi 13 octobre (rock guitare expérimental ) Le Centre d’Art Mobile & Le Cylindre présentent Nervous Cabaret + R. Poss + H. Boghossian avec T. Akiyama + J.-P. Sergent Soirée multi-arts sur le thème de New York City
>samedi 20 octobre (rock pop indé ) Soirée Inrocks Indie Club Electric Soft Parade+ The Strange Death Of Liberal England + The love Bandits
>mardi 23 octobre (blues ) Bjørn Berge + Red House
>mercredi 24 octobre (rock ) The Bishops + One Two + Cat On A Hot Tin Roof
>vendredi 2 novembre (dub indus trip hop ) Scorn + Uzul Prod + No Signal + Silent
>dimanche 11 novembre (rock légende progressif ) concert à 18h !!!!! Ange
>jeudi 15 novembre (blues trash ) aux Passagers du Zinc Deltahead
> samedi 17 novembre (electro ) Clubbing is Rocking Signal Electrique + Leonard de Leonard + Magnum 38 + Dead Wood + Marie + Mat
>lundi 19 novembre (jazz klezmer ) au CDN (Nouveau Théatre) David Krakauer and Socalled avec Klezmer Madness
>jeudi 22 novembre (hip hop trip hop ) Wax Tailor+ Mister Aul + June
>vendredi 30 novembre(metal ) L’association SURF AREA présente : Hacride + Sybreed + Run of Lava + Smeti Duchu
>jeudi 6 décembre (chanson ) Mell + Maggy Bolle
>samedi 8 décembre (ska punk rock reggae emo ) Le Bastion et Le Cylindre présentent Rhésus + Welcome to Miami + Time will tell + Akila
>vendredi 14 décembre (electro dub world ) Kanka + Filastine + Olip + Pervoll + Fluks
>jeudi 20 décembre (electro hip hop funk emotronic ) Le Cylindre présente : BoogieBoxXX party #01Le Retour du Boogie & Honneyboxx Turbo Selector + Hudson Mohawke & Mike Slott as Heralds Of Change
http://www.lecylindre.com/
http://www.myspace.com/cylindre

Etat des lieux de l’offre de support musical 2006

L'Observatoire de la Musique a publié, le 14 septembre dernier, un rapport très instructif intitulé "Etat des lieux de l’offre de support musical 2006" rédigé par André Nicolas.
Il rassemble et analyse des données éclairantes sur la diffusion du disque dans les grandes surfaces alimentaires (les supermarchés de la grande distribution), les grandes surfaces spécialisées (Fnac, Virgin Mégastore, Cultura, Forum...) et chez les disquaires indépendants ou franchisés.

Premier constat : La stratégie économique adoptée influe directement sur la politique de l'offre : "Quelle que soit (mais pour combien de temps ?) la présence de nombreux répertoires, la concentration de l’offre vendue atteint un niveau extrême, en 2006 : 5,7% des références vendues totalisaient 90% du marché en valeur. "(p. 10). Un ratio qui rappelle la loi de Pareto (20/80) mais en plus concentré!

Second constat : L'approche analytique de l'offre et l'examen des répertoires n'est pas plus rassurant (p. 36 et suivantes) : dans les grandes surfaces alimentaires, le répertoire "variétés" constitue les 2/3 de l'offre, les autres musiques se disputent le tiers restant (musiques électroniques, hip-hop & groove, pop&rock, musiques du monde, jazz & blues, musique classique, et autres...)

La synthèse du rapport (pp. 13-14) conclut sur la nécessité pour les collectivités territoiriales d'apporter leur soutien aux réseaux des acteurs engagés dans la diffusion d'une offre musicale diversifiée et de proximité. "Les politiques sectorielles des collectivités territoriales devraient complémenter les investissements consacrés au spectacle vivant (lieux et manifestations) en facilitant l’implantation de zones d’excellence culturelle (culture et commerces culturels) pour satisfaire la curiosité des publics et tisser du lien social."

Etat des lieux de l’offre de support musical 2006 (format pdf)
http://observatoire.cite-musique.fr/observatoire/document/RAPPORT_LANDAU.pdf (54 p., format pdf)

Résumé
"L’Observatoire de la musique publie un état des lieux de l’offre de support musical (CD audio et DVD musical) présentée dans les canaux de distribution physiques (GSA, GSS, réseaux de disquaires et disquaires indépendants). Cette enquête a été réalisée à partir d’un panel de 100 points de vente, visités en décembre 2006, localisés dans les centres et périphéries de 19 villes représentatives de la diversité du paysage urbain français, hors région parisienne : Angers, Bordeaux, Brive La Gaillarde, Carcassonne, Clermont Ferrand, Dijon, Grenoble, Lille, Lyon, Marseille, Montpellier, Nancy, Pau, Rennes, Riom, Strasbourg, Toulouse, Vichy et Volvic. L’étude souligne la décroissance structurelle du marché physique, résultant d’une accumulation de trois facteurs : rationalisation des investissements liés à l’offre musicale, concentration de l’offre et dévalorisation du support... " (source : l'Observatoire de la Musique)

jeudi 20 septembre 2007

خنيای باستانی ایرانی

La musique classique iranienne (Khonyâ-ye Bâstâni Irâni)

Préambule
Ces derniers jours, un nouveau docteur Folamour entretient la douce menace de faire siffler les bombes sur une autre région de grande culture, et à l’inestimable patrimoine archéologique. Oubliant ou feignant d’oublier que l’Iran, comme son voisin arabe, l'Irak, a accueilli sur son territoire, et à l’aube de son histoire, le berceau de la civilisation assyro-babylonienne. Oui, Suse, ville ancienne du sud-ouest de l’Iran est l’une des plus anciennes agglomérations connues à mériter le titre de ville. Fondée vers 4000 avant J.-C., Suse, capitale de l'Empire Elamite, était la ville voisine et rivale de Babylone. La Mésopotamie entre le Tigre et l'Euphrate, Sumer, la cité d'Ur, la région même où fut inventée l’écriture… ça peut évoquer quelques souvenirs de cours d'histoire de collège.
Il est certainement nécessaire de rappeler que la Perse, carrefour entre l’Asie, et le Moyen-Orient fut, à l’époque du Moyen-Âge chrétien et jusqu’au XVIe siècle, un intense foyer où prospérèrent les Sciences, les Lettres et les Arts, devançant et instruisant l’Europe, grâce aux travaux érudits de mathématiciens, de philosophes et de poètes... tels que al-Khuwārizmī (783-825), Al-Biruni (973-1048), Avicenne (980-1037)...

Quelques données sur l'Iran :
Superficie : 1 650 000 km2 (superficie de la France : 675 000 m2)
Population : 68 700 000 habitants
Capitale : Téhéran
Langue : Perse (langue indo-européenne)

Sur l'histoire de la musique classique iranienne
« Aucun témoignage tangible ne nous est parvenu sur l’art musical des premières civilisations installées sur le plateau iranien. L’empire perse des Achéménides (550 à 331 avant J.-C.) avec toute sa grandeur et sa gloire [dont témoignent les ruines de Persépolis], ne nous a laissé que très peu d’éléments susceptibles de révéler le contenu de sa vie musicale. Hérodote mentionne les rituels religieux des Zoroastriens, qui comportaient des hymnes chantés. Xénophon, dans son Cyropedia parle des musiques martiales et cérémonielles de l’Empire.
Les premiers documents qui nous renseignent véritablement sur la musique persane datent de la période des Sassanides (226-652 après J.-C.) […] Des musiciens de cette période, les noms de Ramtin, Bamshad, Nakisa, Azad, Sarkash et Barbod nous sont restés. On attribue [à ce dernier] l’invention du système musical comprenant sept structures modales connues sous le nom de « modes royaux » (khosrovani), trente modes dérivés (lahn) et trois cent soixante mélodies (dastan) qui correspondent apparemment avec le nombre de jours dans la semaine, le mois, l’année du calendrier sassanide.

La conquête de l’empire perse par les Arabes se situa vers le milieu du septième siècle. Après l’avènement de la dynastie Abbassi (de 750 à 1258) le siège du Califat fut transféré de Damas à Bagdad (anciennement territoire perse). A partir de ce moment, les musiciens et les savants perses jouèrent un rôle déterminant dans la formation et le développement de la culture islamique orientale. […] Nombreux sont les musicologues et les théoriciens de la musique qui nous ont laissé d’importants ouvrages, […] les plus importants Abu Nasr Farabi (872-950), Abu Ali Ebne Sina (980-1037), Safia Armavi (mort en 1257), Qotbaddin Shirazi (mort en 1310), Abdalgader Maraqui (mort en 1434) ont abondamment écrit sur la théorie et les aspects acoustiques et esthétiques de la musique. Depuis la seizième siècle […] rien de substantiel n’a été écrit. Jusqu’à ce jour, […] la musique persane est avant tout un art d’exécution et d’interprétation.
Traditionnellement, l’ensemble du système musical persan, le radif, comporte douze principes : sept dastgah (structures modales fondamentales) et cinq avaz (modes dérivés) Chaque dastgah et avaz comporte plusieurs gushé. Chaque gushé représente un schéma mélodique à partir duquel le musicien peut improviser. Ainsi donc le répertoire modal bien que relativement limité permet de diversifier à l’infini la manifestation musicale proprement dite.[…] »(Texte de Hormoz Farhat)

Les instruments de la musique classique iranienne
On distingue trois familles d'instruments de la musique classique iranienne : les cordes, les percussions et les vents.

Les instruments à cordes
Barbat, oud
Ud est le nom arabe de l’ancien instrument persan barbat. C’est un luth avec de neuf à onze cordes.



Dôtar (ou dutar), luth à long manche et à deux cordes. La vidéo montre des musiciens turkmènes. Le Turkménistan est situé au Nord de l'Iran. L'instrument est également joué chez les Uyghurs, région de la Chine de l'Ouest.


Kamantché, vièle à quatre cordes
Munis Sharifov, Azeri Kamanche


Santour, cithare trapézoïdale où soixante-douze cordes métalliques fixes (4 par note) sonte endues sur deux rangées de neuf petits chevalets. On accorde l'instrument au moyen d'une clef agissant sur les 72 chevilles. Le musicien frappe les cordes avec de fines baguettes de noyer ou de buis appelées mezrab (plectes).
Ardavan Kamkar, santour solo


Sétâr, instrument à cordes pincées, c'est un luth à quatre cordes de la famille du tanbur. In consiste en une caisse de résonance ronde et bombée, en bois de mûrier, d'un long manche en noyer. On pince les cordes avec l'ongle de l'index droit, utilisé en guise de plectre.
Hossein Alizâdeh, sétâr avec Dariush Zargari, tombak


Tanbur, très ancien luth à long col droit, a dû connaître plusieurs variantes. Le tanbur de Khorassân avait deux cordes. Aujourd'hui il a tantôt deux cordes, tantôt trois, et on le joue sans plectre avec les droits de la main droite.
Aliakbar Moradi, tanbur solo


Târ, appartient à la famille des luths. Sa caisse de résonance à double renflement est en bois de mûrier, et la formede sa table évoque deux coeurs réunis par les pointes. Cette table est en peau d'agneau. Le long manche st pourvu de ving-cinq ligatures en boyau et de six cordes dont deux doubles. On en joue avec un plectre est un luth à six cordes. La chaude couleur sonore de l'instrument se marie particulièrement bien avec le zarb
Sahba Motallebi, târ solo


Les percussions
Daf, grand tambour sur cadre à membrane unique. L'intérieur de son cadre porte de nombreux anneaux qui résonnetnlosqu'on frappe la peau ou que l'on secour le tambour. Outre ses attaches avec la musique populaire kurde, le daf est un instrument très lié à la musique des confréries soufi des derviches.
Mirfarsad Malekniya, Kambiz Mohitafi, daf


Zarb, est le principal instrument de percussion de la musique savante persane. Ce tambour calice d’une seule pièce en bois est recouvert d’une peau de chèvre. Au XIIIe siècle, le grand poète mystique Djalâl-ud-Dîn Rûmî écrivait : "O Dieu, donne au musicien des doigts de sucre et pour le zarb, une mai de fer!" "Zarb" est un mot arabe qui signifie "frappe" et les Persans lui donnèrent l'acception de "rythme", de "temps", de "tempo". Ce tambour est également appelé "Tombak" en raison des deux coups désignés par les syllabes "Tom" et "Bak", mais ce terme est deven péjoratif.
Keyvan Chemirani, zarb solo


Les instruments à vent
Ney (ou nay), flûte en roseau, originaire d'Asie centrale, dont les plus anciennes formes datent de -3000 ans. Son nom persan signifie roseau
Kees van den Doel, ney solo


Discographie disponible à la médiathèque de Dole

Parvin Javdan and Zohred Bayat, chant ; with Avaye Doost Ensemble : “Rozaneh : introducing poems from Rumi, Aragui and Sayeh”, Erato, 2001
Rozaneh - en persan signifie « "rayon de lumière", "espoir" - est interprété par un groupe exclusivement composé de femmes. Parvin Javdan et Zohreh Bayat chantent des solos et duos, composés ou improvisés sur de la musique iranienne traditionnelle ou contemporaine, tout en s’inscrivant dans la tradition soufie. Les textes sont tirés de l’œuvre de poètes tels que Sayeh, Rumi et Aragui. Cet album débute par une pièce en dastgâh Isfahan (l'un des modes de la musique iranienne). Après quoi compositions et improvisations se succèdent en dastgâh Shür et Nava pour renouer enfin avec le dastgâh Isfahan. Ce voyage cyclique qui symbolise le retour auprès de l'être cher, nous fait entendre la parole de deux grands mystiques : Molavi (plus connu en Europe sous le noom de al-Rümï) et Fakhedin Aragui, poète soufidu XIIIe siècle. Tous deux évoquent les expériences mystiques qui vont de la nostalgie née de la séparation d'avec l'être aimé, à la joie extatique de l'union avec cet être.

Shahram Nazeri, chant ; Ali Reza Faiz Bashi Pour, tanbur, tambour ; Hafez Nazeri, daf, dohol “Mythical chant ”, Buda Musique, 2001
Cet enregistrement de Shahram Nazeri, une des plus grandes voix de la musique classique perse, est dédié à la culture kurde ; Les compositions de Ali Reza Faiz Bashi Pour et de Shahram Nazeri sont le fruit de quatre années de recherches vouées à la poésie et aux mélodies issues de la traditions orale du Kurdistan. Shahram Nazeri est né au Kurdistan iranien, dans une famille de musiciens. Sa faille étant d'origine kurde, il est très tôt sensibilisé à cette culture à laquelle il est attaché. Aujourd'hui, Shahram Nazeri est devenu un grand chanteur contemporain en Iran, il est souvent sollicité pour des concerts à travers le monde.

Djamchid, Keyvan et Bijan Chemirani : “ Trio de zarb ”, Al Sur, Média 7, 1998
Les Chemirani, père et fils ont puisé dans les rythmes traditionnels et dans ceux issus des poésies mystiques des XIe et XIIe siècles. Les rythmes et la poésie persane sont intimement liés. Sous forme de dialogue ou de discours croisés le paysage sonore se renouvelle sans cesse, passant de séquences graves et profondes à l’unisson à d’intenses polyrythmies, explorant les multiples possibilités mélodiques et timbrales de l’instrument.

Hossein Alizâdeh, târ, tanbur et sétâr ; Afsâneh Rassâ'i, chant ; Madjib Khaladj, tombak et daf “Musique iranienne : Sâz-é nô”, Buda Records, 1997. Enr à Paris en 1997
Hossein Alizâneh est né en 1951 à Téhéran. A l'issue de 25 années d'activité et de création, il est reconnu aujourd'hui comme l'un des pionniers les plus marquants de lamusique traditionnelle iranienne. Afsâneh Rassâ'i est une chanteurse iranienne avec un timbre de voix pur et sans effet se rattachant à une école authentique.

Sussan Deyhim “Madman of god : divine love songs of the persian sufi masters” CramWorld, 2000
« Cette collection de mélodies classiques empruntées au répertoire persan est basé sur la poésie de Rümi, Hafez et d’autres écrivains Soufis du 11e au 19e siècle. Ces pièces sont connues aussi bien par mes grands parents que par les jeunes de ma génération, elles représentent les chansons d’amour de la musique classique persane. » (SD). Née à Téhéran, Sussan Deyhim a commencé sa carrière comme danseuse dans la compagnie nationale de Ballet perse, puis dans la compagnie de Maurice Béjart, le ballet du 20ème siècle. Elle s'installe à New York en 1980, où elle mène une carrière à multiples facettes embrassant la musique, le théâtre, la danse, le multimédia, en collaborant vec des artistes majeurs de l'art contemporain.

Iran : Bardes du Khorassan : “Chants et luth dotâr ”, Ocora, Harmonia Mundi, 1998. Enr. en 1997. Texte de Ameneh Youssefzadeh
Le Khorassan est une région située au Nord-Est de l’Iran. Région stratégique, elle constitue une forteresse naturelle au cœur de l’Asie Centrale, en même temps qu’elle forme un couloir de communication entre les steppes et les contrées civilisées et peuplées du Proche-Orient. C’est par cette porte géographique que les Turcs (XIe s) puis Mongols (XIIIe s)entrèrent en Perse Les bardes appelés Bakhshsi sont des musiciens professionnels qui se produisent en groupe lors de réjouissances et de danses villageoises

Dariush Talâ'i, târ, setâr ; Mohammad Musavi, ney ; Kiâni Iran : Les maîtres de la musique traditionnelle . volume 1" Ocora : Harmonia Mundi, 1991. -Enr. à Téhéran en 1979. Texte Jean During

Djamchid Chemirani, zarb ; Madjid Kiani, santour ; Daryoush Tala’i, tar “ Musique iranienne ” Harmonia Mundi, 1977. - Texte du livret de Nelly Caron.
La musique iranienne, parvenue jusqu'à nous à travers la tradition orale, est avant tout une expression de sentiments, d'émotions, de "mouvements d'âme". Tantôt non mesurée, comme les récitatifs, tantôt très rythmée, elle fait alterner un caractère méditatif, voir une nostalgie de l'Absolu ....] C'est une musique monodique, modale, heptatonique, non tempérée, où les ornements et l'improvisation jouent un rôle important. Elle est basée sur douze systèmes modaux, les Avâz, dont sept sont particulièrement importants : les Dastgâh.

Jalil Shahnaz, tar ; Abdolvahhab Shahidi, ud, chant ; Asqar Bahari, kamanché ; Faramarz Payvar, santur. Hasan Nahid, nay ; Hoseyn Tehrani, Tmobak : “ Iran : Musique persane”, Ocora Radio France, Harmonia Mundi, 1987. - Enr. en 1971. Texte de présentation de Hormoz Farhat.

à venir : le chant persan et la poésie iranienne

mercredi 19 septembre 2007

La leçon de musique de Jean-François Zygel "Mozart" : DVD de la semaine

Jean-François Zygel, pianiste improvisateur, compositeur et pédagogue-né, nous raconte les secrets de la musique de Mozart, illustrant ses propos au piano et avec la participation du clarinettiste Paul Meyer et du Quatuor Ebène.
"Ce qui fait la grandeur de Mozart, c'est sa capacité infinie, sans cesse renouvelée, à nous faire partager l'intime, le délicat, le triste et le joyeux. Je ne m'explique pas ce miracle : oeuvre après oeuvre, jour après jour, une telle constance dans la qualité de l'expression, un tel pouvoir d'invention. Mais chez Mozart, l'on ne saisit pas toujours de prime abord cette invention. C'est que la grâce mélodique et ornemantale, la justesse et la finesse des dipositions harmoniques, l'élégance de l'instrumentation, la vie rythmique de son discours musical nous font oublier qu'il est aussi une infatigable imagination rhétorique et formelle.[...] Il subit et absorbe l'influence de Bach, de Haydn et de Haendel pour plus de riche contrapunctique, pour plus de force dramatique. La grandeur de Mozart, c'est d'avoir su masquer la permanence de l'invention par la grâce de l'expression." (Jean-François Zygel)

Wolfgang Amadeus Mozart : divertissement, solitude et transformation, la leçon de musique de Jean-François Zygel ; Paul Meyer, clar. ; Quatuor Ebène ; Stéphan Aubé, réal.. - Naïve, 2006. - 1 DVD vidéo (1h10 min.) + 1 CD (1h15 min.). - (La leçon de musique)

Dans cette collection sont également disponibles à la médiathèque de Dole :
>Joseph Haydn : Symphonie n° 103 "roulement de timbales"
>Félix Mendelssohn-Bartholdy : Les deux romantismes
>César Franck : L'expression par l'harmonie
>Claude Debussy : Le don de l'espace
>Dimitri Chostakovitch : Chants et danses de la mort
>Maurice Ravel : Le jardin féérique
>Gabriel Fauré
>Frédéric Chopin et la mélodie
>Bela Bartok

Jean-François Zygel a gagné cette année une reconnaissance méritée : Nouvel Observateur, ClassicNews, Libération / Ecrans, ResMusica

L'alphabet de David Lynch et la poétique du baby-talk de Julia Kristeva

En prolongement à la rétrospective des films de David Lynch et à l'introduction que nous avions proposé à l'univers musical du cinéaste, voici son deuxième court métrage réalisé après Six men getting sick (1967), The Alphabet.
C.R. : D’où vient l’idée de The Alphabet ?
D.L. : Peggy, la nièce de ma femme, a fait un cauchemar un soir, et elle s’est mise à réciter l’alphabet d’une manière très étrange. C’est un peu comme ça qu’a débuté
The Alphabet. Le reste est vraiment inconscient.
C.R. : On sent clairement dans le film qu’apprendre est une expérience très déplaisante.
D.L. : C’est une menace. C’est une chose qu’on vous impose. C’est nécessaire, mais ce n’est pas agréable. J’ai été frappé par le fait qu’apprendre, au lieu d’être un processus heureux, se résume le plus souvent à un cauchemar, ça donne des rêves aux gens.
The Alphabet est un petit cauchemar sur la peur liée à l’acquisition du savoir. (David Lynch, entretiens avec Chris Rodley, Cahiers du cinéma, 1998)

Allongez-vous et décrivez-moi votre troubleL'écrivain, philosophe et psychanalyste, Julia Kristeva met en lumière les liens du langage poétique et du prélangage. Son intervention brillante, parfois jusqu'à l'hermétisme rend presque utiles les sous-titres destinés au public anglophone !

Le Langage, cet inconnu. Une initiation à la linguistique, Points Seuil, 1969
La Révolution du langage poétique, Seuil, 1974

mardi 18 septembre 2007

Florent Latrive : "Du bon usage de la piraterie" : livre de la semaine

"C'est un mouvement sorti de nulle part, mais qui est désormais présent partout dans le monde. C'est un mouvement qui vise à modifier dans l'esprit d'un public oublieux une idée familière et confortable. Cette idée veut que la propriété doit être protégée, que la culture et la connaissance peuvent être appropriées, et qu'en conséquence la culture et la connaissance doivent être protégées de la même façon que nous protégeons n'importe quelle propriété.[...]
Durant ces dernières décennies, cette vision erronée était inoffensive. Avec l'émergence des technologies numériques, il est désormais indispensable de la combattre. Car si ces technologies permettent un extraordinaire bouillonne
ment créatif et facilitent la circulation des savoirs, elles peuvent aussi être utilisées pour restreindre et contrôler la culture et la connaissance d'une façon qu'aucune société libre n'a jamais tolérée jusque-là. " extrait de la préface de Lawrence Lessig, fondateur de la licence Creative Commons.

Florent Latrive, Du bon usage de la piraterie : culture libre, sciences ouvertes, Exils, 2004 (Essais), 170 p.
L'ouvrage est consultable en ligne, il est aussi disponible au téléchargement gratuit (pdf)
On peut également l'écouter en ligne sur Incipit Blog.

Sur ce thème de la musique libre, le site Clubic propose un guide pratique simple et clair présentant la licence Creative Commons, les sites Dogmazic et Jamendo, et quelques artistes ayant choisi ce mode de diffusion.

vendredi 14 septembre 2007

"Information literacy" : comment on traduit ça en bon français ? vidéo de la semaine #23

Vive la crise... de l'information !
Les archivistes, documentalistes et bibliothécaires le savent bien, le monde de l'information devient chaque jour un peu plus... abondant, astronomique, boeuf, colossal, considérable, cyclopéen, démesuré, écrasant, effarant, éléphantesque, épouvantable, étonnant, excessif, exorbitant, extraordinaire, fabuleux, fantasmagorique, fantastique, faramineux, fichu, formidable, fort, fou, gargantuesque, géant, gigantesque, grand, gros, hyperbolique, hypertrophié, immense, imposant, incalculable, incommensurable, infini, inouï, interminable, large, majestueux, mammouth, monstre, monstrueux, monumental, phénoménal, prodigieux, profond, pyramidal, renversant, sensationnel, stupéfiant, terrible, titanesque, tonitruant, vaste... telle cette liste de synonymes du mot "énorme".
Au milieu de tout ça, comment s'orienter, se faire sa petite idée, saisir un aperçu d'ensemble ou approcher un détail, résumer, analyser, synthétiser, transmettre...
La solution s'appelle peut-être : Information literacy
What's information literacy ?

Et vous traduisez ça comment ?
La réponses de Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Information_literacy
La réponse du Bulletin des Bibliothèques de France, par la plume de Sylvie Chevillotte : "La profusion de savoirs et d’informations véhiculés suppose des citoyens ayant la capacité d’identifier leur besoin d’information, de sélectionner celle-ci, de l’évaluer pour enfin l’utiliser." "Bibliothèques et Information Literacy : Un état de l’art", BBF 2005-2
http://bbf.enssib.fr/sdx/BBF/frontoffice/2005/02/sommaire.xsp?#MenusurRubrique1

Et ça consiste en quoi ?
Vous connaissez les acronymes mnémotechniques du genre QQQOCCP (Qui, Quoi, Quand, Où, Combien, Comment, Pourquoi), ou les 5 M, appelé aussi arbre d'Ishikawa, ou arêtes de poisson : Méthode, Moyens, Main d'oeuvre, Maîtrise du temps, Milieu. Il y a aussi les Power Rangers, mais c'est une autre histoire... en fait, ça n'a rien à voir. Car comme le montre la vidéo suivante, on peut décrire les 8 étapes du processus d'information literacy avec l'acronyme DISCOVER : Define, Inquire, Search, Collect, Organize, Verify, Express, Reflect.
Soit en français : Définir son sujet, se poser des questions, rechercher l'information, la collecter, l'organiser, la vérifier, la reformuler, et enfin évaluer la pertinence du travail réalisé.
Discover Information Literacy

Le punk français a aussi 30 ans

A l'heure où Le Mouv' consacre une série de 7 émissions hebdomadaires du 9 septembre au 21 octobre pour célébrer les 30 ans du punk, il était également important de rechercher les racines de ce mouvement dans l'Hexagone.
Parmi les premiers groupes punk français arrivés au milieu des années 70, on peut citer Asphalt Jungle (avec Patrick Eudeline), Bijou (avec Vincent Palmer), Métal Urbain (avec Eric Débris), Starshooter (avec Kent), Dogs (avec Dominique Laboubée), Taxi Girl (avec Daniel Darc), beaucoup d'autres, et Stinky Toys [les Jouets Puants] avec Elli Meideros et Jacno. Certaines formations comme Bijou étaient plutôt sur une ligne rock and roll, d'autres comme Taxi Girl ou Elli & Jacno plus New Wave electro. Métal Urbain jouait un punk rock pur et dur.

Stinky Toys "Plastic faces" (1977)


Métal Urbain : "Panik" (1977)


Un disque : Nos années punk 1977-1980 [compilation]", EMI,2002. (C'est également le titre d'un livre de Christian Eudeline, Denoël 2002 qui couvre la période 1972-1978)

Trois sites : Les punks, et surtout ripost/euthanasie.propagande : la discographie du punk français (à voir, la photo authentique d'un ancien 1er Ministre) . Egalement en ligne la biblio-discographie réalisée à la fin de l'année dernière par la Bibliothèque Municipale de Lyon : "Le Punk : 30 ans et toujours sur la crête" (11/06)

Non, on a pas oublié Plastic Bertrand (merci la Belgique!)
Plastic Bertrand "ça plane pour moi" à l'émission Top of the Pop (1978)

jeudi 13 septembre 2007

Hommage à Joe Zawinul

Ce pianiste et claviériste autrichien, aux origines hongroises, tchèques et tziganes est né à Vienne en 1932. Il est décédé mardi 11 septembre dans sa ville natale.

Des études aux Etats-Unis
En 1959, il gagne un concours organisé par le journal Down Beat et obtient une bourse d’études au Berklee College of Music, prestigieuse école de Boston. Puis il joue dans différentes formations avant d'intégrer en 1962 le groupe du saxophoniste Julian Cannonball Aderlley.

L'invention du jazz rock avec Miles Davis
En 1969, il enregistre deux albums marquants avec Miles Davis, dont In a Silent Way et Bitches Brew. C'est la naissance d'un style de jazz qui fusionne avec l'électricité du rock.

des années Weather Report...
Au début des années 1970, Zawinul fonde le groupe de jazz-rock Weather Report (en anglais bulletin météo) avec Wayne Shorter (sax ténor et sax soprano ) et Miroslav Vitous (guitare basse). Le groupe avait pour vocation d'expérimenter de nouvelles perspectives sonores, tout en s'entourant d'autres musiciens comme le bassiste Jaco Pastorius. Pratiquant le style fusion (Jazz rock), le groupe connut un immense succès comme en témoigne la notoriété de compositions telles que Birdland.

... au Zawinul Syndicate
En 1986, Zawinul fonde d'abord Weather Update qui comprend le batteur Peter Erskine, et le bassiste Victor Bailey, tout deux issus de Weather Report. En 1988, il monte ensuite le Zawinul Syndicate, avec lequel il fera de nombreuses tournées. Joe Zawinul était programmé au festival de La Villette où il devait y retrouver Wayne Shorter. (d'après Wikipédia)
http://www.zawinulmusic.com/

La presse en parle : Libération, Le Monde, Télérama, AbeilleInfo

Documents disponibles à la médiathèque de Dole
Weather Report "Live at Montreux 1976" (1 DVD vidéo)
Weather Report "Black market" (1977)
Weather Report "Mr. Gone" (1978)
Weather Report "This is this!" (1986)
Joe Zawinul & the Zawinul syndicate "World tour "

Weather Report - Birdland (1978)

Le marché de la musique numérique émerge timidement

Le syndicat national de l'édition phonographique (SNEP) a publié en ligne le bilan économique du 1er semestre 2007 :
"Le marché de gros de la musique enregistrée représente 317.8 millions d'euros contre 383.2 millions au premier semestre 2006 (-17 %) :
Les ventes physiques représentent 93 % du marché avec 294.8 millions d'euros, en baisse de 18.9 %,
Les ventes numériques représentent 7 % du marché avec 23 millions d'euros en progression de 13.7 %. "

Les ventes du numérique
"Le chiffre d'affaires numérique représente 23 millions d'euros (+13.7 %). On constate donc un tassement dans l'évolution du chiffre d'affaires numérique (après + 79 % au premier semestre 2006 et + 95 % au premier semestre 2005).
41 % des revenus numériques proviennent du téléchargement (contre 36 % au premier semestre 2006).
55 % proviennent des revenus de la téléphonie mobile (contre 64 % au premier semestre 2006).
4 % du chiffre d'affaires numérique proviennent du streaming et des abonnements." (source)

La mission Olivennes
Dans l'objectif d'organiser et de dynamiser le marché de la musique numérique en ligne, Christine Albanel, la Ministre de la Culture a missionné Denis Olivennes, PDG de la Fnac afin de réfléchir aux moyens de faire que :
>le téléchargement illégal soit considéré comme un acte à risque en déterminant des modalités de sanctions adaptées mais applicables,
>et de créer une concurrence à la fraude en favorisant le développement d’une offre légale plus attractive, diversifiée et interopérable. (source)


Discours de Mme Christine Albanel
envoyé par culture-gouv



Discours de Mr Denis Olivennes
envoyé par culture-gouv

mercredi 12 septembre 2007

Pierre Schaeffer : Traité des objets musicaux : livre de la semaine

"Les trouvailles contemporaines masquent (ou bien révèlent ?) une énigme de toujours : la musique est-elle science ou art ? Quels sont ses éléments : signal physique ou signe d'un langage ? Mais la musique est-elle un langage ? D'ailleurs, de quelle musique s'agit-il : occidentale ou primitive, concrète, électronique ?... Y a-t-il des musiques singulières ou une musique plurielle ?
Si Pierre Schaeffer répond que la musique est une architecture qui parle, c'est bien qu'il propose d'entrevoir son dualisme fondamental: ses racines à la fois naturelles et culturelles, les lois de ses matériaux comme les systèmes de ses références.[...] Pierre Schaeffer tourne autour de l'objet musical et le présente sous ses divers aspects. L'approche est successivement historique, linguistique, physique, philosophique, méthodologique, "acoulogique", musicale. On en arrive à une double conclusion : du concours des disciplines surgit une méthode propre à la musique, destinée à renouveler le solfège traditionn
el et à fonder les musiques dans leur généralité" [...]. (note de l'éditeur)

Pierre Schaeffer, Traité des objets musicaux : essai interdisciplines, ouvrage publié avec le concours du service recherche de l'O.R.T.F., Ed. du Seuil, 1966, Nouv. ed. 1977, 711 p.

Solfège de l'Objet Sonore, destiné à illustrer le Traité des objets musicaux a été publié en ligne par le GRM (Groupe de recherches musicales / INA) sur UbuWeb. Il est constitué de 278 extraits musicaux (format RealAudio) commentés parfois par Schaeffer lui-même.

Solfège de l'objet sonore
est également édité en coffret 3 CD (INA-GRM, 1998)

mardi 11 septembre 2007

Moulin de Brainans programme Octobre Décembre 2007

samedi 13 octobre 2007 : Les Doigts de l'homme + Dom Colmé (Gipsy jazz soul)
samedi 20 octobre 2007 : Monsieur z + Djamal (in vivo & more) + iltika + Torgull (carte blanche à mr z)
samedi 27 octobre 2007 : Lofofora + Wormachine + Ampools (rock metal)
samedi 03 octobre 2007 : Battle Polymix feat Troubl' & Netik (hip hop)
vendredi 09 novembre 2007 : Eths + Watcha + Babylon pression (rock metal)
samedi 10 novembre 2007 : Citrik birthday ! 5 ans (electro)
mercredi 14 novembre 2007 : Renan luce + guest (chanson)
samedi 17 novembre 2007 : Rona hartner + les Berthes (diva gipsy, chanson)
samedi 24 novembre 2007 : Zong + Nud + les Boucles étranges (electro)
samedi 08 décembre 2007 : Los tres puntos + les Lokataires (ska)
samedi 15 décembre 2007 : Jura rock'n'roll party !
samedi 22 décembre 2007 : Revermont style !
Pour en savoir plus : programme

JUMEL, le catalogue collectif des médiathèques du Jura

JuMeL est l'acronyme de Jura Médiathèques en ligne. Ce nouveau portail des bibliothèques-médiathèques du département du Jura offre la possibilité d'accéder au catalogue collectif bâti avec l'ensemble des bibliothèques participantes, à savoir la Bibliothèque Départementale de Prêt du Jura, les bibliothèques municipales ou intercommunales de Dole, Saint-Claude, Jura Sud, Saint-Lupicin, Pays de Saint-Amour, Jura Nord, Val d'Amour, Plateau de Nozeroy, Région d'Orgelet, Foncine-le-Haut, Champagnole.
Cette base de données permet de localiser l'ensemble de leurs ressources documentaires et de formuler des demandes de prêt entre bibliothèques pour certaines catégories de documents. Le portail donne également accès à tout un ensemble d'informations pratiques (horaires, adresses, etc.) ou relatives à l'actualité culturelle mises en ligne par les bibliothèques participantes.
http://www.jumel39.fr/

Tremplin Rock Jurassien

Concert gratuit au Boeuf sur le Toit à Lons le Saunier, dès 19H30
avec :
Arno et les 'Ciens (Chanson / Poligny)
Skeamp (Néo Métal / Saint Claude)
The Washing Machine Cie (Blues rock / Le Frasnois)
Yodi (Electro / Le Citron Vert, Lons le Saunier)
Zam's (Rock folk / Lons le Saunier)

Navette gratuite depuis Dole, Poligny, St Claude, Orgelet, Morez, St Laurent en Grdvx, Champagnole jusqu'à Lons. (Inscription obligatoire)

Pour en savoir plus

Point de vue et images du monde

"Les ventes de la presse people en forte hausse cet été"
Tel est le titre d'un article du Monde du 4 septembre signé Pascale Santi.
"Les journaux people ont enregistré, cet été, des ventes qui devraient être " exceptionnelles" selon l'Association de promotion de la presse magazine (APPM). "Elles sont, à ce jour, en progression de 14,5 % par rapport au précédent record de l'été 2006", précise l'association. Closer (Mondadori), Public (Lagardère Active) et Voici (Prisma Presse) ont vendu, à eux trois, 2 millions d'exemplaires la semaine du 30 juillet, ajoute l'APPM. Et les Français ont aussi beaucoup acheté Gala, VSD (Prisma Presse), Paris Match, Ici Paris, France Dimanche (Lagardère Active), et Point de Vue (Roularta)."

Cette tendance à la "peoplisation" gagne les radios et les télévisions, on le constate notamment dans les émissions de talk show. Des chroniques, voir des émissions entières se construisent sur cette thématique :
>MTV Crispy News : "Des news, des reportages sur l'actualité musicale et people, française et internationale".
>50 mn Inside : "le magazine qui décrypte l'univers People" (TF1)
>Langues de VIP : "Au-delà de la vie des stars, Langues de VIP se penche sur le phénomène people et nous permet de comprendre qui profite de cet engouement tous azimuts pour les personnalités. " (TF1)
>Strass (en préparation sur M6)
>Le petit journal People de Yann Barthès (Canal Plus)
>Un autre monde, une émission de voyage et découverte, présenté par Stéphane Bern (France 2), etc.

Le traitement de l'information
Quelques pistes bibliographiques pour essayer d'analyser ce phénomène de "peoplisation" ou "peopolisation", ou "pipolisation" particulièrement envahissant en cette rentrée 2007 :
>Presse people, l'article Wikipédia
>Peoplisation, l'article Wikipédia
>La marchandisation de l’information. Etude de cas : l’évolution du Matin dimanche de 1976 à 2006. Mémoire de Licence en Sciences sociales de Gilles Durussel (pdf)
>Médias et démocratie : La fonction des médias dans la démocratie, par Daniel Bougnoux, Philosophe, professeur (émérite) en sciences de la communication à l’Université Stendhal de Grenoble, La Documentation Française, Information, médias et Internet, Cahiers français, n° 338, 207 (pdf)

samedi 8 septembre 2007

Vous voulez devenir bibliothécaire ? vidéo de la semaine #22

Le film a été écrit par Arthur P. Twogood, professeur d'orientation au Collège d'Etat de l'Iowa. Il s'agit d'un documentaire de 1947 destiné à faire mieux connaître le métier de bibliothécaire aux étudiants, et à inspirer des vocations...
Soixante ans après, on constate à quel point le modèle de gestion des bibliothèques était développé aux Etats-Unis dans l'immédiate après-guerre. On pouvait déjà y consulter microfilms, disques et partitions...

"[...] Have you a real love of books and learning ? You do ? That's good. Now, do you like people ? And do people like you ? Do you like all kinds of people ? The young as well as the old ? [...]"

Hommage à Isidore Isou (1925-2007)

Isidore Isou, le fondateur du mouvement lettriste est mort le 28 juillet dans une indifférence presque générale .
De son vrai nom, Jean-Isidore Goldstein était un artiste, écrivain et cinéaste français d'origine roumaine. Il fonda le mouvement lettriste au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale.
Ce mouvement d'avant-garde, contemporain de l'Existentialisme, fait le lien, la transition entre le Surréalisme d'André Breton - tendance Dada- , et le Situationnisme de Guy Debord.

"Traité de bave et d'éternité"
(1951)
Ce film est une oeuvre majeure du cinéma expérimental. Parmi les participants, on y entend les voix de Marcel Achard, Jean-Louis Barrault, Armand Salacrou, Blaise Cendrars, Jean Cocteau, Daniel Guélin, Danièle Delorme, André Maurois ...

Extrait de "Traité de bave et d'éternité" :

En 1950, je travaillais à mon essai sur le théâtre ciselant. Idée après idée m’est venue celle de rayer l’image du cinéma par la ciselure. ; en même temps, j’ai pensé ne pas mettre la voix en accord avec l’image pour créer l’effet discrépant. (...) Ciseler est un verbe courant dans mon pays natal, il veut dire travailler finement. Quand j’emploie discrépant, cela veut dire plutôt rupture, brisure. (...) J’ai d’abord écrit le texte du film. Quand je l’ai montré à Marc’O[rlan], il a été enthousiasmé. Grâce à un ami de Marc’O qui nous a prêté une camera 16mm, nous avons pu tourner tous les passages avec les vedettes de cinéma, Barrault, Salacrou, Cocteau. (...) ." (source)

Liens :
>Isidore Isou sur Wikipédia
>Le site officiel du Lettrisme : http://www.lelettrisme.com
>Archives audio sur UbuWeb
>"Traité de bave et d'éternité" sur UbuWeb

La saison musicale de la Maison des Jeunes et de la Culture de Dole 07/08


RITARY
Jazz manouche
(fantastique concert sur l'esplanade de la Médiathèque en juin 2004, à l'occasion du mois de la guitare)
http://ritaryensemble.free.fr/
vendredi 19 octobre
20 h 30
Studio MJC

JACKY TERRASSON
Pianiste de jazz
http://www.terrasson.com/
samedi 26 janvier
20 h 30
Studio MJC

KORA JAZZ TRIO
Afro-jazz
http://korajazztrio.free.fr/
vendredi 28 mars
20h30
Théatre municipal
(en partenariat avec Scènes du Jura)

DIDIER LOCKWOOD
HOMMAGE A STEPHANE GRAPPELLI
Violoniste de jazz
http://www.didierlockwood.com/
samedi 17 mai
20 h 30
La Commanderie
(en partenariat avec Scènes du Jura)

MJC DOLE
Renseignements / Tarifs : 03 84 82 00 35

Discographie disponible à la Médiathèque de Dole
> Ritary Gaguenetti quintet "Fara ap raïza"
> Jacky Terrasson Trio : "Alive"
> Kora Jazz Trio : "Part Two"
> Didier Lockwood "Tribute to Stéphane Grappelli", "Globe-trotter", "Best of"

L'Orchestre des Régions Européennes en résidence à Dole


Après l'Ensemble 415, c'est le tour de l'Orchestre des Régions Européennes de s'installer à Dole. Cet orchestre compte jusqu'à 45 musiciens selon les programmes.
Les instrumentistes sont recrutés dans différents pays d'Europe.
Premier concert à Dole : Dimanche 4 novembre, 17h à l'Eglise Saint-Jean
Direction : Konrad von Abel
Au programme, des oeuvres de Telemann, Bach, Gluck, Stamitz et Mozart
Renseignements à l'Office du Tourisme ou au Conservatoire de Dole
Pour en savoir plus :
http://www.celibidache.fr/

vendredi 7 septembre 2007

Telefon Tel Aviv

Telefon Tel Aviv est un duo électronique américain formé en 1999 par Charles Cooper et Joshua Eustis.

Comment définir la musique de Telefon Tel Aviv ? En consultant Allmusic, on apprend que leur style est étiqueté IDM (Intelligent dance music, merci pour les autres!), experimental ambiant, experimental techno. D'autres sites avancent aussi le terme de cut 'n' click : "dub mutant uniquement fait de clicks, de souffles et de craquements, piégés dans une chambre d'écho défectueuse" (Fluctuat.net).
Seul le premier disque "Fahrenheit Fair Enough" correspond réellement à cette définition. Les enregistrements suivants évoluent vers plus de chaleur par la présence de voix chantées (Damon Aaron, Lindsay Anderson, Bebel Gilberto), on peut alors parler de trip-hop, de downtempo, ou de chill-out...
Leur musique est devenue plus accessible sans rien perdre de son pouvoir d'envoûtement.

Discographie disponible à la Médiathèque de Dole :

Fahrenheit Fair Enough (Hefty Records, 2001)
Map of What Is Effortless (Hefty Records, 2004)
Remixes Compiled (Hafty Records, 2007)
http://www.telefontelaviv.com
http://www.myspace.com/telefontelaviv

mercredi 5 septembre 2007

David Lynch et la musique

La rétrospective des films de Stanley Kubrick et de David Lynch proposée par le département Arts de la Médiathèque de Dole nous a donné l'occasion de rappeler le fort attachement de Stanley Kubrick à la musique. Continuons l'exercice, en explorant l'univers sonore et musical de David Lynch.

Catching the big fish
Que peuvent avoir en commun Stanley Kubrick et David Lynch ?
D’abord, une estime et une admiration mutuelle dont ils ont témoigné à plusieurs reprises lors d'interviews. Ensuite leur constance. Malgré la variété des sujets et des genres qu’ils ont abordé, Stanley Kubrick et David Lynch ont construit, au fil de leur filmographie, un univers cohérent jusqu’à l’obsession - cf. les affiches des films de S. Kubrick- , tissé de multiples correspondances, où affleurent les mêmes leitmotivs : le désir, la violence et la peine, l'espace-temps et... la folie.
Enfin, il ya ce lien étonnant passant par Chris Isaak (Wild at Heat, Twin Peaks / Wide Eyes Shut) et par le compositeur polonais Krzysztof Penderecki (Wild at Heart, Inland Empire / The shining)
Cependant l’appréhension par David Lynch de la musique dans le rapport à l’image est sensiblement différente de celle de Stanley Kubrick. Là où Kubrick utilisait la musique à la manière d'un ready-made, David Lynch, dès son 4ème long métrage, s'implique dans la composition jusqu'à l'élaboration d'une oeuvre musicale à part entière "Industrial Symphony No. 1: The Dream of the Broken Hearted (1990)".

1976 : Labyrinth man [Eraserhead] : Sans doute, un des films les plus déprimants jamais réalisés, l'antipode du film de dimanche soir ! La bande son installe une ambiance oppressante avec des bruits industriels stressants. Sont crédités au générique : la chanson écrite par Peter Ivers "In Heaven (Lady in the radiator song)" et interprétée par Laurel Near (vous avez dit bizarre ? Brrr !), véritable matrice d'un style en devenir, cette scène quasi-primitive va traverser l'oeuvre lynchéenne. Egalement sur la bande son, quatre titres Digah`s Stomp, Lenox Avenue Blues, Stompin` The Bug, Messin` Around With The Blues du génial pianiste-chanteur de jazz boogie Fats Waller.

1980 : The Elephant Man : Musique originale de John Morris (le compositeur attitré de Mel Brooks pour lequel il a signé quasiment toutes les partitions : Les Produteurs, Frankenstein Junior, La dernière folie de Mel Brooks, Sacré Robin des Bois, Spaceballs (parodie de Starwars), etc.

1984 : Dune : Le thème symphonique de Prophecy est signée Brian Eno, les autres titres par le groupe Toto. Participation de Sting dans le rôle de Feyd Rautha du clan Harkonnen. La phrase "the sleeper must awaken" (le dormeur doit se réveiller) inspirera un tube Eurodance en 1991.

1986 : Blue Velvet : Avec ce film, David Lynch trouve son identité musicale en rencontrant le compositeur Angelo Badalamenti. Leur style : De grandes nappes atmosphériques d’orgue ou de synthétiseur en accord mineur (l’influence de Vangelis ?), quelques notes de piano ou de guitare et la voix éthérée "in-heaven-everything-is-fine" de Julee Cruise. L'inspiration vient du gothique new wave : Siouxie and the Banshees et d' Elisabeth Fraser, des Cocteau Twins). David Lynch co-signe certains titres dont "Mysteries of love", chanté par Julee Cruise. Autres crédits : Roy Orbison : "In dreams", Ketty Lester "Love letters" et bien sûr Bobby Vinton "Blue velvet".

1990-1991 : Twin Peaks : série TV de 30 épisodes. La musique du générique fonctionne comme une madeleine de Proust. Musique de Angelo Badalamenti. Paroles de David Lynch. Chant de Julee Cruise dont "Fallin".

1990 : Sailor et Lula [Wild at Heart]. Un road-movie, l'histoire d'un couple en cavale joué par Nicolas Cage (en costume peau de serpent) et Laura Dern. Sur cette bande son, peu de titres sont signés Angelo Badalamenti ou David Lynch, il s'agit d'avantage d'une anthologie de titres de rock n' roll, de jazz et de classique : "Slaughter House" par le groupe de métal Powermad. "In The Mood" de Glenn Miller. "First Movement" par Duke Ellington et Ray Brown. "Up In Flames" écrit par David Lynch et Angelo Badalamenti. "Love Me Tender", chanson d’Elvis Presley, chantée par Nicolas Cage. "Im Abendrot" lied composé par Richard Strauss, chanté par Jessye Norman. "Baby Please Don't Go" par le groupe Them. "Be-Bop-A-Lu-La" par Gene Vincent. "Kosmogonia" de Krzysztof Penderecki. "Blue Spanish Sky", “In The Heat Of The Jungle", "Wicked Game" par Chris Isaak.

1992 : Twin Peaks, Fire walk with Me. Dans ce film, produit par Francis Bouygues, c'est le chanteur Chris Isaac qui tiend le premier rôle de l'agent Chester Desmond, également dans le casting, David Bowie dans un rôle de policier. La musique est composée parAngelo Badalamenti. "Sycamore Trees" est chanté par Jimmy Scott. Questions In A World Of Blue" est chanté par Julee Cruise.

1997 : Lost Highway : une très libre variation sur l'Affaire O. J. Simpson, un fait divers qui passionna l'Amérique au milieu des années 90. L'histoire de Fred (Bill Pullman) saxophoniste de jazz accusé du meutre de sa femme (Rosanna Arquette).
Attention chef d'oeuvre !!!
: sans doute l'une des plus belles tracklist jamais réalisée : à côté des 7 titres signés Angelo Badalamenti se trouvent réunis des univers musicaux habituellement très éloignés : le rock, le métal industriel, l' easy listening et la bossa nova avec : Im Deranged (sic!) par David Bowie. Videodrones. Questions par Trent Reznor. The Perfect Drug par Nine Inch Nails. Red Bats.Eye par The Smashing Pumpkins. Mr. Eddys Theme 1 par Barry Adamson. This Magic Moment par Lou Reed. Mr. Eddys Theme 2 par Barry Adamson. Apple Of Sodom par Marilyn Manson. Insensatez par Antonio Carlos Jobim. Something Wicked This Way Comes par Barry Adamson. I Put A Spell On You par Marilyn Manson. Rammstein par Rammstein. Hollywood Sunset par Barry Adamson. Hierate Mich par Rammstein. Driver Down par Trent Reznor.
Rappelons aussi l'apparition de Marilyn Manson vers la fin du film.

1999 : Une histoire vraie [The Straight Story]. Musique composée, orchestrée et dirigée par Angelo Badamamenti. Le CD porte au verso la mention : "Tenderness can be just as abstract as insanity"-David Lynch.

2001 : Mulholland Drive. La majorité des titres ont été composés par Angelo Badalamenti. 4 titres ont été écrits ou co-écrit par Lynch avec John Neff. "The beast" interprétée par l'organiste de jazz Milt Buckner. (On entend beaucoup l'orgue chez Lynch). "Bring it on home" interprétée par le bluesman Willie Dixon. "I've told every little star", une chanson pop sucrée des années 60 chantée par Linda Scott. "Llorando", une chanson de Roy Orbison, chantée en espagnol par Rebekah Del Rio.

2007 : Inland Empire : David Lynch résume ainsi son film "A woman in trouble". On pourrait même préciser : "Nikki (Laura Dern) au pays de la schizophrénie". Le ton est donné. (Pour se détendre, il est donc préférable de louer plutôt "Les bronzés 3" ou "Taxi 4"). L'intrigue ayant un lien avec la Pologne explique en partie l'importance des oeuvres de Krzysztof Penderecki dans Inland Empire : "Fluorescenes For Orchestra", "De Natura Sonoris I & II" "Polymorphia", "Als Jakob Erwachte" "Anaklasis Für Streicher Und Schlagzeug" et d'un autre compositeur polonais Witold Lutoslawski avec "Novelette". De nombreux titres ont été composés et certains interprétés par David Lynch. Egalement sur la bande-son un détour obligé par la pop sucrée avec "The Loco-Motion" chantée par Little Eva, du jazz avec "Three To Get Ready And Four To Go" par The Dave Brubeck Quartet, et du rhythm and blues "At Last"chanté par Etta James et "Sinnerman" de/par Nina Simone (on reconnaîtra au passage un loop de piano archi samplé dans le hip-hop) pour un final en ballet.
La pointe d'une aiguille courant sur un disque noir, telle est la première image d'Inland Empire.


Montage présentant les actrices de Lynch sur la musique de Barry Adamson "Something Wicked This Way Comes" (B.O. Lost Highway)

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